رسوم كاريكاتورية - Caricatures politiques - Politicals Cartoons 

 Maroc:
 Hassan II, Agent duMossad

Ben Barka, éait aussi espion de l'Est !!

Selon les documents des "Archives Nationales" d'Israël récemment ouvertes au publique,

et selon les révélations faites par Nahum Goldman (ancien président - en même temps, pendant plus de vingt ans - du Congrès Juif Mondial et de l'Organisation Sioniste Mondiale) dans son livre "Le paradoxe juif" ,

et selon  les révélations de Mohamed Hassanein Heikal dans un article publié dans la revue libanaise "Achiraa",

et selon les révélations du professeur Israël Shahak dans son livre "The open secrets": 

le despote Hassan II n'a - en réalité été qu'un vulgaire espion au service du Mossad juif israélien!

L'ironie du sort est qu'il y a même eu, en secret, - comme on vient de l'apprendre - une une parallèle concurrence et une précipitation - "Harouala" - entre le gauchiste enjuivé caviar Ben Barka et la crapule despote Hassan II pour servir Israël et le Mossad: le premier pour s'emparer du pouvoir, le deuxième pour "l'éternellement" conserver!Et puis il y a aussi le "bourgeois" istiqlalien Balafrej qui s'est aussi volontairement mis aux service du Mossad juif.

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Dès le début des années 60, Hassan II et les services secrets israéliens ont tissé des liens. Ils débutèrent avec la question de l'exode des juifs marocains vers Israël pour s'étendre à une coopération plus étroite.

L' histoire des relations entre l'un des services secrets les plus criminels du monde, le Mossad israélien, et le Hassan II remonte aux premières années de l'indépendance du Maroc.

A l'époque, Israël, "état" bandit  colonial façonné par la mafia juive mondiale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, recherche à tout prix des moyens de survivance dans un environnement résistance arabe en ébullition et forcément hostile.

L'Etat bandit est conscient que son avenir dépend avant tout de sa démographie et de sa capacité à entretenir des relations stratégiques avec nombre de dirigeants traîtres des pays arbo-islamiques. Hassan II correspond aux desseins des sionistes.
 
Selon le juif Agnès Bensimon, auteur du célèbre « Hassan II et les Juifs », c'est parce que les services secrets israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations entre le Maroc et Israël ont débuté.

Mais, pour l'historien juif Yigal Bin-Nun, c'est en 1963 que la coopération officielle entre les deux pays a commencé.

Quel intérêt pour Hassan II ?
La rencontre est arrangée en février 1963 chez Benhamou lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre l'agent Yaakov Karoz et le représentant de Hassan II.

Les relations entre Hassan II et Israël deviennent dès lors officielles. Hassan II craignait que son trône ne soit menacé par le panarabisme. Pour mieux servir le Mossad, Il faisait mine de sympathiser avec la vague nassérienne qui submergeait le monde arabe ; en réalité, il le faisait pour ne pas se laisser distancer par l'"opposition".

Selon l' ancien agent du Mossad, Yigal Bin-Nun, Hassan II a voulu se rapprocher d'Israël parce qu'il était attiré par ce qu'on appelait alors le « miracle» de l'occupation juive, comme - auparavant - il a été fasciné par le l' occupation française au Maroc  .

Beaucoup de petits despotes - tel que Hassan II - nostalgiques du colonialisme, de la loi da jungle, de l'occupation et de grand banditisme à grand échelon royal, étaient fascinés par la capacité ce petit Etat criminel bandit à écraser toute résistance et à «fleurir le désert», selon l'expression consacrée.

L'inexistence des relations israélo-arabes était propice à un rapprochement entre Hassan II et les dirigeants israéliens, d'autant plus que Ben Gourion avait décidé d'opter pour la politique dite des Etats périphériques : il fallait développer une ceinture d'Etats vassales lointains mais dociles.
 
L'intrusion du Mossad au Maroc s'est faite par des voyages clandestins de nombreux agents du Mossad et de leur chef Isser Harel, entre 1958 et 1960.

Le premier eut lieu le 1er septembre 1958. Les autorités de Hassan II gardèrent cette visite dans un secret total, préparant ainsi le terrain à "l'accord" conclu entre le Palais et Israël favorisant l'exode des Juifs du Maroc pour aider Israël dans son occupation à mieux vaincre démographiquement ses victimes Palestiniens Musulmans et Chrétiens.

Les officiers et agents de Hassan II se rendirent clandestinement en Israël et des politiques et militaires israéliens firent durant de longues années le chemin inverse.

Les archives nationales d'Israël regorgent de documents historiques qui retracent ces liens. Hassan II a souvent demandé aux Israéliens de les renseigner sur les Etats arabes favorables à un renversement de la monarchie alaouite.

Israël a aussi soutenu Hassan II dans sa "Guerre des Sables" avec l'Algérie en lui livrant des blindés. Des officiers de Tsahal et du Mossad ont formé et encadré la jeune armée royale et les services de sécurité dont le célèbre Cab-1, l'embryon de la DST.

En retour, et malgré l'envoi - en guise de camouflage - de troupes au Golan jugé "anecdotique", Hassan II  n'a eu de cesse de "normaliser" l'existence de l'Etat d' occupation juif auprès du monde arabe, en jouant par exemple un rôle capital dans l'accord de capitulation et de la neutralisation de   l'Egypte qui coûta la vie au traître  Anouar Sadate, ou encore d'ouvrir à Rabat et à Tel-Aviv des antennes diplomatiques.

Jusqu'aujourd'hui Israël a continue à aider "technologiquement" le régime alaouite pour se maintenir au pouvoir.
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Le secret et les tabous ont toujours entouré les relations entre la monarchie au Maroc et l'Etat d'occupation  Israël. Leurs liens sont souvent passés sous silence. Pourtant, ils existent bel et bien… Drôle de jeu auquel ils se livrent. Un couple qui semble avoir fait sien l’adage « pour vivre heureux, vivons cachés ».
 
Dernière polémique en date, les accusations portées à l’encontre du maire de Marrakech, Omar Jazouli, affirmant que ce dernier aurait signé un accord de coopération, le 22 février 2007 à Marseille, avec le maire de la ville israélienne de Haïfa, Yona Yahav. Le gran quotidien marocain Attajdid a carrément lancé un appel implicite à l’intifada.

Arguant des exactions croissantes des Israéliens contre les Palestiniens, les Islamistes marocains refusent toute normalisation avec l’Etat hébreu. Et ce ne sont pas les seuls.

Dès lors qu’il s’agit de l’Etat d'occupation juif occupante et usurpateur, en tant qu’entité politique, aucune des personnes concernées n’admettra publiquement et ouvertement avoir un lien, de quelque nature que ce soit, avec Israël.

Et pour cause. Entre un conflit - relatif à l'occupation juive de la Palestine, entre juifs occupants d'un coté et musulmans et chrétiens résistants de l'autre - vieux de plus de près de 60 ans, un islamisme résistant, des peuples arabo-islamiques se développe rapidement et  le contexte pour le régime de Hassan II - qui continue sans lui - ne se prête pas vraiment à la franchise.

Pourtant, Mohamed VI et le Mossade  continuent à entretenir des relations  très étroites.

Visites de ministres israéliens au Maroc, travail de lobbying auprès de la communauté internationale…

Sur le plan diplomatique, Mohamed VI [en tant que "président du Comité Al Qods"!!!] - qui a hérité de son père cette relation "amoureuse" et  illégitime avec le Mossad -  affiche ainsi de manière plus ou moins ouverte, en fonction de la situation en Palestine, au Moyen-Orient et de la conjoncture politique internationale en général, sa volonté de "normaliser" ses relations avec Israël qui ne sont déjà que plus que normales! Le « bon élève » Mohamed VI est tout sauf désobéissant aux directives de ses maîtres juifs.
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Sur le plan commercial, les relations alaouites-israéliennes semblent poursuivre paisiblement leur petit bonhomme de chemin, narguant la colère du peuple marocain. On estime à plus d’une centaine les entreprises israéliennes opérant plus ou moins au grand jour sur le territoire marocain, notamment dans le domaine agricole.

Et les entrepreneurs israéliens défricheraient le terrain pour leurs compatriotes diplomates juifs.

Côté israélien, les derniers chiffres publiés par The Israeli Export and International Cooperation Institute font état, pour le premier trimestre 2006, de 46 firmes israéliennes qui auraient exporté au Maroc pour un total de 2 millions de dollars, soit une augmentation de 23,5% des exportations par rapport à la même période en 2005.

Business is business, a-t-on coutume de dire dans la tradition alaouite enjuivée.

La communauté juive au Maroc ne compte plus aujourd'hui que 4.000 membres concentrés essentiellement à Casablanca.

Cette communauté est pour beaucoup dans les liens actuels, et pas seulement économiques, entre les deux pays.

Si André Azoulay est le plus connu des agents du Mossad au Maroc, il y a aujourd'hui des milliers d'agents secrets  du Mossad qui travaillent activement au Maroc pour asseoir et encrer le pouvoir juif au sur notre pays occupé dans tous les domaines et secteurs de notre vie politique, économique, culturelle et sociale. A notre époque de l'Intrnet le site "www.dafina.net" (qui se définit comme le net des Juifs du Maroc), est le filet électronique que le Mossad utilisent pour le recrutement des jeunes recrus marocaines marocains aux service d'Israël: en commençant à leur faire écumer les célèbres boîtes de nuit de Tel-Aviv et avec l'aide de quelques "agences de voyage" du Mossad, à Casablanca notamment, qui proposent discrètement à leurs clients des séjours tous frais compris à partir de 10.000 dirhams. Le statut et le réseau social de ces "touristes" marocains d’un nouveau genre leur facilite également l’entrée sur le territoire palestinien occupé.

Certains "Marocains" choisissent même de s’installer dans l’Etat d'occupation juive. Ainsi, c’est avec une note de suffisance non dissimulée que le quotidien israélien Yediot Aharonot, sous la plume de Yaakov Lappin, rapporte dans l’édition du 21 février 2007 l’histoire de Fayçal. G, un jeune Casablancais de confession musulmane résident à Tel-Aviv. Fayce -pseudonyme choisi pour l’occasion- serait arrivé en Israël en 1997 pour étudier à l’Université de Tel-Aviv après des études secondaires dans un lycée juif de Casablanca.

Fayçal travaille actuellement pour une société de NTIC à Tel Aviv et se dit déterminé à renouveler son visa étudiant - expiré voilà deux ans - malgré les réticences du ministère de l’Intérieur israélien.

L’histoire de Fayçal, racontée en intégralité par Béni Issembert, un journaliste israélien d’origine française, a été publiée en France aux Editions Ram sous le titre "Fayce, le Je de la paix"!!!! produit du régime alaouite!

Ici et là, des supports de presse rapportent quant à eux des expulsions de prostituées marocaines musulmanes d’Israël qui y vendraient clandestinement leur chair le soir après leur journée de travail dans des usines et des ateliers.

L’association islamiste Mouvement Unicité et Réforme (MUR) dénonce carrément une « filière de prostitution marocaine en Israël ». Réseau mafieux qui, selon une organisation djihadiste palestinienne, emploierait près de 600 jeunes filles maroco-musulmanes dans des villes israéliennes et des colonies juives, notamment en Cisjordanie.

Le "scoop" a même été repris par le quotidien arabe londonien Al Quds Al Arabi.

Voilà à quelle honteuse et humiliante situation ce régime "alaouite" juif nous a mené.

En 1956, le sultan Mohamed V sacralisé par les juifs, est de retour. “pas un seul ministère ne se constitue sans un juif” rappelle Serge Berdugo, l'exemple le plus significatif étant celui du Dr Benzaquen. Des juifs sont à l'Assemblée constituante, à l'OCP, dans les partis nationalistes.

1956 l'activisme du Mossad est relançé . Robert Assaraf le rappelle, c'est sous l'ombrelle des services israéliens que Mohamed Laghzaoui, alors chef de la Sûreté nationale, signe avec le représentant au Maroc du Congrès juif mondial un accord organisant exode des juifs vers la Palestine occupée.

Ayant soutenue activement l'occupation  colonialiste française, les juifs sont pris de panique à l'aube de l'indépendance et leur  exode vers la Palestine occupée fut exacerbée par l'adhésion du Maroc, en 1958, à la Ligue arabe et à son très explicite corollaire, le Bureau de boycott arabe contre Israël. Car les juifs ont peur d'un Maroc indépendant et appartenant à sa nation arabo-islamique. Ils sont pour un Etat JUIF dans une Palestine qu'ils occupent et contre un Etat ISLAMIQUE libre dans un Maroc libéré!
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En 1956, le sultan Mohamed V sacralisé par les juifs, est de retour. “pas un seul ministère ne se constitue sans un juif” rappelle Serge Berdugo, l'exemple le plus significatif étant celui du Dr Benzaquen. Des juifs sont à l'Assemblée constituante, à l'OCP, dans les partis nationalistes.

1956 l'activisme du Mossad est relancé. Robert Assaraf le rappelle, c'est sous l'ombrelle des services israéliens que Mohamed Laghzaoui, alors chef de la Sûreté nationale, signe avec le représentant au Maroc du Congrès juif mondial un accord organisant exode des juifs vers la Palestine occupée.

Ayant soutenue activement l'occupation  colonialiste française, les juifs sont pris de panique à l'aube de l'indépendance et leur  exode vers la Palestine occupée fut exacerbée par l'adhésion du Maroc, en 1958, à la Ligue arabe et à son très explicite corollaire, le Bureau de boycott arabe contre Israël. Car les juifs ont peur d'un Maroc indépendant et appartenant à sa nation arabo-islamique. Ils sont pour un Etat JUIF dans une Palestine qu'ils occupent et contre un Etat ISLAMIQUE libre dans un Maroc libéré!
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Selon Simon Lévy l'arrivée au Maroc de Nasser, lors de la Conférence africaine de Casablanca en 1961, déclencha une vague de panique parmi les juifs restés au pays, qui s'enferment dans leurs mellahs.

Selon Simon Lévy, Misgueret (organisation clandestine fondée par le Mossad) organisa avec la collaboration personnelle de Hassan II l' attribution des passeports collectifs qui  sont distribués directement à l'Agence juive, bateaux de la Comanav, cars de la CTM et avions de la RAM étant réquisitionnés la nuit ou hors des heures de service normal. “Beaucoup sont partis la queue entre les pattes”, averti Simon Lévy.

Cinquante dollars américains par personne au départ est le prix fixé, comme l'expose Agnès Bensimon dans Histoire d'une émigration secrète. 500 000 dollars ont été directement versés à Hassan II à Genève, sous la couverture du HIAS, poursuit Robert Assaraf.

“Hassan baâ Lihoud bzraâ”, dit la rue marocaine en référence à un accord agricole passé avec les Etats-Unis - dirigés aussi par le lobby juif. Hassan II a-t-il vendu “ses” juifs ? Non!  En fait Hassan II a vendu la Palestine aux juifs!

Au total, quelque 100 000 juifs sont partis entre 1961 et 1967, dont plus d'un tiers pour la seule année 1963.

A la suite de la Guerre des Six jours en 1967, le reste des juifs au Maroc prit  panique en observant la réaction nationaliste fervente du peuples marocain. C'est aussi le temps du réveil du peupla marocain avec le boycottage des médecins, des commerçants et surtout des avocats juifs au Maroc. La lutte de la résistance contre l'occupation juive doit être totale ou pas! Le Maroc est aussi devenu une Palestine occupée... cette fois ci ...par les juifs!

Ben Barka
Agent du Mossad

 

« Je sais qui a tué Ben Barka, je sais pourquoi et je sais où son corps se trouve aujourd'hui ». Yigal Bin-Nun dit ce qu'il veut bien dire de « l'affaire Ben Barka ». L'historien prépare un livre sur l'icône de la gauche marxiste caviare marocaine et dit ne pas souhaiter voir ses révélations faire la Une des journaux sans véritable appareil argumentatif.

Tout ce que l'on saura, c'est que Mehdi Ben Barka a été tué par erreur et que son corps repose quelque part en France. Que la fameuse histoire de la cuve est fausse et que le livre de Boukhari est un tissu de boniments. Qu'il n'y a rien sous la mosquée de Courcouronnes. Que Mohamed Oufkir n'a probablement rien à voir avec l'enlèvement et l'assassinat et que le seul nom récurrent est celui de Dlimi. Que tout a été organisé par Miloud Ettounsi, alias « Chtouki »…


 

Ben Barka: bien plus que « saheb lihoud »

Mais ce n'est pas tout. Yigal Bin-Nun veut bien donner quelques détails sur un autre sujet explosif : les relations de Mehdi Ben Barka avec Israël et le Mossad.

 

Il affirme que Ben Barka était bien plus que « Saheb Lihoud »; Ben Barka aurait eu des contacts presque quotidiens avec le Mossad, notamment avec le numéro 2, Yaakov Karoz.

Des relations idylliques qui commencèrent à se ternir lorsque Ben Barka parla ouvertement de prendre le pouvoir au Maroc et demanda non seulement de l'argent, mais aussi des armes à Israël.

Mehdi Ben Barka, tel que le décrit Yigal Bin-Nun, était également attiré par le "modèle de développement israélien."!

Ben Barka aurait demandé à ses interlocuteurs du Mossad des livres pour apprendre l'hébreu ainsi que des manuels concernant le développement rural et agricole en Israël afin de s'en inspirer au Maroc.

Le chercheur israélien s'est basé sur des témoignages d'acteurs de l'époque toujours en vie, mais aussi et surtout sur les archives déclassifiées de l'Etat hébreu.

La relation de Mehdi Ben Barka avec Israël, daterait de mars 1960. Deux documents des comptes rendus classés aux archives nationales du ministère israélien des Affaires étrangères Israélien, dont l'auteur est André Chouraqui, dirigeant de l'Agence juive, rapportent le contenu des rencontres entre ce même André Chouraqui et Mehdi Ben Barka à Paris en Mars 1960.

Le contexte politique marocain est pour le moins tendu. Le gouvernement Abdallah Ibrahim et Mehdi Ben Barka sont en conflit ouvert avec le prince héritier Moulay Hassan. Dans l'un des comptes rendus, Chouraqui écrit : « Au cours de son voyage en Orient, le sultan a mis Ibrahim à l'écart des conversations avec Nasser et les autres souverains du Proche-Orient ».

Le Sultan est revenu transformé au moins sur ce point. Il sait qu'on peut gouverner un Etat seul et « au besoin » en mettant en prison des milliers de personnes.

Ibrahim, par contre, a vu que la politique arabe dont il était l'instigateur n'est plus payante et qu'elle se retourne actuellement contre lui ; d'où, pour lui et ses amis, la nécessité de trouver de nouvelles alliance. Il les cherche alors du côté de l'Occident, des juifs et des forces de gauche.

« Selon ce document, Mehdi Ben Barka affirmait à ses interlocuteurs que le gouvernement Ibrahim avait pris position pour le général Kassem, président de l'Irak dans le conflit qui l'opposait à Gamal Abdenasser au sein de la Ligue Arabe.

Mehdi Ben Barka aurait dit lors de ces rencontres que le mouvement qu'il représentait avait fait le choix de la démocratie que pouvait représenter le général Kassem et les pays africains qui se démocratisaient, plutôt que de suivre le modèle nassérien.

 

Rencontres soutenues

D'après le document, Ben Barka aurait proposé une solution pratique à un problème qui embarrasse Israël et la communauté juive marocaine : la rupture des rapports postaux entre Israël et le Maroc.

Résultat de l'adhésion du Maroc à la Ligue Arabe, cette rupture avait suscité la mobilisation des organisations juives. Un intense travail de lobbying avait été effectué.

Pourquoi le leader du "progressisme" caviar  marocain enjuivé fait-il autant d'efforts vis-à-vis des lobbies juifs et d'Israël lui-même ?

Dans ce fameux document, André Chouraqui écrit : « La deuxième chose qui résulte de ce premier entretien avec Ben Barka est que celui-ci a, avec empressement, accepté l'invitation de visiter Israël.

Si cela se réalise, cela aura des conséquences lointaines non négligeables. Ben Barka, en s'ouvrant à nous, attend de nous un appui moral auprès des Juifs marocains et, très probablement aussi, un appui matériel s'il entre en guerre ouverte contre la monarchie.

Il aura besoin d'argent et d'armes. Il m'a laissé entendre cela d'une manière assez claire ». Selon les archives israéliennes, André Chouraqui organisera, le 26 mars 1960 à Paris, une rencontre entre Mehdi Ben Barka et Yacoov Karoz , numéro deux du Mossad.

Yigal Bin-Nun produit à l'appui de sa thèse un autre document d'archives provenant du Congrès mondial Juif (CMJ). Il s'agit là aussi d'un compte rendu d'une rencontre entre Mehdi Ben Barka et Alexandre Easterman du CJM, à Paris le mardi 5 avril 1960.

Selon ce document, c'est à la demande du leader marocain que la rencontre eut lieu. Easterman y rapporte l'argumentaire déployé par Ben Barka pour s'assurer l'aide du CJM dans son combat contre le pouvoir réactionnaire représenté par la monarchie marocaine.

Ben Barka aurait évoqué une fois encore, l'opposition de son mouvement à la politique de Nasser, et le soutien dont il jouit auprès de nombreux pays africains.

Alexandre Easterman écrit avoir questionné Ben Barka sur la rupture des rapports postaux entre le Maroc et Israël, le refus de permettre de délivrer des passeports aux Juifs marocains pour leur permettre d'émigrer en Israël et le refus d'Abdallah Ibrahim de le recevoir quand il s'était rendu au Maroc.

Ben Barka aurait évoqué là aussi les forces réactionnaires qui rendent toute politique d'ouverture impossible vis-à-vis d'Israël. Il aurait promis à son interlocuteur qu'il s'arrangerait pour que Abdallah Ibrahim le rencontre lors de sa prochaine visite au Maroc.

Selon ce compte rendu, Mehdi Ben Barka a réitéré sa demande d'assistance. « Il (Mehdi Ben Barka) espérait que le Congrès Juif Mondial (CJM ) allait se joindre aux autres éléments "libéraux" pour soutenir son groupe par tous les moyens, et que c'était dans l'intérêt des Juifs que le Congrès devait le faire.

Je lui ai demandé ce qu'il entendait par soutien, et il a répondu : ''Soutien moral et matériel''. Il n'a pas précisé ce qu'il entendait par là et je ne lui ai pas demandé », rapporte Easterman dans ce document.

 En conclusion, le dirigeant écrit très cyniquement : « J'ai appris à Paris que Ben Barka avait rencontré nombre de personnes et de délégations juives durant ces dernières semaines. Il apparaît donc qu'il ne m'a pas accordé un privilège spécial en me rencontrant si ce n'est le fait de s'être déplacé chez moi plutôt que le contraire. »

Et d'ajouter : « La nouvelle, et sans précédente sollicitude de Ben Barka à l'égard des Juifs, montre indubitablement sa volonté de nous rassurer, à la lumière de ce qui s'est récemment passé au Maroc. Ses promesses de tout arranger signale son souhait d'obtenir un soutien juif, quel que soit le sens qu'il donne au mot soutien. D'un autre côté, tout ceci suggère que sa position est bien plus faible qu'il ne veut nous le laisser croire. »

Deux événements feront pencher le soutien des organisations juives et d’Israël au profit de celui qui à l’époque n’était encore que prince héritier, Moulay Hassan. En Mai 1960, Mohammed V limoge le gouvernement Ibrahim et installe un gouvernement à la tête duquel il met son propre fils. Le prince Héritier accepte de rencontrer Alexandre Easterman après avoir délégué précédemment Bensalem Guessous à Golda Meir à Jérusalem, et se montre attentif à ses requêtes concernant la sortie des Juifs du Maroc. Un « deal » qui prendra corps en août 1961 avec une véritable évacuation orchestrée des Juifs marocains.

L’historien israélien affirme que Ben Barka, d’après le témoignage de Jo Golan, conseillé de Nahum Goldman, a même effectué un voyage en Israël. Il a aussi reçu un salaire de la part des dirigeants du Congrès Juif Mondial, malgré quelques réticences de la part du ministère des Affaires Etrangères à Jérusalem.

Ben Barka demanda aussi d’envoyer des stagiaires marocains de son parti à l’Institut Afro-asiatique de la Histadrut à Tel-Aviv.

M. Bin-Nun souligne que Ben Barka n’a même pas daigné demander à ses interlocuteurs de garder en secret ses relations avec Israël. Les Israéliens essayèrent de le persuader le leader de la gauche de contenir ses projets belliqueux, de collaborer avec ses adversaires et de ne pas s’aventurer dans une lutte armée contre le Palais.


 Les aveux d'un espion du Mossad au Maroc
Ci-dessous, témoignage publié dans un journal marocain:

« Hoche », l'agent
du réseau de la Misgeret

« Faire partir les gens ». C'est avec sobriété qu'il décrit l'émigration clandestine des juifs du Maroc vers Israël. Il ne semble pas prendre la mesure de ce qui s'est passé, ni en évaluer l'importance. Il souhaite pourtant garder l'anonymat : une peur, ou plutôt une prudence héritées des années où il a travaillé comme agent actif de la branche du Mossad qui s'occupait de « l'évacuation ».

Il accepte qu'on l'appelle « Hoche », l'un des nombreux noms de code qu'il a dû porter à cette époque.

Hoche est né à Fès en 1932. Fils d'un militaire juif  "français" (« nous, on n'est pas des Français du décret Crémieux ») et d'une mère juive  "marocaine", il fait son service militaire pour « voir du pays ». De retour au Maroc après être passé par l'Indochine, l'Egypte et le Liban, il est recruté, par l'intermédiaire de l'un de ses amis, pour faire partie du Mossad et aider à évacuer les juifs du Maroc vers Israël.

« Je devais garder le secret absolu. On devait jurer sur la Torah [la bible juive, c'est sur cette  même bible, l'"Ancien Testament" que les Francs-Maçons prêtent sermon] qu'on ne dévoilerait rien de nos activités ; c'était un véritable rituel, une cérémonie où l'on ne voyait pas le colonel de l'armée israélienne qui supervisait tout ça ».

En 1955, il est envoyé un mois et demi en Israël pour participer à un stage de formation collectif.

 « On nous a mis dans des camps isolés et clandestins, dont personne ne connaissait l'existence. On nous apprenait à nous battre et à nous défendre, à mener les opérations sans jamais nous faire repérer par la police. Nous étions une cinquantaine en tout et nous ne devions pas nous parler, ni connaître nos vrais noms ». Il se souvient que Moshé Dayan et Isser Harel sont venus les voir pour leur parler et les encourager. De retour au Maroc, il est affecté à « l'Etat-major », à Casablanca, dont les réunions se déroulent dans un appartement de l'immeuble Liberté.

C'est là qu'il reçoit les premiers ordres : superviser les opérations d'évacuation toutes les deux semaines environ, sans intervenir lui-même, sauf en cas de problème. « Nous arrivions la nuit sur une plage isolée. Nous attendions que le bateau nous envoie des signaux lumineux pour lui renvoyer un message codé. Les gens qui voulaient partir venaient de partout, de Marrakech, d'Essaouira. On en a fait des choses… ». Mais l'événement dont il est le plus fier s'est déroulé une nuit où il a utilisé sa voiture personnelle et a refusé de la faire entrer trop avant vers la plage, de crainte que quelqu'un ne note le numéro de sa plaque d'immatriculation et ne découvre son identité. Cette nuit-là, le reste des voitures des agents du Mossad a été encerclé par des Marocains - « les Arabes », comme les appelle Hoche - qui avaient observé le va-et-vient des bateaux et des véhicules et qui pensaient qu'il s'agissait de contrebandiers.

Ils avaient donc bloqué la sortie en l'obstruant à l'aide de gros rochers. Il se trouve que cette nuit est celle qu'a choisie Isser Harel, le chef du Mossad en Israël, pour voir comment se passait l'émigration clandestine au Maroc. Sans la voiture de Hoche à l'extérieur, Harel était découvert. Hoche et le chef du Mossad se sont donc faufilés jusqu'au véhicule et ont réussi à se diriger vers l'aéroport où Harel est parti pour la France, puis pour Israël.

Mais après le démantèlement du réseau de la Misgeret, Hoche décide de s'installer en Israël après un séjour de quelques mois en France. Il effectue un stage au ministère de la Défense israélien pendant deux ans mais est très vite confronté à la réalité de la société israélienne de l'époque : « J'étais suivi par une Polonaise, alors, moi évidemment, qui venais du Maroc…

Aujourd'hui, il paraît que ça a changé. Mais je peux vous dire que pour les juifs d'Afrique du Nord, ce n'était pas facile. Un jour, on m'a même dit: « Ici, on n'aime pas les Noirs ». C'est comme ça qu'ils appelaient les sépharades ». Hoche perd l'illusions d'une vie paisible en Israël et s'installe en France.
 


Et ce ne sont pas seulement Hassan II et Ben Barka Barka qui se prostituent au service du Mossad. En donnant l'exemple politique, cette prostitution a fait des bébés ...


Le produit d´un régime monarchique pourri 
- qui se prostitue lui-même à nos ennemis -
et qui a transformé le Maroc en un grand
bordel

Les putes "marocaines" du

MOSSAD

Alors voilà ce que l'on pourrait nommer le scoop du siècle ou le harem du Mossad ou les call-girls du Mossad, au choix... suite aux révélations d'une ex-espionne qui raconte tout sur un site anglophone doubtcome.com :: girls1... vous allez voir les photos des recrutées et des infiltreuses mossadiennes doubtcome.com :: girls2 du monde entier. On se croirait devant la vitrine d'un Eros Center... sex, drug and rock and roll... avec de fortes présomptions sur la fameuse Monika Levinski dont tout le monde bien Renseigné sait ce qu'il en était vraiment. Elle devait certainement faire partie de cette grosse brochette d'infiltreuses qui usent de leurs charmes pour ensuite faire du chantage aux puissants, etc... etc... et le pauvre Clinton qui s'acharnait, à cette époque, pour faire aboutir le fameux processus de paix - qui dure depuis plus d'un demi-siècle - a été stoppé net dans son élan. Toutes les basses oeuvres du Mossad tournent toujours autour du même but : faire en sorte que la Palestine ne voit jamais le jour. Si les james bond ont pu nous faire rêver à une époque, malheureusement, vu leur mentalité désormais, on les aurait plutôt en horreur. Lire aussi - en anglais - le témoignage de Melissa Weber alias Alec Kouchacji et alias Melissa Carlson doubtcome.com :: alec1 espionnage, sexe et politique, tout un programme...

Espionnes marocaines du Mossad par Mouna Izzdine

Teint doré, petite coupe à la garçonne, look exotic-chic, yeux pétillants, regard charmeur, démarche gracieuse et élocution parfaite. Sous ses airs légers et désinvoltes de métropolitaine bien dans sa peau, Nabila F., la quarantaine épanouie, cache remarquablement son jeu.

Nabila est, comme on l'appelle dans le jargon du renseignement, un officier traitant. C'est ce qui ressort des révélations d'une certaine Jocelyne Baini, sur le site doubtcome.com.

Polyglotte, instruite, intelligente, perspicace et discrète, c'est l'une des recrues étrangères hautement opérationnelles d'une des plus puissantes agences de renseignement dans le monde, le Mossad israélien. Chargé, à côté du Shabak (ex Shin Bet, sécurité générale intérieure) et de l'Aman (renseignement militaire), de la sécurité sécurité extérieure (renseignement, opérations clandestines et lutte antiterroriste).

Nabila chapeaute un réseau de 12 agents secrets en jupons, toutes Marocaines comme elle, dont sa sœur, engagée à l'âge de 12 ans.

Repérée en décembre 2001 par le «sayan» Albert M., un agent dormant du Mossad établi au Maroc, dans une soirée mondaine à Casablanca, celui-ci lui présentera quelques mois plus tard à Paris, Joseph B., chasseur de têtes pour les services secrets israéliens.

Nabila, diplômée en sciences politiques et en langues étrangères, hésitante au début, finira par accepter de travailler comme «katsa». Autrement dit comme officier de renseignement, pour le compte de l'institut pour les renseignements et les affaires spéciales, moyennant une rémunération initiale alléchante de 70.000 euros par an.

Mais pas seulement. Car, en plus d'un salaire fixe, elle s'est vu proposer, comme nombre d'agents secrets, d'autres émoluments et avantages en nature: prime pour certaines opérations à risque élevé, passeports de plusieurs pays occidentaux, voiture et appartement personnel dans une métropole de son choix, ouverture d'un compte bancaire en Suisse, quelques bijoux précieux et vacances annuelles vers sa destination préférée. Et, bien sûr, augmentation de salaire avec l'expérience et les années passées au service de l'agence. Tous les ingrédients de la motivation étaient là.

Tests psychologiques, entraînement au combat, à la filature, à la résistance à la torture, maniement des armes légères, perfectionnement en informatique, cours de linguistique… Nabila suit une formation intensive et pointue en espionnage pendant plusieurs mois dans la région de Haïfa. Jonglant avec les passeports et identités. Imitant à merveille les multiples accents orientaux.

Au gré des missions, elle est tour à tour journaliste marocaine, beurette bénévole dans l'humanitaire, enseignante tunisienne d'arabe classique. Comédienne belge d'origine libanaise, assistante de direction libyenne. Ou encore organisatrice émiratie d'événements artistiques. Nabila apprend vite et fait montre d'une telle efficacité qu'elle se voit à son tour confier le recrutement de nouveaux agents féminins.

Nous sommes en 2003. Meir Dagan poursuit alors la politique d'ouverture du Mossad, entamée en l'an 2000, sous la direction d'Ephraïm Halevy (1998-2002), alors que la seconde Intifada battait son plein. Et que la communauté internationale dénonçait massivement les exactions croissantes de l'Etat hébreu contre le peuple et les dirigeants palestiniens.

Plus que jamais, Israël a besoin d'être informé de tout ce qui peut, de près ou de loin, attenter à son existence, sa sécurité ou sa pérennité. Le Mossad s'essaie même au recrutement en ligne (www.mossad. gov.il). Les attentats du septembre 2001 finissent convaincre l'Institut (créé initialement en 1951 sous David Ben Gourion pour faciliter l'Aliyah, le retour vers le jeune Israël né en mai 1948) de la priorité de renforcer ses antennes périphériques. Notamment et surtout dans les nations et auprès des faiseurs d'opinion (hommes et institutions) et des centres de décision politico-économiques arabes et musulmans. Le mieux est d'embaucher des gens du cru, des autochtones. Et, pourquoi pas, des femmes. Enrôlées de gré (en échange de contreparties conséquentes) ou, comme le prétend Nima Zamar, dans Je devais aussi tuer (Albin Michel, 2003), de force (chantage, viol, menaces…).

Attirant peu les soupçons et les méfiances, le “sexe faible” dispose en plus d'un arsenal inné redoutable. Enveloppe charnelle qui s'avère parfois plus efficace et plus pointue que n'importe quel équipement d'artillerie lourde. Oeillades suggestives, balconnet plongeant, danse lascive, paroles coquines, alcool et autres paradis artificiels aidant, et voilà, à l'usure, le plus récalcitrant des hommes dans vos filets, le corps en feu et la langue déliée. Autant de “bombes anatomiques au service des Services” à dissimuler et disperser ici et là, en fonction des besoins et des missions du moment.

Aujourd'hui basé à Tel-Aviv, le Mossad emploierait quelque 1.500 personnes depuis ses quartiers généraux, dont près de 20% de femmes.

L'Institut s'est déjà, par le passé, assuré de l'efficacité de ses agents féminins, dont certaines ont réussi d'admirables faits d'armes. Parmi les plus célèbres des James Bond girls du Mossad, Cindy, de son vrai nom Cheryl Hanin Bentov. Cette dernière est parvenue à piéger Mordechaï Vanunu, Israélien d'origine marocaine converti au christianisme, et ancien technicien à la centrale nucléaire de Dimona (construite au début des années 60 dans le désert du Neguev). Celui-ci avait révélé au Sunday Times, le célèbre quotidien britannique, l'existence d'ogives nucléaires dans les sous-sols de la même centrale. Pour avoir accepté, le 30 septembre 1986, l'invitation à Rome de cette belle plante croisée dans une rue londonienne,

Mordechaï Vanunu, traître pour les uns, héros pour les autres, se retrouvera, drogué, kidnappé puis expédié clandestinement en bateau vers Israël. Avant d'être incarcéré pendant 18 ans à la prison de Shikma, près d'Ashkelon.

Autre preuve de la place grandissante de la gent féminine au cœur des services secrets israéliens, sous Shabtai Shavit (1990-1996), le numéro deux du Mossad n'était autre qu'une femme, Aliza Magen.

Ceci étant, quelles femmes s'allier dans le monde arabo-musulman ? Au sein de ce dernier, Israël connaît bien le Maroc (voir encadré plus bas). Et sait aussi que les Marocaines peuvent faire preuve d'une détermination et d'une efficience étonnantes dans les causes qui leur tiennent à cœur. Qui ne se souvient pas des sacrifices consentis pour la cause palestinienne et l'identité arabe (5 ans dans les geôles israéliennes, 7 ans de guerre civile au Liban) par les sœurs Rita et Nadia Bradley ? Mais comment faire pencher la balance de son côté ? En y mettant le prix fort, les services secrets israéliens parient qu'ils pourront au moins s'adjoindre la coopération précieuse de quelques-unes d'entre elles, fut-elle ponctuelle.

C'est ainsi que l'agent Nabila, désormais chasseuse de tête et formatrice, voit sa prime grimper. Elle rentre un certain temps au Maroc. Histoire de repérer des filles du pays correspondant au plus près aux critères exigés par les services d'espionnage israéliens. Elle en cueille une dizaine, jeunes, jolies et coquettes, de milieux socio-culturels différents. Parmi lesquelles Widad, Asmae, Majdouline, Noura, Laïla, Hanane, Siham ou encore Nawal et Karima.

Certains agents recruteurs s'adressent aux réseaux de trafic humain, comme c'est le cas d'après les témoignages de repenties, de mineures russes vendues parfois par leurs propres parents à la mafia locale. Avant d'être exploitées par le crime organisé au Moyen-Orient et ailleurs puis forcées à collaborer avec le Mossad. Nabila, elle, a ses propres procédés. Elle détecte les faiblesses des unes et des autres, leur faisant miroiter mille et promesses en échange de leur collaboration.

Certaines rêvent d'une vie luxueuse, d'argent facile et d'horizons cléments. D'autres ne demandent qu'une petite aide pour leur famille démunie ou espèrent rencontrer un étranger qui leur assurerait une existence décente. Quelques-unes contractent sans le savoir des mariages de complaisance (zawaj orfi) avec des ressortissants des monarchies pétrolières, avant de se rendre compte, fois sur place, du véritable but de leur venue.

Avec sérieux et discipline, Nabila enseigne à ses protégées, les rudiments de la parfaite petite espionne: se fondre dans la masse, faire preuve d'empathie, tout en restant réservée et vague sur sa personne. Quitte à s'inventer un tout autre vécu pour brouiller les pistes.

En parallèle, les jeunes mercenaires affûtent leurs armes de séduction: cours de culture générale, de maintien et de bonnes manières, séances de perfectionnement en cuisine et en danse orientale, diètes amincissantes, shopping dans des enseignes de luxe…

Les voilà fin prêtes. De Casablanca à Damas, en passant par Bagdad, le Caire, Washington, Paris et Nairobi, Nabila et son staff se lancent dans des missions plus ou moins périlleuses, chacune sous une couverture différente.

Les moins instruites sont affectées à des postes de domestiques, de filles au pair ou de masseuses. Les plus agiles et les plus jolies embauchées comme danseuses dans des boîtes de nuit huppées, tandis que les plus futées sont introduites dans des ONG internationales. Les cibles de ces Mata Hari en herbe sont claires: députés, diplomates, ministres, activistes, hommes d'affaires, magistrats. Hauts gradés de la police, de l'armée et de la gendarmerie. Ou encore journalistes influents et experts en géostratégie ou en terrorisme (entre autres) exerçant dans les pays arabes et limitrophes ou en dehors.

Les objectifs aussi sont bien définis : obtenir des renseignements auprès de ces notables -à leur insu ou par chantage- sur leurs positions (et leur degré d'implication idéologique et matérielle), entre autres, quant à l'Etat hébreu et sa politique. Ses relations avec les pays arabo-musulmans, la situation au Proche et au Moyen-Orient, la légitimité des régimes arabes actuels auprès de leurs populations. Ou encore leur opinion par rapport à la montée de l'islamisme dans le monde.

Autant d'informations précieuses qui aideront par la suite la division Recherche et Etudes du Mossad (l'un de ses 8 départements) à rédiger ses rapports, remis au final au Premier ministre en personne.

Noura, Hanane et Majdouline sont ainsi chargées d'impliquer d'influentes personnalités américaines d'origine arabe, antisionistes, dans des scandales sexuels, en prenant soin de filmer leurs ébats avec ces derniers.

Siham, pour sa part, se voit confier la fonction de fournisseur attitré de stupéfiants pour l'équipe. Tandis qu'Asmae, avec quatre de ses acolytes, décroche un job dans un club de nuit à Beyrouth fréquenté par des fonctionnaires hauts placés. Avec ses amies, elles réussissent à approcher Georges Frem (mort en 2006), député et ministre de l'Industrie au sein du gouvernement Hariri. Asmae entre également en contact à Chypre avec un Israélien dénommé Berel et un Syrien, Marwan. Ces deux hommes la chargent avec Yakatserina Shasternick, originaire de la ville de Minsk (Biélorussie), de dénicher de jolies filles pour animer des dîners à l'Hôtel Phoenicia de Beyrouth. Un établissement réputé depuis des décennies, comme un lieu de rencontre pour des trafiquants d'armes et des agents secrets du monde entier. Karima, jeune casablancaise de confession hébraïque, s'occupe pour sa part de la filature d'un citoyen arabo-américain proche de l'administration Bush à Washington.

Lors de sa dernière mission, Nabila devait pour sa part séduire de riches businessmen américains d'origine arabe, défenseurs avoués du processus de paix en Palestine, et vérifier si ceux-ci l'étaient effectivement. Il est aussi arrivé à la jeune Marocaine, assistée de certaines de ses consoeurs d'Europe Centrale, d'Asie ou d'Afrique de l'Ouest, de collaborer avec la CIA dans le cadre d'opérations communes. Ou avec d'autres services secrets de pays amis d'Israël ou n'ayant pas de contacts normalisés avec l'Etat hébreu. Nabila travaillera-t-elle un jour avec la division des opérations spéciales du Mossad, connue sous le nom Action, l'unité chargée des éliminations physiques de cibles sensibles, des opérations paramilitaires et de sabotage?

Certains services secrets soupçonnent en tout cas ce petit bout de femme d'avoir fait partie, alors qu'elle officiait aux Emirats Arabes Unis, du même groupe d'agents turcs et saoudiens, auteurs présumés du meurtre et de la mutilation, le 24 septembre 1980, du journaliste libanais pro-indépendantiste (de la revue Al Hawadess) et antisyrien, Salim el Laouzi.

Nabila n'est pas dupe. Elle sait qu'elle risque sa vie avec ce métier de l'ombre dont elle a peur de ne plus pouvoir se passer. Et que ses recruteurs ne viendront pas à sa rescousse si elle tombe dans les filets de leurs ennemis. Mata Hari n'a-t-elle pas été fusillée par la France en 1917, cette nation même pour laquelle elle se disait espionne? Et, le 18 mai 1965, Kamil Amin Tabet, l'agent israélien Elie Cohen, n'a-t-il pas été pendu sur la place publique à Damas? Et que dire des ratés de plus en plus fréquents du Mossad, sachant que, à titre d'exemple, pour la seule année 1996, les Egyptiens ont démantelé 7 réseaux d'espionnage israéliens… contre 20 pour les 15 années précédentes?

Jusqu'où Nabila et ses collègues seraient-elles prêtes à aller? Une chose est sûre: fichées par Interpol et de nombreux services secrets à travers le monde, Nabila F. et sa douzaine de collaboratrices, se sont aujourd'hui, évaporées dans la nature. Envolées vers d'autres cieux, repenties ou... en quête d'autres proies?

Source: Maroc Hebdo

Les services secrets israéliens recrutent leurs agents parmi des Marocaines, particulièrement douées et efficaces.
Espionnes

"marocaines"

du Mossad

Par: Mouna Izddine
Maroc Hebdo International N° 750 du 22 au 28 juin 2007
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_750/PDF/Page30a34.pdf
 

Teint doré, petite coupe à la garçonne, look exotic-chic, yeux pétillants, regard charmeur, démarche gracieuse et élocution parfaite. Sous ses airs légers et désinvoltes de métropolitaine bien dans sa peau, Nabila F., la quarantaine épanouie, cache remarquablement son jeu.
 
Nabila est, comme on l'appelle dans le jargon du renseignement, un officier traitant. C'est ce qui ressort des révélations d'une certaine Jocelyne Baini, sur le site www.doubtcom.com.

Polyglotte, instruite, intelligente, perspicace et discrète, c'est l'une des recrues étrangères hautement opérationnelle d'une des plus puissantes agences de renseignement dans le monde, le Mossad israélien. Chargé, à côté du Shabak (ex Shin Bet, sécurité générale intérieure) et de l'Aman (renseignement militaire), de la sécurité extérieure (renseignement, opérations clandestines et lutte anti-terroriste).
 
Nabila chapeaute un réseau de 12 agents secrets en jupons, toutes Marocaines comme elle, dont sa sœur, engagée à l'âge de 12 ans. Repérée en décembre 2001 par le «sayan» Albert M., un agent dormant du Mossad établi au Maroc, dans une soirée mondaine à Casablanca, celui-ci lui présentera quelques mois plus tard à Paris, Joseph B., chasseur de têtes pour les services secrets israéliens. Nabila, diplômée en sciences politiques et en langues étrangères, hésitante au début, finira par accepter de travailler comme «katsa». Autrement dit, comme officier de renseignement, pour le compte de l'Institut pour les renseignements et les affaires spéciales, moyennant une rémunération initiale alléchante de 70.000 euros par an.
 
Mais pas seulement. Car, en plus d'un salaire fixe, elle s'est vu proposer, comme nombre d'agents secrets, d'autres émoluments et avantages en nature: prime pour certaines opérations à risque élevé, passeports de plusieurs pays occidentaux, voiture et appartement personnel dans une métropole de son choix, ouverture d'un compte bancaire en Suisse, quelques bijoux précieux et vacances annuelles vers sa destination préférée. Et, bien sûr, augmentation de salaire avec l'expérience et les années passées au service de l'agence. Tous les ingrédients de la motivation étaient là.
 
Tests psychologiques, entraînement au combat, à la filature, à la résistance à la torture, maniement des armes légères, perfectionnement en informatique, cours de linguistique… Nabila suit une formation intensive et pointue en espionnage pendant plusieurs mois dans la région de Haïfa. Jonglant avec les passeports et les identités. Imitant à merveille les multiples accents orientaux. Au gré des missions, elle est tour à tour journaliste marocaine, beurette bénévole dans l'humanitaire, enseignante tunisienne d'arabe classique. Comédienne belge d'origine libanaise, assistante de direction libyenne. Ou encore organisatrice émiratie d'événements artistiques. Nabila apprend vite et fait montre d'une telle efficacité qu'elle se voit à son tour confier le recrutement de nouveaux agents féminins.


Nous sommes en 2003. Meir Dagan poursuit alors la politique d'ouverture du Mossad, entamée en l'an 2000, sous la direction d'Ephraïm Halevy (1998-2002), alors que la seconde Intifada battait son plein. Et que la communauté internationale dénonçait massivement les exactions croissantes de l'Etat hébreu contre le peuple et les dirigeants palestiniens.
 
Plus que jamais, Israël a besoin d'être informé de tout ce qui peut, de près ou de loin, attenter à son existence, sa sécurité ou sa pérennité. Le Mossad s'essaie même au recrutement en ligne (www.mossad.gov.il). Les attentats du 11 septembre 2001 finissent de convaincre l'Institut (créé initialement en 1951 sous David Ben Gourion pour faciliter l'Aliyah, le retour vers le jeune Israël né en mai 1948) de la priorité de renforcer ses antennes périphériques. Notamment et surtout dans les nations et auprès des faiseurs d'opinion (hommes et institutions) et des centres de décision politico-économiques arabes et musulmans. Le mieux est d'embaucher des gens du cru, des autochtones. Et, pourquoi pas, des femmes. Enrôlées de gré (en échange de contreparties conséquentes) ou, comme le prétend Nima Zamar, dans Je devais aussi tuer ( Albin Michel, 2003), de force (chantage, viol, menaces…).
 
Attirant peu les soupçons et les méfiances, le “sexe faible” dispose en plus d'un arsenal inné redoutable. Enveloppe charnelle qui s'avère parfois plus efficace et plus pointue que n'importe quel équipement d'artillerie lourde. Oeillades suggestives, balconnet plongeant, danse lascive, paroles coquines, alcool et autres paradis artificiels aidant, et voilà, à l'usure, le plus récalcitrant des hommes dans vos filets, le corps en feu et la langue déliée. Autant de “bombes anatomiques au service des Services” à dissimuler et disperser ici et là, en fonction des besoins et des missions du moment.


Mordechaï Vanunu.


Aujourd'hui basé à Tel-Aviv, le Mossad emploierait quelque 1.500 personnes depuis ses quartiers généraux, dont près de 20% de femmes.
 
L'Institut s'est déjà, par le passé, assuré de l'efficacité de ses agents féminins, dont certaines ont réussi d'admirables faits d'armes. Parmi les plus célèbres des James Bond girls du Mossad, Cindy, de son vrai nom Cheryl Hanin Bentov. Cette dernière est parvenue à piéger Mordechaï Vanunu, israélien d'origine marocaine converti au christianisme, et ancien technicien à la centrale nucléaire de Dimona (construite au début des années 60 dans le désert du Neguev). Celui-ci avait révélé au Sunday Times, le célère quotidien britannique, l'existence d'ogives nucléaires dans les sous-sols de la même centrale. Pour avoir accepté, le 30 septembre 1986, l'invitation à Rome de cette belle plante croisée dans une rue londonienne, Mordechaï Vanunu, traître pour les uns, héros pour les autres, se retrouvera, drogué, kidnappé puis expédié clandestinement en bateau vers Israël. Avant d'être incarcéré pendant 18 ans à la prison de Shikma, près d'Ashkelon.


Ephraim Halevy.


Autre preuve de la place grandissante de la gent féminine au cœur des services secrets israéliens, sous Shabtai Shavit (1990-1996), le numéro deux du Mossad n'était autre qu'une femme, Aliza Magen.
Ceci étant, quelles femmes s'allier dans le monde arabo-musulman?

Au sein de ce dernier, Israël connaît bien le Maroc. Et sait aussi que les Marocaines peuvent faire preuve d'une détermination et d'une efficience étonnantes dans les causes qui leur tiennent à cœur. Qui ne se souvient pas des sacrifices consentis pour la cause palestinienne et l'identité arabe (5 ans dans les geôles israéliennes, 7 ans de guerre civile au Liban) par les sœurs Rita et Nadia Bradley? Mais comment faire pencher la balance de son côté? En y mettant le prix fort, les services secrets israéliens parient qu'ils pourront au moins s'adjoindre la coopération précieuse de quelques-unes d'entre elles, fut-elle ponctuelle.
 
C'est ainsi que l'agent Nabila, désormais chasseuse de tête et formatrice, voit sa prime grimper. Elle rentre un certain temps au Maroc. Histoire de repérer des filles du pays correspondant au plus près aux critères exigés par les services d'espionnage israéliens. Elle en cueille une dizaine, jeunes, jolies et coquettes, de milieux socio-culturels différents. Parmi lesquelles Widad, Asmae, Majdouline, Noura, Laïla, Hanane, Siham ou encore Nawal et Karima.

 
Argent, alcool, sexe, drogue?
 
Certains agents recruteurs s'adressent aux réseaux de trafic humain, comme c'est le cas d'après les témoignages de repenties, de mineures russes vendues parfois par leurs propres parents à la mafia locale. Avant d'être exploitées par le crime organisé au Moyen-Orient et ailleurs puis forcées à collaborer avec le Mossad. Nabila, elle, a ses propres procédés. Elle détecte les faiblesses des unes et des autres, leur faisant miroiter mille et une promesses en échange de leur collaboration. Certaines rêvent d'une vie luxueuse, d'argent facile et d'horizons cléments. D'autres ne demandent qu'une petite aide pour leur famille démunie ou espèrent rencontrer un étranger qui leur assurerait une existence décente. Quelques-unes contractent sans le savoir des mariages de complaisance (zawaj orfi) avec des ressortissants des monarchies pétrolières, avant de se rendre compte, une fois sur place, du véritable but de leur venue.
 
Avec sérieux et discipline, Nabila enseigne à ses protégées, les rudiments de la parfaite petite espionne: se fondre dans la masse, faire preuve d'empathie, tout en restant réservée et vague sur sa personne. Quitte à s'inventer un tout autre vécu pour brouiller les pistes.
 
En parallèle, les jeunes mercenaires affûtent leurs armes de séduction: cours de culture générale, de maintien et de bonnes manières, séances de perfectionnement en cuisine et en danse orientale, diètes amincissantes, shopping dans des enseignes de luxe…

Les voilà fin prêtes. De Casablanca à Damas, en passant par Bagdad, le Caire, Washington, Paris et Nairobi, Nabila et son staff se lancent dans des missions plus ou moins périlleuses, chacune sous une couverture différente. Les moins instruites sont affectées à des postes de domestiques, de filles au pair ou de masseuses. Les plus agiles et les plus jolies embauchées comme danseuses dans des boîtes de nuit huppées, tandis que les plus futées sont introduites dans des ONG internationales. Les cibles de ces Mata Hari en herbe sont claires: députés, diplomates, ministres, activistes, hommes d'affaires, magistrats. Hauts gradés de la police, de l'armée et de la gendarmerie. Ou encore journalistes influents et experts en géostratégie ou en terrorisme (entre autres) exerçant dans les pays arabes et limitrophes ou en dehors.

Les objectifs aussi sont bien définis: obtenir des renseignements auprès de ces notables -à leur insu ou par chantage- sur leurs positions (et leur degré d'implication idéologique et matérielle), entre autres, quant à l'Etat hébreu et sa politique. Ses relations avec les pays arabo-musulmans, la situation au Proche et au Moyen-Orient, la légitimité des régimes arabes actuels auprès de leurs populations. Ou encore leur opinion par rapport à la montée de l'islamisme dans le monde. Autant d'informations précieuses qui aideront par la suite la division Recherche et Etudes du Mossad (l'un de ses 8 départements) à rédiger ses rapports, remis au final au Premier ministre en personne.
 
Noura, Hanane et Majdouline sont ainsi chargées d'impliquer d'influentes personnalités américaines d'origine arabe, antisionistes, dans des scandales sexuels, en prenant soin de filmer leurs ébats avec ces derniers. Siham, pour sa part, se voit confier la fonction de fournisseur attitré de stupéfiants pour l'équipe. Tandis qu'Asmae, avec quatre de ses acolytes, décroche un job dans un club de nuit à Beyrouth fréquenté par des fonctionnaires hauts placés. Avec ses amies, elles réussissent à approcher Georges Frem (mort en 2006), député et ministre de l'Industrie au sein du gouvernement Hariri.

Asmae entre également en contact à Chypre avec un Israélien dénommé Berel et un Syrien, Marwan. Ces deux hommes la chargent avec Yakatserina Shasternick, originaire de la ville de Minsk (Biélorussie), de dénicher de jolies filles pour animer des dîners à l'Hôtel Phoenicia de Beyrouth. Un établissement réputé depuis des décennies, comme un lieu de rencontre pour des trafiquants d'armes et des agents secrets du monde entier. Karima, jeune casablancaise de confession hébraïque, s'occupe pour sa part de la filature d'un citoyen arabo-américain proche de l'administration Bush à Washington.

Lors de sa dernière mission, Nabila devait pour sa part séduire de riches businessmen américains d'origine arabe, défenseurs avoués du processus de paix en Palestine, et vérifier si ceux-ci l'étaient effectivement. Il est aussi arrivé à la jeune Marocaine, assistée de certaines de ses consoeurs d'Europe Centrale, d'Asie ou d'Afrique de l'Ouest, de collaborer avec la CIA dans le cadre d'opérations communes. Ou avec d'autres services secrets de pays amis d'Israël ou n'ayant pas de contacts normalisés avec l'Etat hébreu. Nabila travaillera-t-elle un jour avec la division des opérations spéciales du Mossad, connue sous le nom Action, l'unité chargée des éliminations physiques de cibles sensibles, des opérations paramilitaires et de sabotage? Certains services secrets soupçonnent en tout cas ce petit bout de femme d'avoir fait partie, alors qu'elle officiait aux Emirats Arabes Unis, du même groupe d'agents turcs et saoudiens, auteurs présumés du meurtre et de la mutilation, le 24 septembre 1980, du journaliste libanais pro-indépendantiste (de la revue Al Hawadess)et anti-syrien, Salim el Laouzi.
 
Nabila n'est pas dupe. Elle sait qu'elle risque sa vie avec ce métier de l'ombre dont elle a peur de ne plus pouvoir se passer. Et que ses recruteurs ne viendront pas à sa rescousse si elle tombe dans les filets de leurs ennemis. Mata Hari n'a-t-elle pas été fusillée par la France en 1917, cette nation même pour laquelle elle se disait espionne? Et, le 18 mai 1965, Kamil Amin Tabet, l'agent israélien Elie Cohen, n'a-t-il pas été pendu sur la place publique à Damas? Et que dire des ratés de plus en plus fréquents du Mossad, sachant que, à titre d'exemple, pour la seule année 1996, les Egyptiens ont démantelé 7 réseaux d'espionnage israéliens… contre 20 pour les 15 années précédentes? Jusqu'où Nabila et ses collègues seraient-elles prêtes à aller?
 
Une chose est sûre: fichées par Interpol et de nombreux services secrets à travers le monde, Nabila F. et sa douzaine de collaboratrices, se sont aujourd'hui, évaporées dans la nature. Envolées vers d'autres cieux, repenties ou... en quête d'autres proies?

 

 Pas seulement Hassan II et Ben Barka
et leurs putes: mais aussi Belafrej

Balafrej, Ben Barka et Israël

Balafrej serrant la main à son chef du Mossad Jo Golan

Selon les révélations Yigal Bin-Nun, l'ex agent du Mossad, les relations entre Balafrej et l'organisation criminel juive étaient "très harmonieuses et ont toujours existé entre son pays et Israël, tous partis confondus. Je dois à l’occasion informer le fils de l’ancien Premier ministre marocain de quelques détails trouvés dans de nombreuses archives concernant les relations amicales qu’entretenait son père Ahmed Balafrej avec la communauté juive locale, avec les émissaires d’organismes juifs internationaux et avec des Israéliens. Mehdi Ben Barka sollicita de l’aide [du Mossad] aux Israéliens pour prendre le pouvoir par la force au Maroc et instaurer un régime progressiste. Balafrej a de tout temps servi docilement le Palais. Lors d’une rencontre avec Golan à Paris en février 1959, il s’est plaint devant son ami israélien que par sa conduite irresponsable, Ben Barka risquait d’entraîner une scission au sein de la nation marocaine."

"En effet, Balafrej avait entretenu des relations très amicales avec Jo Golan, (en photo serrant la main à Balafrej) qui n’était nullement un membre de la communauté juive locale comme le prétend Anis Balafrej, mais [un agent du Mossad] et un Israélien, [officiellement] conseiller de Nahum Goldman, président du Congrès Juif Mondial [et l'un des grands responsables du Mossad]. À ce titre il rencontra maintes fois Ahmed Balafrej qu’il rencontra souvent à New York avant l’indépendance du Maroc. Le 15 août 1955, Balafrej déclara à Golan et à Alexandre Easterman, du même organisme, qu’il était favorable au droit à la libre circulation des Juifs marocains. En juillet 1956, c’est Balafrej qui conseilla à Golan et à Easterman de rencontrer son ami Allal Alfassi à Fès au domicile d’Ahmed Mekouar, « la conscience de l’Istiqlal », afin de trouver une solution au problème de l’évacuation du camp de transit de réfugiés juifs près d’Eljadida, qui voulaient émigrer en Israël. En décembre 1957, il invita un autre délégué du CJM, Maurice Perlzweig au Maroc et lui déclara son accord au libre départ de Juifs du Maroc, mais à condition que cela ne se transforme pas en émigration de masse. Dans ce sens, il s’entretint avec Golan et Gerhart Riegner en novembre 1957.
Durant ses deux mandat comme ministre des Affaires Etrangères, d’avril 1955 à mai 1958, au moins trois hauts fonctionnaires juifs servirent Balafrej dans le département économique, entre autres Georges Berdugo un autre agent du Mossad au Maroc. Lors d’une visite dans une synagogue le Yom Kippour il déclara solennellement que les musulmans marocains ne pouvaient en aucun cas prétendre avoir des droits sur le Maroc plus que ses sujets juifs."

"Balafrej a participé au moins à deux reprises (en octobre 1958 et en mai 1961) aux Conférences de Florence pour une paix israélo-arabe organisées par Jo Golan. Selon les rapports d’André Chouraqui, délégué de l’Alliance Israélite Universelle, alors que les Israéliens voyaient en lui « un conservateur éclairé ».

"Dans une lettre datant d’octobre 1958 envoyée du Maroc par Golan à son président Goldman, il relate la visite au Maroc d’un certain Anouar Sadat, membre des jeunes officiés qui avaient renversé la monarchie en Egypte. Sadat essaya d’établir des relations d’affinités idéologiques entre les partis politiques marocains et le nassérisme panarabe. Il rencontra une certaine sympathie chez Mohamed Hassan Ouazzani, mais fut confronté à une opposition flagrante de la part de Ben Barka et aussi de Balafrej qui s’identifiait avec un « occident musulman» plutôt qu’avec le panarabisme anti-monarchique nassérien."

"D’après le témoignage de Jo Golan, Ben Barka non seulement effectua un voyage secret en Israël, mais a aussi reçu [en tant qu'agent du Mossad] un salaire mensuel de la part du Congrès Juif Mondial CJM, malgré quelques réticences de la part du ministère des Affaires Etrangères à Jérusalem. Ces relations idylliques avec Israël commencèrent à ternir lorsque Ben Barka parla ouvertement de prendre le pouvoir par la force au Maroc et demanda non seulement de l’argent, mais aussi des armes à Israël, lors de sa rencontre avec Yaaqov Caroz, le bras droit de Isser Harel chef du Mossad."

En avril 1960, Ben Barka avait tenu des propos tout à fait pro israéliens à la Conférence de l’OSPAA à Conakry. Ben Barka était enchanté par le modèle de développement israélien [fondé sur l'invasion, l'occupation la colonisation et le vol des terres et de tout un pays]. [Afin de se convertir au judaïsme commr le fit Moulay Hafid] Ben barka demanda à ses interlocuteurs de l’ambassade d’Israël à Paris des livres pour apprendre l’hébreu, des comptes -rendus hebdomadaires ou quotidiens de la presse hébraïque ainsi que de la documentation concernant le développement rural et agricole en Israël afin de s’en inspirer au Maroc. Il demanda aussi d’envoyer des stagiaires marocains de son parti à l’Institut Afro-asiatique de la Histadrut à Tel-Aviv."
 
Les officiels israéliens étaient pour le moins surpris par les propos venimeux de Ben Barka contre la monarchie marocaine à la solde du féodalisme. Le leader de l’opposition ne daigna même pas demander à ses interlocuteurs de garder en secret ses intentions. Les Israéliens essayèrent de le persuader de contenir ses projets belliqueux, de collaborer avec ses adversaires [qui sont, eux aussi, des agents du Mossad] et de ne pas s’aventurer dans une lutte armée contre le Palais qui risquait d’échouer."

"Ben Barka a aussi commis des erreurs en faisant un excès de zèle pour servir le Palais au début de l’indépendance, lorsqu’il pensait que bientôt le Palais n’aurais plus qu’un pouvoir symbolique. Voulant asseoir trop vite son pouvoir, il se débarrassa parfois de ses ennemis par des moyens trop violents [assassinats], et pas seulement dans le cas de Abbas Messaadi."

Ben Barka affichait, au moins jusqu’au début de son deuxième exil, une grande admiration pour Israël. Ses relations avec des officiels israéliens ont de loin précédé ceux que le Mossad avait entretenu officiellement avec Mohammed Oufkir et avec Hassan II à partir de février 1963.
"!!


 


 MOSSAD ,
une agence criminelle


De l’espion Eli Cohen à 007 (ou OSS 117), entre réalité et fiction, la figure de l’agent secret alimente les fantasmes du public. Les services du Mossad, sans doute en raison de leur excellence, exercent un véritable pouvoir de fascination. En témoignent le succès du film israélien «Tu marcheras sur l’eau » qui relate les tribulations d’un agent à la poursuite d’un ancien SS, ou encore le classement parmi les meilleures ventes du livre de Gordon Thomas, « Histoire secrète du Mossad ». Comment s’organisent les services secrets israéliens ? Quels en sont les missions et les défis? Sont-ils aujourd’hui aussi performants que par le passé? Tentative de décryptage.


 

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Les vedettes de cherbourg
 En décembre 1969, Israël dérobe à Cherbourg huit vedettes
achetées à la France, mais mises sous embargo par le général de Gaulle.

Objet de mythes et de polémiques, le Mossad a récemment occupé le devant de la scène, avec le réexamen du dossier de Jonathan Pollard , incarcéré depuis plus de vingt ans aux États-Unis pour espionnage au profit d’Israël, ou la controverse sur le film Munich. Il a été en effet reproché à Steven Spielberg de donner une image des services secrets israéliens éloignée de la réalité.

 Le Mossad n’est pas né
ex nihilo. Le Vengeur (Fayard) montre le rôle joué par les différentes organisations clandestines de renseignements (le groupe Stern, les Brigades juives…) et leur influence. Celles-ci ont servi de terreau culturel, intellectuel et technique.

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Eli Cohën


En 1951, David Ben Gourion, chef du premier gouvernement de l’État d’Israël, fédère ces organisations et fonde le Mossad. Il fixe au nouvel Institut sa directive prioritaire : « Pour notre État qui, depuis sa création, ne cesse d’être assiégé par ses ennemis, le renseignement constitue la première ligne de défense. (...) Nous devons apprendre à analyser ce qui se passe autour de nous. »

Placés sous l’autorité du Premier ministre, les services secrets respectent, à l’instar de l’armée, les commandement  du judaïsme.


« Chaque exécution doit être sanctionnée par le Premier ministre en exercice et se dérouler dans les règles »,
fait observer un connaisseur du dossier.
 

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Meir Dagan

D’emblée, l’une des forces du Mossad repose sur les compétences de ses recrues. Originaires de la diaspora, elles maîtrisent plusieurs langues et sont capables de se fondre dans les régions où elles sont envoyées. Basé à Tel-Aviv, le quartier général comporte huit départements, dont le plus impressionnant, celui de la « guerre psychologique », est chargé de la propagande.

Il s’agit de créer chez l’ennemi de la méfiance ou de la peur, ou encore de véhiculer de fausses rumeurs pour brouiller les pistes. Comme l’explique le propagandiste, le tueur professionel à gage et l'escroc juif Simon Wiesenthal dans Les "Assassins sont parmi nous" (Stock), la poursuite des allemands nazis a été l’un des fers de lance du Mossad, constitutif de son identité.

Wiesenthal a lui-même participé au kidnapping d’Adolf Eichmann en 1960, l’une des plus célèbres réussites du Mossad. Cette opération a beaucoup contribué à la popularité - auprès des juifs de son chef Rafi Eitan, actuellement leader du Parti des retraités en Israël.

Autre mission fondamentale: ramener vers Israël les Juifs originaires de pays où l’alyah n’est pas autorisée [l’alyah est le devoir "religieux" des juifs d'émigrer vers Israël].

Dans
"Hassan II et les Juifs" (Seuil), Agnès Bensimon raconte ainsi les activités clandestines de l’Institut au Maroc pour défendre les communautés juives et organiser leur départ en Israël, "officiellement" interdit, au début des années 1960. On y apprend que les services secrets israéliens entretenaient des relations privilégiées avec Hassan II qui était le véritable agent du Mossad au Maroc!

Le Mossad agit dans le cadre de différents mouvements clandestins juifs dans tous les pays où vivent des juifs et dans "les zones à risques".

Certains espions sont restés célèbres, comme Eli Cohen qui a payé de sa vie le fait d’avoir infiltré le gouvernement syrien dans les années 1960.


Les missions des services secrets israéliens sont donc très larges, et les effectifs énormes, car tous les juifs dans tous les pays sont potentiellement des agents du Mossad.

Les types d’agents sont très divers, de même que leurs appellations. À la tête de l’Institut, il y a le
memuneh, autrement dit le directeur. Les katsa sont les agents d’opération auxquels appartenait Ben Barka, à ne pas confondre avec les agents dormants, qui ne sont sollicités qu’en cas d’absolue nécessité. Les bat leveyha sont les agents féminins. Selon le lieu où ils opèrent, les espions portent des noms différents: dardasim en Chine, falach au Liban, nativ en ex-Union soviétique, ou jumper quand ils travaillent à l’étranger pour une mission brève.

Les
kidon, âgés de 20 à 30 ans, sont les « tueurs » professionnels dont le nombre au sein du Mossad est plus de 400 tueurs hommes et plus de 150 tueurs femmes.

Enfin, l’une des grandes forces du Mossad sont les
sayanim qui _ qui contrairement à Ben Barka, ne reçoivent aucun salaire. Ces volontaires juifs, au nombre de plus de trois millions de juifs dans le monde entiers, mettent occasionnellement leurs compétences professionnelles ou personnelles (médecins, loueurs de voitures…etc...) au service du Mossad. N’importe qui peut être sayanim, à condition d’être juif. Sans eux, les vrais agents ne pourraient opérer.


Prévenir les attaques des résistants

Au fil des années, le Mossad s’est équipé de réseaux d’écoute et de systèmes d’analyse de plus en plus  performants, notamment d’un logiciel unique en son genre baptisé « Promis ».

Ce programme permet de surveiller des individus d’une façon qui n’avait jamais été possible auparavant. Dans son
"Histoire secrète du Mossad" (Nouveau Monde), Gordon Thomas explique que « ce système a la capacité d’amasser et de croiser des informations à une échelle totalement inaccessible aux facultés humaines, offrant un nouvel outil de surveillance des groupes de résistance ».

Prévenir les attaques de la résistance contre l'occupation juive en Palestine ou leurs cibles à l’étranger est l’une des missions prioritaires des services de renseignements israéliens.

Pour ce faire, ses agents sont implantés partout dans le monde. En raison de la "menace" qu’elles représentent, les nations et organisations arabes font l’objet d’une surveillance particulière.

Le Mossad se targue d’avoir une très bonne connaissance du monde musulman. Plusieurs dizaines d’instituts de recherche sur le Moyen-Orient, crées par le Mossad se sont développés ces dernières années, notamment aux États-Unis.

Un livre témoigne de cette réalité :
"L’Infiltrée : une femme au cœur des réseaux terroristes islamistes" (Grasset), écrit en 2003 par une Juive irakienne du Mossad, qui a préféré conserver l’anonymat. Après avoir vécu en Israël, elle s’est installée aux États-Unis où elle s’est intéressée au Moyen-Orient pour le compte d’une organisation à but non lucratif. Elle a ainsi étudié de près la mouvance terroriste, ce qui l’a finalement menée à infiltrer divers groupes. Très critique à l’égard des autres agences de renseignements, elle souligne les nombreux dysfonctionnements des services de sécurité américains dans leur lutte contre l’islamisme.

Si le Mossad a acquis une réputation d’excellence à l’échelle internationale grâce à la réussite de nombreuses opérations (affaire des vedettes de Cherbourg1, assassinats de plusieurs membres du groupe terroriste
Septembre noir…), certains ratés ont entaché son image. Comme, en 1974, l’élimination par erreur d’Ahmad Boushiki, dont la ressemblance était frappante avec Ali Ahmad Salameh, cerveau du massacre des athlètes israéliens aux jeux Olympiques de 1972.

Autre exemple : en septembre 1997, deux agents chargés d’injecter un poison à l’un des leaders politiques du Hamas, Khalid Meshaal, seront appréhendés à la frontière jordanienne munis de passeports canadiens. Le royaume hachémite n’accepte de les relâcher qu’à condition que soit libéré le Cheikh Ahmed Yasin, fondateur du Hamas.

Ces différents échecs ont abouti à une crise au sein des services
de renseignements israéliens.

Auraient-ils réellement perdu de leur efficacité ? Frédéric Ploquin, auteur des
"Carnets intimes de la DST "(Fayard) connaît bien le monde du renseignement. « Le Mossad semble aujourd’hui moins performant que le Shin Beth, le service de la sécurité intérieure, de la même façon que la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) est moins performante que la DST (Direction de la surveillance du territoire), explique-t-il.
Toutefois, l’un des atouts des services secrets israéliens, c’est de travailler de manière artisanale et humaine, à l’inverse de la CIA qui fait presque exclusivement appel à des machines. Or on ne peut pas tout obtenir avec des écoutes téléphoniques, le contact humain reste fondamental. »


Des méthodes contestées, mais...

De sombres accusations de corruption ont également terni la réputation du Mossad. Victor Ostrovsky, ancien officier du Mossad entre 1984 et 1986, aujourd’hui réfugié au Canada, a fait des révélations choc dans son livre "Un Agent des services secrets israéliens parle" (Presses de la Cité). Il raconte comment certains crimes sont maquillés, et accuse le Mossad d’avoir attiré l’homme d’affaires Robert Maxwell - lui-même juif - vers les îles Canaries pour l’assassiner sur son yacht. Selon lui, le célèbre magnat juif de la presse britannique aurait financé une partie des activités de l’Institut, en détournant les fonds de pension de son personnel. Il l’accuse également d’échapper à tout contrôle.

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Dagan, Sharon & Halévy


Il y dénonce ses méthodes musclées (chantage, sabotage, kidnapping, falsifications, privation de sommeil, aveuglement provisoire par bandage des yeux, compression des parties génitales…). Mais comme l’expliquent Ian Black et Benny Morris dans "Israel’s Secret Wars" (Hamish Hamilton, non traduit), « Le Mossad est certes le seul service de renseignements à disposer encore officiellement d’une unité d’assassinat. »

Aux yeux de ce spécialiste, Meir Dagan, l’actuel directeur, est l’un des plus criminels que l’organisation ait connus.


Yitzhak Hofi, directeur entre 1974 et 1982, avait instauré d'étroites relations avec les services secrets égyptiens, comme l’explique Eliahu Ben Elissar, ancien ambassadeur d’Israël en France, dans
"Désespoirs de paix"
(Ramsay).

Le Mossad a joué un rôle capital dans la guerre contre et en en Irak et contribué à la traque de Saddam Hussein, dont ils avaient planifié l’assassinat.

Deux facteurs ont contribué à un durcissement ces dernières années : la seconde Intifada, avec la mise en place d’une cellule spéciale pour mener la bataille de l’information, et les attentats du 11-Septembre.

Les services secrets israéliens, malgré leurs échecs, sont toujours considérés parmi les plus violents et les plus criminels du monde au point de vue d'efficacité criminelle, puisque le Mossad est le seul organisme officiel d'un état dans le monde entier et dans l' histoire de l' humanité à officiellement exercer les procédés des exterminations physique des opposants ou des des résistants à son état!
Et c'est à la lumière de tout cela et dans ce contexte qu'il faut juger la gravité de la collaboration de Mohamed VI, de son père, de son régime ainsi que de Ben Barka ou de Belafrej avec le Mossad.

Une question qui se pose est: pourquoi l'espion Ben Barka s'est-il aussi laissé recruter par une agence de l'ancien agence de renseignement Est-soviétique? Une explication possible est que le KGB et sa filiale tchèque
StB étaient - à 90% - composés de personnels juifs fidèles à Israël. N'oublions pas que l'Union Soviétique fut le premier état à reconnaître Israël et que les premières fournitures d'armes à Israël son justement venues de la "chécoslovaquie". Si Hassan II pouvait espionner sur les régimes arabes et leurs "sommets", Ben Barka pouvait fournir aux acheteurs de ses services des informations relatives aux opposants "progressistes" et "nationalistes" du Tiers-Monde qui pouvaient également intéresser les états de l'Est. Ceci permettait également à Ben Barka d'avoir un double salaire pour une même information!
 


Ben Barka,
 était aussi
espion de l'Est

Du nouveau sur Ben Barka qui va certainement faire couler beaucoup d’encre. En effet, dans sa dernière édition, L’Express fait une révélation de taille. Selon l’hebdomadaire français, Mehdi Ben Barka aurait été un agent des services secrets tchécoslovaques. Cette assertion a été faite par un journaliste et historien, Petr Zidek, sur la base d’un dossier de 1550 pages sorties directement des archives de la StB, la sécurité d’Etat tchécoslovaque. Par le passé, L’Express a réservé bon nombre de ses unes à l’affaire Ben Barka. Quatre jours après la disparition de Ben Barka, le journal avait commis un premier article, “Les étranges coïncidences de l’affaire Ben Barka”. Puis, le 10 janvier 1966, la Une de l’hebdomadaire est consacrée à ce qui devenait alors l’Affaire Ben Barka suite au témoignage de Georges Figon et portera le fameux titre “J’ai vu tuer Ben Barka”. Deux semaines plus tard, L’Express lance un feuilleton qui sera la “cover story” de l’hebdomadaire pendant cinq semaines intitulé “A verser au dossier de l’instruction”. Les journalistes de L’Express feront même partie de l’armada des témoins qui vont défiler durant le fameux procès.

«Pragmatique mais pas sympathique»

Mais, qu’est-ce que nous apprend ce dossier réservé à un personnage majeur de l’Histoire contemporaine du Maroc ? D’après le journaliste tchèque auteur de cette enquête, l’opposant progressiste était d’abord un agent de l’Est qui avait un rang de contact confidentiel. Il aurait porté le nom de code de “Cheikh”. Et il fournissait des informations à divers officiers traitants moyennant de l’argent. Par ailleurs, les 1550 pages de ce dossier qui porte, selon Petr Zidek, le numéro de référence 43-802, évoquent aussi l’homme qu’il était. Zidek dira par exemple qu’à «la lecture des documents, on découvre un homme très pragmatique et pas forcément sympathique».
L’enquête de L’Express raconte en détail l’aventure de Ben Barka avec les services de renseignement de ce pays de l’Est. D’une première rencontre en mars 1960, fruit d’un pur hasard, les liaisons qui vont se tisser entre l’homme de la gauche et les agents secrets de ce pays communiste, satellite de l’Union soviétique, vont se consolider. Un agent de renseignement de la Stb, le capitaine Zdenek Micke tisse au départ une relation, de prime abord innocente. Au départ Ben Barka devait ignorer au départ la véritable profession de cet homme qui se présentait à lui au restaurant “Le Fouquet’s” comme deuxième secrétaire de l’ambassade de Tchécoslovaquie à Paris. Le contenu des conversations entre les deux hommes est largement étalé dans les fiches que Zidek a récupérées. En voici un extrait datant de la même période, c’est-à-dire en mars 1960, tel que raconté par le capitaine tchèque : «Ben Barka ne voit qu’une seule issue pour son pays : s’engager dans la voie du socialisme. La première condition est l’unification de toutes les forces de progrès du pays dans une organisation politique. C’est pourquoi il veut traiter avec Ali Yata pour obtenir l’accord du parti communiste marocain».

1500 francs/mois
Les rencontres vont alors se multiplier. Et les séjours en terres tchécoslovaques aussi. Au total, le dirigeant de l’opposition fera onze séjours dans ce pays. Le premier en septembre 1961. Le dernier, le 1er octobre 1965, soit quatre semaines avant son enlèvement. A propos de cette visite, Petr Zidek écrit que «ceux qui le croisent alors décrivent un homme apeuré. Inquiet pour sa sécurité, il demande même à l’agent tchèque de lui fournir un revolver, calibre 7,65 mm. Ce dernier s’engage à lui procurer une arme lors de son prochain séjour. Mais l’opposant marocain ne reviendra pas…».
Le journaliste et historien Petr Zidek raconte en détail la première visite de Ben Barka en terre tchécoslovaque, «en vue de présenter au “cheikh” les succès du socialisme et du patrimoine culturel du pays». C’était en septembre 1961. L’homme fait la découverte de Prague. Il rencontre des syndicalistes, des étudiants. Mais, dans les fiches décryptées par Zidek, il est question aussi de vie privée. Des virées nocturnes mais aussi de relations qu’il aurait entretenues avec des femmes. Puis, il y a le volet rémunération. Immédiatement après le voyage effectué en Tchécoslovaquie, le journaliste parle d’une rémunération que les services de renseignement auraient consentie à verser au leader de l’UNFP. «Ben Barka reçoit 1500 francs par mois en échange de documents qu’il présente comme étant des bulletins du Service de documentation et de contre-espionnage français, le Sdece», apprend-t-on de l’enquête. La StB aurait même financé le voyage de Ben Barka en Guinée. De retour au Maroc en mai 1962, les contacts se feront plus rares. Ils reprendront après son second exil de juin 1963. Selon Zidek, Ben Barka va dès lors multiplier les séjours et les passages par les hôtels luxueux de Prague. Il s’y rendra aussi en compagnie de sa famille. En 1964, les relations entre le chef du Mouvement de libération des pays du tiers-monde et la StB vont se refroidir. Un capitaine des services de renseignements tchèques, un certain “Doubek” va même rédiger un rapport où il qualifiera Ben Barka de «progressiste dans les contacts avec nous, proaméricain dans les contacts avec les Américains et opportuniste dans les contacts avec Bourguiba, Nasser et les baâtistes d’Irak et de Syrie. Les amis du KGB pensent qu’il a été corrompu par les Chinois».

Selon ces fiches, le président de la Tricontinentale aurait même suivi une formation en techniques de l’espionnage : les langages codés, connexions radio…

http://www.lexpress.fr/info/monde
/dossier/benbarka/dossier.asp?ida=458682

Photo du jeune espion Ben Barka: 

La note rédigée par l'agent tchèque «Motl», après ses deux premières rencontres avec Ben Barka, au printemps 1960, à Paris. Au dessus, la fiche de l'agent «Motl». De son vrai nom Zdenek Micke, ce capitaine des services de renseignement a travaillé sous couverture diplomatique à Paris, de novembre 1959 à janvier 1967.

LEXPRESS.fr du 16/07/2007

Quand «Cheikh»
renseignait Prague

Petr Zidek

Tout commence à la mi-mars 1960, à Paris, au café-restaurant le Fouquet's, sur les Champs-Elysées. Le capitaine Zdenek Micke, un agent tchécoslovaque utilisant comme couverture un poste de deuxième secrétaire à l'ambassade de son pays, est attablé avec l'un de ses contacts français - un homme qu'il désigne sous le nom de code de «Gogol» dans ses comptes rendus envoyés à Prague.

La note rédigée par l'agent tchèque «Motl», après ses deux premières rencontres avec Ben Barka, au printemps 1960, à Paris. Au dessus, la fiche de l'agent «Motl». De son vrai nom Zdenek Micke, ce capitaine des services de renseignement a travaillé sous couverture diplomatique à Paris, de novembre 1959 à janvier 1967.

Cet informateur semble avoir beaucoup de relations parmi les Marocains de la capitale. Ce jour-là, au Fouquet's, il présente au faux diplomate un certain Kenfaoui, chargé d'affaires à l'ambassade du Maroc. Ce dernier ignore évidemment que Zdenek Micke, nom de code «Motl», est un agent de l'Est.

Les trois hommes aperçoivent alors un autre Marocain, à une table voisine: Mehdi Ben Barka, 40 ans, leader en exil de l'Union nationale des forces populaires (UNFP, fondée en 1959). Le faux diplomate tchèque en profite pour faire la connaissance de cet opposant de renom. Dans la foulée, il le convie, ainsi que Kenfaoui, à un dîner qui se tiendra bientôt à l'ambassade de Tchécoslovaquie.

Ce soir-là, le 28 mars 1960, Kenfaoui tarde à arriver. Retenu par un cocktail offert en l'honneur d'une délégation malienne, il se présentera avec une heure et demie de retard. Ben Barka, lui, est ponctuel. En attendant son compatriote, il discute avec Zdenek Micke (alias «Motl»), sans se douter, lui non plus, que cet homme de 29 ans est un capitaine de la StB, l'équivalent du KGB à Prague.

Le département «renseignement extérieur» du service tchécoslovaque a ouvert un dossier - le 43-802 - au nom de Ben Barka. Une note de quatre pages, rédigée par Motl, relate le dîner à l'ambassade. «Nous avons pu analyser dans le calme la situation actuelle au Maroc», écrit-il. Le fondateur de l'UNFP lui a confié qu'il ne pouvait retourner dans son pays sans risquer l'arrestation. «Ben Barka, poursuit Motl, ne voit qu'une seule issue pour son pays: s'engager dans la voie du socialisme. La première condition est l'unification totale de toutes les forces de progrès du pays dans une organisation politique. C'est pourquoi il veut traiter avec Ali Yata [NDLR: le secrétaire général du Parti communiste marocain - PCM] pour obtenir l'accord du parti.» Autre signe positif aux yeux du capitaine: le leader tiers-mondiste, à la recherche de contacts internationaux, dit vouloir rencontrer des dirigeants soviétiques, en particulier un proche collaborateur de Khrouchtchev, attendu à Paris.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20070704.OBS5040/ben_
barka_aurait_ete_un_espionau_service_de_prague.html?idfx=RSS_notr
Ben Barka:
espion au service de Prague

NOUVELOBS.COM | 04.07.2007

Des archives secrètes révèlent que le leader de l'opposition marocaine kidnappé à Paris en 1965 aurait servi la Tchécoslovaquie à partir de 1961. Il aurait notamment transmis des documents émanant de la Sdece, ex-DGSE.

Medhi Ben Barka, disparu en 1965 à Paris à la suite de son enlèvement, aurait été un agent rémunéré des services secrets tchécoslovaques au début des années 60, affirme dans son dernier numéro L'Express.
Le leader de l'opposition marocaine en exil aurait été approché à Paris dès avril 1960 par un membre du StB (services secrets tchécoslovaques, équivalent du KGB soviétique), selon des archives secrètes (1.150 pages). Elles ont été découvertes en Tchécoslovaquie, à Prague, par un journaliste tchèque. L'Express publie certaines pages sous forme de fac-similés.

 

Informations confidentielles françaises transmises à Prague

Selon l'hebdomadaire, la rémunération de Ben Barka par le StB a débuté après un voyage à Prague. Ce dernier, qui fut président de la Tricontinentale (rassemblant des Etats qui venaient d'accéder à l'indépendance et des mouvements de libération), aurait reçu 1.500 francs par mois, à partir de l'automme 1961.
Ben Barka aurait remis au StB des documents qu'il présente alors comme venant du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (Sdece, devenu DGSE). Le leader marocain aurait également multiplié les séjours à Prague où il aurait suivi une formation spécialisée (codes, liaisons radio, filature...) en mars 1965, sept mois avant son enlèvement à Paris.

 

"Contradiction avec le personnage de Ben Barka"

Pour l'historien Gilles Perrault, auteur d'un ouvrage sur Henri Curiel qui était membre de la Tricontinentale et proche de Ben Barka, ces révélations de L'Express sont "en contradiction totale avec le personnage de Ben Barka, chef de l'opposition marocaine". Gilles Perrault a ajouté qu'il "ne voyait pas très bien l'utilité de Ben Barka pour les services tchèques, d'autant plus que sa dimension mondiale aurait plutôt voulu qu'il soit recruté par le KGB".
Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965, devant la brasserie Lipp à Paris (VIe), lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français.
Cette affaire retentissante n'a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires. Le corps de Ben Barka n'a toujours pas été retrouvé et les conditions de sa mort n'ont pas été établies.

http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=830&n=532&id_artl=13974


Programme quotidien d'actualité nationale de Radio Prague, diffusé tous les jours sauf le samedi et dimanche, est un résumé de l'essentiel des événements des 24 dernières heures.

Archives StB:
une autre image de Ben Barka

[13-07-2007] Par Alexis Rosenzweig


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Nous vous en parlions dans notre précédente émission : un dossier retrouvé dans les archives de la StB retrace les cinq années pendant lesquelles le Marocain Mehdi Ben Barka a été rémunéré par les services de renseignement tchécoslovaques pour leur servir d'informateur.

Approché en 1960 à Paris par le capitaine Zdenek Micke, en poste à l'ambassade tchécoslovaque, le leader de l'UNFP se rendra pour la première fois à Prague l'année suivante. En tout, Ben Barka viendra 11 fois en Tchécoslovaquie. Au cours d'un de ses passages, il sera officiellement recruté par la StB.
Le 17 décembre 1963, le chef du renseignement extérieur écrit une note au ministre de l'Intérieur pour faire l'éloge de Cheikh, le nom de code donné à Mehdi Ben Barka. « Il nous donne des informations et des documents intéressants », peut-on lire dans cette note. Une note qui figure dans le dossier de plus de 1500 pages retrouvé dans les archives et décortiqué par l'historien et journaliste Petr Zidek :

« Pour moi, ce dossier donne une nouvelle image de ce personnage. Dans la plupart des livres qui ont été consacrés à Ben Barka, il est souvent présenté comme une victime innocente des services secrets marocains, français, américains - on parle même du Mossad israélien - et je pense qu'en lisant ce dossier on peut se faire une autre image de ce politicien. Je pense qu'il n'était pas si innocent que ça et qu'il a probablement entretenu d'autres relations de ce type. »


http://www.radio.cz/pictures/komunismus/stb_barka1.jpg

Avec d'autres services de renseignement ?
« Oui, je n'ai aucune preuve, il n'y en a pas dans le dossier mais je pense que le comportement de ben barka vis-à-vis des services tchèques et certains faits peuvent conforter cette hypothèse. »
Ces révélations ont eu un retentissement relativement important cette semaine. Quand on parle de Ben Barka en France, c'est aussi et surtout du mystère qui entoure sa disparition. Est-ce que dans le dossier des archives de la StB on apprend quelque chose de plus ?

« Pas concrètement, mais je pense que le contenu du dossier est une raison de plus pour quiconque qui aurait voulu l'éliminer. C'est aussi une hypothèse : ses contacts avec la StB n'étaient sûrement pas ignorés par les services français ou marocains. C'était peut-être une des raisons de son élimination. »


http://www.radio.cz/pictures/komunismus/stb_barka.jpg


Les recherches sur le dossier Ben Barka seront publiées ce week-end dans Lidove noviny. Ajoutons que sur une note rédigée deux semaines après l'enlèvement de Mehdi Ben Barka à Paris, la StB déployait déjà une stratégie à triple objectif : « attirer les soupçons sur le gouvernement américain et la CIA pour faire croire qu'ils sont les organisateurs du rapt », « dénoncer le roi Hassan II... » et « compromettre autant que possible la police et le gouvernement français, voire Charles de Gaulle en personne ».


 Ben Barka
ESPION
informateur de Prague

[12-07-2007] Par Alexis Rosenzweig

Mehdi Ben Barka, leader de l'opposition marocaine et du mouvement tiers-mondiste au début des années 60, était un informateur de la StB, l'équivalent tchécoslovaque du KGB. C'est en tout cas ce qui ressort d'un imposant dossier retrouvé à Prague dans les archives des services de renseignement.

Le dossier, qui porte le numéro 43-802, est très détaillé. Il retrace les cinq années de collaboration entre la StB et Mehdi Ben Barka - sous son nom de code « Cheikh » - jusqu'à la mystérieuse disparition de celui-ci à Paris en 1965.

Historien de formation, le journaliste Petr Zidek a retrouvé ce dossier en microfilm et vient d'en publier le contenu dans le magazine français L'Express. Son enquête sera également publiée dans le prochain supplément du week-end du quotidien tchèque Lidove noviny. Au micro de Radio Prague, Petr Zidek a insisté sur le caractère exceptionnel du dossier Ben Barka :

« Ce dossier est exceptionnel parce qu'il comporte 1500 pages, ce qui est rare pour la StB. Il traite le sujet très en détail et je pense que c'est un bon document historique. »

Ces détails concernent l'évolution de la collaboration et la rémunération de Mehdi Ben Barka par la StB ?

« Oui, il n'y a pas de reçus ni de de factures mais il y a des documents qui prouvent que Ben barka a reçu telle somme d'argent pour tel objectif. Par exemple pour aller assister à une conférence afro-asiatique. »

source : http://www.radio.cz/fr/article/93324/limit
 

Ben Barka,
 agent de Prague?

Mehdi Ben Barka, en 1959 à Casablanca.
(Photo : AFP)

Selon des informations publiées par l’hebdomadaire L’Express, Mehdi Ben Barka a été rémunéré par le StB, les services secrets tchécoslovaques, au début des années 1960. Le journaliste et historien Petr Zidek, 36 ans, spécialiste des services secrets, a pu éplucher un dossier de plus de 1 500 pages contenant des renseignements au sujet des activités de l’opposant marocain, qui avait le nom de code « Cheik ». Il aurait ainsi fourni des renseignements à divers responsables de la centrale d’espionnage tchèque, très liée au KGB soviétique. La famille de Ben Barka a considéré que ces révélations sont diffamatoires. Interviewé par RFI, Petr Zidek maintient que Ben Barka a bien été un agent des services secrets de Prague, depuis 1961, jusqu’à sa disparition à Paris en 1965. Le chercher affirme, également, qu’Amilcar Cabral, qui dirigea la lutte pour l’indépendance de la Guinée Bissau, a également bénéficie de l’aide des Tchèques.

source http://www.rfi.fr/actufr/articles/091/article_53985.asp

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