"SIX MILLIONS DE MORTS" (JUIFS)
LE SONT-ILS RÉELEMENT?
par Richard E. HARWOOD


 
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Les Procès de Nuremberg

 

L'histoire des Six Millions reçut la sanction de la chose jugée grâce aux Procès de Nuremberg qui permirent aux Alliés de condamner les dirigeants allemands entre 1945 et 1949. Ces procès furent la comédie juridique la plus grande et la plus honteuse de l'Histoire. Pour une étude beaucoup plus détaillée des iniquités de ces procès qui, comme le déclara le Maréchal Montgomery, furent un crime du fait d'avoir perdu la guerre, nous renvoyons le lecteur aux ouvrages cités ci-dessous et particulièrement au livre remarquable de F. J. P. Veale, juriste anglais distingué, Advance to Barbarism (Nelson,1953).

Dès le début, les Procès de Nuremberg se basèrent sur des statistiques grossièrement erronées. Dans son réquisitoire du 20 novembre 1945, Sidney Alderman déclara qu'il y avait 9.600.000 Juifs dans les pays d'Europe occupés par l'Allemagne. Nous avons montré plus haut que c'est une absurdité. Il est arrivé à ce total:

a) en ne tenant aucun compte de toute l'émigration juive entre 1933 et 1945

b) en ajoutant tous les Juifs d'Union Soviétique, y compris les deux millions et plus qui ne se trouvèrent jamais dans les zones occupées par les Allemands.

Le même total artificiellement gonflé, légèrement arrondi à 9.800.000, fut présenté de nouveau au Procès Eichmann en Israël par le Prof. Shalom Baron.

Les prétendues Six Millions de victimes firent leur apparition pour la première fois à Nuremberg comme base de l'accusation, et après que la Presse de l'époque eut jonglé parfois avec des totaux de dix millions ou plus, les Six Millions trouvèrent créance et s'imposèrent par la suite dans les mass media internationaux. On pourrait comprendre qu'on ait ajouté foi à ce chiffre bizarre dans l'ambiance de récrimination irréfléchie de 1945, mais il est très significatif de constater qu'il était devenu insoutenable en 1961, lors du Procès Eichmann. Le tribunal de Jérusalem évita soigneusement de citer le chiffre de Six Millions et l'acte d'accusation dressé par Gideon Haussner parlait simplement de "quelques" millions.


A Nuremberg, on ne tint aucun compte des principes juridiques

Pour ne pas se laisser induire en erreur en croyant que l'extermination des Juifs a été "prouvée" à Nuremberg par des "documents", des "preuves testimoniales", il faut considérer la nature des procès eux-mêmes puisqu'ils ne tinrent aucun compte de principes juridiques valables. Les accusateurs furent à la fois demandeurs, juges et bourreaux, la "culpabilité" était tenue comme établie dès le principe. Parmi les juges, nous trouvons naturellement les Soviétiques dont les crimes innombrables comprenaient le massacre de 15.000 officiers polonais dont les cadavres furent découverts par les Allemands dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Au procès de Nuremberg, l'accusateur public soviétique essaya d'attribuer ce massacre aux Allemands! A Nuremberg, on créa une législation ex post facto afin de juger des gens pour des "crimes" qui furent seulement déclarés être des crimes après qu'ils eussent été prétendument commis. Jusqu'alors, le principe légal le plus fondamental était qu'on ne peut être déclaré coupable de violer une loi que si cette loi était un vigueur au moment de l'infraction. "Nulla Poena Sine Lege".

A Nuremberg, on ne tint aucun compte des Règles pour les Preuves mises au point au cours des siècles par la jurisprudence britannique pour découvrir la vérité d'un chef d'accusation avec autant de certitude que possible. A Nuremberg, on décréta que "le Tribunal ne serait pas lié par des règles technique de preuve", mais "pourrait admettre toute preuve testimoniale qu'il estimerait avoir une valeur probante", c'est-à-dire qui viendraient soutenir une conviction. Ceci signifiait en pratique qu'on admettait des dépositions sur la foi d'autrui, des simples ouï-dire (non admissibles par des tribunaux normaux), et des documents qui, dans un procès judiciaire normal, sont toujours rejetés comme récusables et sujets à caution. Il est très significatif qu'on ait admis ce genre de "preuves" au procès de Nuremberg, car ce fut une des méthodes principales de fabrication de la légende de l'extermination au moyen de "déclarations par écrit sur l'honneur, déclarations formelles par écrit tenant lieu de serment" frauduleuses. Alors qu'on fit comparaître seulement 240 personnes à la barre des témoins, le Tribunal de Nuremberg accepta pas moins de 300.000 de ces "déclarations par écrit sur l'honneur" ou "déclarations formelles par écrit tenant lieu de serment" qui appuyaient les accusations, sans que ces témoins fussent entendus sous serment. Dans ces conditions, n'importe quel déporté juif ou n'importe quel ancien détenu d'un camp de concentration pouvait alléguer tout ce qui lui passait par la tête dans un esprit de vengeance. Le plus incroyable de toute cette histoire est peut-être le fait qu'on ne permit pas aux avocats de la défense d'interroger contradictoirement les témoins à charge. Une situation un peu semblable exista lors du Procès Eichmann quand on annonça qu'on pourrait à tout moment retirer la défense à l'avocat d'Eichmann "si une situation intolérable se présentait", ce qui signifiait probablement si l'avocat commençait à prouver l'innocence d'Eichmann.

La motivation réelle des procès de Nuremberg fut dénoncée par le juge américain Wenersturm, Président d'un des tribunaux de Nuremberg. Il fut tellement écoeuré par le procès qu'il donna sa démission et retourna aux Etats-Unis après avoir remis au Chicago Tribune une déclaration dans laquelle il énumérait point par point ses objections (cf. Mark Lautern, Das letzte Wort über Nurnberg, p.56). Voici le texte des points 3 à 8:

3. Les membres du Ministère Public, au lieu d'essayer de formuler un nouveau principe légal qui puisse servir de guide, furent poussés uniquement par l'ambition personnelle et le désir de vengeance.

4. Le Ministère Public fit l'impossible pour empêcher les avocats de préparer la défense de chaque accusé et pour qu'ils ne puissent pas produire des témoignages ni des preuves à décharge.

5. Le Ministère Public, dirigé par le Général Taylor, fit l'impossible pour empêcher qu'on demande à Washington de fournir au Tribunal d'autres documents en possession du Gouvernement américain.

6. 90% des personnes composant le Tribunal étaient prévenues contre les accusés pour des raisons politiques ou raciales et favorisaient l'accusation.

7. Le Ministère Public fit en sorte de confier tous les emplois administratifs du Tribunal Militaire à des "Américains" naturalisés de fraîche date qui s'ingéniaient à créer une ambiance hostile aux accusés dans leurs traductions, dans les affaires administratives, etc.

8. Le but réel des procès de Nuremberg fut de montrer aux Allemands les crimes de leur Führer et ce but fut en même temps le prétexte des procès... Si j'avais su sept mois plus tôt ce qui se passait à Nuremberg, je n'y serais jamais allé!

En ce qui concerne le point 6 "90% des personnes composant le Tribunal étaient prévenues contre les accusés pour les raisons politiques ou raciales", ce fait fut confirmé par d'autres personnes présentes. Suivant Earl Carrol juriste américain, le personnel du Ministère Public comprenait 60% de Juifs allemands qui avaient quitté le Reich après la promulgation des lois raciales hitlériennes. Il nota qu'il n'y avait même pas 10% des Américains employés par le Tribunal de Nuremberg qui étaient réellement Américains de naissance. Robert M. Kempner, directeur du Ministère Public, adjoint du Général Taylor, était un émigrant juif allemand. Il était aidé de Morris Amchan. Mark Lautern, qui suivit les procès, écrit dans son livre: "Ils sont tous venus, les Solomon, Schlossberger et Rabinovitch, qui font partie des services du Ministère Public..." (ibid., p.68). Il est donc évident que le principe juridique fondamental selon lequel on ne peut pas être à la fois juge et partie a été bafoué complètement. En outre la majorité des témoins étaient aussi des Juifs. Maurice Bardèche, qui suivit également les procès, dit que la seule préoccupation de ces témoins était de ne pas manifester trop ouvertement leur haine et d'essayer de donner une impression d'objectivité (Nuremberg ou la Terre Promise, Paris,1948, p.149).


Des "aveux" extorqués par la torture

Mais il y a encore un élément bien plus troublant: les méthodes utilisées à Nuremberg pour arracher des déclarations et des "aveux", spécialement pour obtenir des "aveux" des officiers SS pour soutenir l'accusation d'extermination. Le Sénateur américain Joseph McCarthy, dans une déclaration à la Presse américaine du 20 mai 1949, signala les cas de torture suivants, pour obtenir des aveux des accusés:

A la prison de Schwabisch Hall, des officiers de la SS Leibstandarte Adolf Hitler furent battus jusqu'à ce qu'ils baignèrent dans leur sang, on leur écrasa ensuite les parties sexuelles quand ils étaient étendus sur le sol. Comme on le fit pour de simples soldats pendant le Procès de Malmédy de triste notoriété, les prisonniers furent suspendus par les mains et battus jusqu'à ce qu'ils acceptent de signer les aveux qu'on leur demandait. C'est sur la base de tels "aveux" arrachés par la torture au Général SS Sepp Dietrich et à Joachim Peiper, colonel de la Waffen SS, que la Leibstandarte fut déclarée "organisation criminelle". Quant au Général SS Oswald Pohl, intendant des camps de concentration, on lui barbouilla le visage de matières fécales et il fut battu ensuite jusqu'à ce qu'il fasse des "aveux". A propos de ces cas de torture, le Sénateur McCarthy dit à la Presse: "J'ai entendu des témoins et j'ai lu des témoignages prouvant que les accusés furent battus, maltraités et torturés par des méthodes qui ne pouvaient que germer dans des cerveaux malades. On organisa des simulacres de procès et d'exécutions capitales, on leur dit que leurs familles ne recevraient plus de cartes de ravitaillement s'ils n'avouaient pas. Toutes ces choses se firent avec l'approbation du Ministère Public pour créer l'ambiance psychologique nécessaire pour leur arracher les aveux désirés. Si les Etats-Unis permettent que de tels actes restent impunis, le monde entier aura le droit de nous blâmer sévèrement et de douter à jamais de la rectitude de nos motifs et de notre intégrité morale."

Ces méthodes d'intimidation furent répétées lors des procès de Francfort/s/Main et de Dachau, et un très grand nombre d'Allemands furent condamnés pour des atrocités qu'ils avaient "avouées" dans de telles conditions. Les méthodes qui permirent d'obtenir ces aveux furent révélées dans le Daily News de Washington du 9 janvier 1949 par le juge américain Edward L. van Roden, un des trois membres de la Commission Simpson de l'armée américaine qui fit une enquête sur les méthodes utilisées par la justice lors du procès de Dachau. Son récit parut également dans le journal britannique Sunday Pictorial du 23 janvier 1949. "Les Américains se déguisaient en prêtres pour entendre les accusés en confession et leur donner l'absolution; ils les torturaient en leur enfonçant des allumettes enflammées sous les ongles; ils leur cassaient les dents et la mâchoire; ils les laissaient seuls en cellule au secret pendant longtemps et ne leur donnaient que des rations de famine." Van Roden expliqua: "Les ''aveux'' qui furent retenus comme preuves à charge au procès avaient été obtenus après avoir gardé ces hommes au secret, seuls dans une cellule, pendant 3, 4 et 5 mois...Pour interroger les accusés, les Américains leur mettaient une cagoule noire sur la tête et ils les frappaient ensuite au visage avec des coups-de-poing américains en laiton, ils leur donnaient des coups de pied et les battaient avec des flexibles en caoutchouc... Sur les 139 cas de notre enquête, 137 de ces soldats allemands avaient reçu des coups de pied dans les testicules qui leur avaient laissé des blessures inguérissables. C'était un moyen standard utilisé dans les interrogatoires par ces Américains."

Voici les noms de ces "Américains" chargés de ces interrogatoires (et qui, plus tard, firent office de Ministère Public lors des procès): Lt.-Col. Burton, Capt. Raphael Shumacker, Lt. Robert E. Byrne, Lt. William R. Perl, Mr. Morris Ellowitz, Mr. Harry Thon et Mr. Kirschbaum. Le conseiller juridique du tribunal était le Col. A. H. Rosenfeld. Le lecteur verra immédiatement d'après leurs noms que la majorité de ces personnes étaient "prévenues contre les accusés pour des raisons raciales" pour reprendre les mots du juge Wenersturm -- c'est-à-dire qu'ils étaient Juifs et qu'on n'aurait jamais dû leur confier une enquête de ce genre.

Malgré le fait que des "aveux" de l'extermination des Juifs furent arrachés dans ces conditions, les dépositions faites aux procès de Nuremberg sont encore considérées comme une preuve concluante de l'assassinat de Six Millions de Juifs par des écrivains tels que Reitlinger et d'autres, et l'on maintient l'illusion que ces procès furent impartiaux et parfaitement conduits dans les règles. Quand on demanda au Général Taylor, Chef du Ministère Public, où il avait trouvé le chiffre de Six Millions de Juifs tués, il répondit qu'il était basé sur les aveux du Général SS Otto Ohlendorf. Ce dernier avait été torturé également et nous examinerons son cas plus loin. Mais en ce qui concerne de tels "aveux" en général, nous ne pouvons mieux faire que de citer le journal britannique Sunday Pictorial quand il publia le rapport du juge van Roden:

"Des hommes forts furent réduits à l'état d'épaves humaines prêtes à marmotter n'importe quels aveux exigés par le Ministère Public."


La déposition de Wisliceny

Examinons maintenant quelques-uns de ces documents de Nuremberg. La déposition de Dieter Wisliceny, capitaine de la SS, un adjoint d'Eichmann qui fut ensuite le chef de la Gestapo en Slovaquie, est le document qui est cité le plus fréquemment pour soutenir la légende des Six Millions et qui occupe une grande place dans le livre de Poliakov et Wulf Das Dritte Reich und die Juden: Dokumente und Aufsätze. Cette déposition fut obtenue dans des conditions encore plus dures que celles que nous avons décrites ci-dessus, puisque Wisliceny tomba aux mains des communistes tchèques et fut "interrogé" en novembre 1946 dans la prison de Bratislava contrôlée par les Soviétiques. Soumis à la torture, Wisliceny fut réduit à l'état d'épave humaine aux nerfs détraqués qui, finalement, se mettait à sangloter pendant des heures, sans pouvoir s'arrêter, avant qu'on l'exécute. Bien que les conditions dans lesquelles sa déposition fut obtenue lui enlèvent toute vraisemblance, Poliakov préfère ignorer ce "détail" et écrit simplement: "En prison, Wisliceny écrivit plusieurs mémoires qui contiennent des renseignements très intéressants" (Harvest of Hate, p.3). Ces mémoires contiennent quelques faits véridiques pour donner un cachet d'authenticité, par exemple que Himmler préconisait avec enthousiasme l'émigration juive et que l'émigration des Juifs européens se poursuivit pendant la guerre, mais généralement, ils correspondent au type des "aveux" spectaculaires qui font partie de la mise en scène des grands procès en URSS. Il y est question souvent de l'extermination des Juifs et ces déclarations essaient d'une manière flagrante de mettre en cause le plus de chefs SS possible. On y trouve aussi de nombreuses erreurs concrètes, notamment l'affirmation que la guerre avec la Pologne eut pour conséquence que 3 millions de Juifs en plus se retrouvèrent dans les territoires occupés par l'Allemagne, mais nous avons démontré plus haut que c'était faux.


Le cas des "Einsatzgruppen"

La déposition de Wisliceny s'étend assez longuement sur les activités des Einsatzgruppen ou unités spéciales de lutte contre les partisans et terroristes utilisées pendant la campagne de Russie. Il faut examiner cette question en détail quand on étudie les procès de Nuremberg parce que les opérations de ces unités spéciales ont été représentées comme un genre de "Six Millions" en miniature, alors qu'il a été prouvé depuis lors que leur action a été dépeinte de la façon la plus exagérée et la plus falsifiée qu'on puisse imaginer. Les Einsatzgruppen étaient 4 unités spéciales composées d'éléments de la Gestapo et du S.D. (Service de Sécurité de la SS) ayant pour tâche d'exterminer les partisans et les commissaires politiques communistes derrière le front des armées allemandes qui avançaient en Russie. En 1939, il y avait déjà 34.000 commissaires politiques dans l'Armée Rouge. C'est Rudenko, le représentant soviétique du Ministère Public aux procès de Nuremberg, qui s'est occupé spécialement des Einsatzgruppen. L'acte d'accusation de 1947 prétendait que ces quatre groupes avaient tué pas moins d'un million de Juifs en Russie au cours de leurs opérations, uniquement parce qu'ils étaient Juifs. Depuis lors, ces accusations sont devenues plus "élaborées"; on prétend maintenant que l'assassinat des Juifs soviétiques par les Einsatzgruppen constituait la première phase du plan d'extermination des Juifs, la seconde phase étant la déportation des Juifs européens en Pologne. Reitlinger reconnaît que l'expression "solution finale" se référait à l'origine à l'émigration et n'avait rien à voir avec la liquidation des Juifs, mais il affirme ensuite qu'une politique d'extermination commença au moment de l'invasion de l'Union Soviétique en 1941. Il examine l'ordre donné par Hitler en juillet 1941 de liquider les commissaires politiques, et il conclut que cet ordre fut accompagné d'un ordre verbal de Hitler aux Einsatzgruppen de liquider tous les Juifs soviétiques (Die Endlösung, p.91). Si cette supposition a une base quelconque, c'est probablement la déposition de Wisliceny, sans aucune valeur juridique ni historique, qui prétend que les Einsatzgruppen reçurent bientôt des ordres pour étendre leur mission d'anéantissement des communistes et des partisans afin d'opérer un "massacre général" des Juifs de Russie.

Fait très significatif: il s'agit une nouvelle fois d'un "ordre verbal" d'exterminer les Juifs qui, suppose-t-on, accompagna l'ordre écrit, authentique, de Hitler. Encore une hypothèse nébuleuse et improuvable de Reitlinger. Un ordre précédent du Führer, daté de mars 1941, et signé par le Maréchal Keitel, spécifie clairement quelles seraient les missions réelles des futurs Einsatzgruppen. Il précise que, pendant la campagne de Russie, le Reichsführer SS (Himmler) sera chargé de "missions en vue de préparer l'administration politique, missions qui résultent de la lutte qui devra être menée entre deux systèmes politiques opposés" (Manvell & Frankl, ibid., p.115). Ceci concerne clairement l'élimination du communisme, spécialement des commissaires politiques dont la mission spécifique était l'endoctrinement communiste.


Le procès Ohlendorf

Le procès le plus révélateur sur l'"affaire des Einsatzgruppen" à Nuremberg fut celui du Général SS Otto Ohlendorf, chef de la S.D. qui commandait l'Einsatzgruppe D en Ukraine, rattaché à la 11e Armée du Maréchal von Manstein. Pendant la dernière période de la guerre, il travailla au Ministère de l'Economie comme expert en commerce extérieur. Ohlendorf subit aussi les tortures décrites plus haut, et dans sa déclaration sur l'honneur du 5 novembre 1945, on le "persuada" d'avouer que 90.000 Juifs avaient été tués, rien que sous son commandement. Le procès d'Ohiendorf n'eut lieu qu'en 1948, longtemps après le procès principal de Nuremberg, et il affirma alors avec insistance que sa déposition précédente lui avait été arrachée par la torture. Dans la déposition principale qu'il fit devant le tribunal, Ohlendorf profita de l'occasion pour démasquer Philip Auerbach, le procureur général juif de l'Office d'Indemnisation des victimes des persécutions du national-socialisme de l'Etat de Bavière qui réclamait à l'époque des indemnisations pour "onze millions de Juifs" qui avaient souffert dans des camps de concentration allemands. Ohlendorf réfuta cette réclamation ridicule en disant "qu'il n'y avait pas la plus petite partie" des gens pour lesquels Auerbach réclamait une indemnisation qui eut jamais vu un camp de concentration. Ohlendorf vécut encore assez longtemps pour voir Auerbach traîné devant un tribunal qui le condamna pour détournement de fonds et faux (il avait fait de faux documents pour justifier le paiement de sommes très importantes à des Juifs qui n'existaient pas); Ohlendorf fut exécuté finalement en 1951.

Ohlendorf expliqua au tribunal que ses unités durent souvent empêcher des massacres de Juifs organisés par des Ukrainiens antisémites derrière le front allemand, et il repoussa l'accusation en disant que les quatre Einsatzgruppen ensemble n'avaient même pas causé un quart des morts que le Ministère Public leur imputait. Il insista sur le fait que la guerre illégale des partisans avait entraîné un nombre bien plus grand de victimes dans l'armée allemande régulière -- affirmation confirmée par le gouvernement soviétique qui se glorifia de la mort de 500.000 soldats allemands tués par des partisans.

De fait, Franz Stahlecker qui commandait l'Einsatzgruppe A dans des pays baltes et en Russie Blanche, fut tué par des partisans en 1942. Traitant de la question des Einsatzgruppen, le juriste britannique F. J. P. Veale explique qu'au front de l'Est, il était impossible de faire une distinction convenable entre les partisans et la population civile, parce que tout civil soviétique qui voulait rester à l'écart de la guerre au lieu de participer aux actes de terrorisme s'exposait à être exécuté comme traître par ses compatriotes. Veale écrit à propos des Einsatzgruppen: "Il est bien certain qu'ils avaient l'ordre de combattre la terreur par la terreur" et il trouve étrange qu'on ne trouve rien à redire aux atrocités commises par les partisans simplement parce qu'ils se retrouvèrent dans le camp des vainqueurs (ibid, p.223). Ohlendorf était du même avis, et dans une déclaration amère qu'il écrivit avant d'être exécuté il accusa les Alliés d'hypocrisie puisqu'ils condamnaient les Allemands pour n'avoir pas respecté les lois de la guerre conventionnelles alors qu'ils se battaient contre un ennemi sauvage qui ne respectait pas ces lois.


Déformation de la vérité sur les exécutions faites par les Einsatzgruppen

On a constaté plus tard que l'accusation soviétique selon laquelle les Einsatzgruppen avaient exterminé à plaisir 1 million de Juifs pendant leurs opérations était une falsification grandiose. En fait, aucune base statistique ne permit jamais de justifier ce chiffre. Poliakov et Wulf citent à ce propos la déclaration de Wilhelm Hoettl, espion américain, agent double douteux et ancien adjoint d'Eichmann. On se rappelle que Hoettl affirma qu'Eichmann "lui avait dit" que 6 millions de Juifs avaient été exterminés, et il ajouta que 2 millions de ces Juifs avaient été tués par les Einsatzgruppen. Ce chiffre absurde dépassait même les estimations les plus folles du représentant soviétique du Ministère Public, Rudenko, et le tribunal américain qui jugea et condamna Ohlendorf n'y ajouta pas foi.

Le nombre réel de pertes en vies humaines qu'on peut imputer aux Einsatzgruppen a été révélé depuis lors dans le savant ouvrage de R. T. Paget, juriste britannique très compétent: Manstein, his Campaigns and his Trial (London 1951). Ohlendorf avait été sous l'autorité nominale de Manstein. La conclusion de Paget est que le Tribunal de Nuremberg, en acceptant les chiffres avancés par le Ministère Public soviétique, a exagéré de plus de 1000 pour cent le nombre de victimes et qu'il a déformé encore plus les situations dans lesquelles ces pertes furent infligées aux Soviétiques. (Ces déformations fantastiques de la vérité occupent six pages dans le livre de William Shirer: The Rise and Fall of the Third Reich, pp.1140-46). Nous avons donc ici un cas en miniature des Six Millions légendaires: il n'y a pas eu 1 million de tués mais 100.000. Naturellement, parmi ces 100.000, il ne pouvait y avoir qu'une petite proportion de partisans juifs et de fonctionnaires communistes. Il faut répéter que ces pertes furent le résultat de la guerre sauvage des partisans au front de l'Est, et que les terroristes soviétiques affirment avoir tué cinq fois plus de soldats allemands. La légende subsiste néanmoins selon laquelle l'extermination des Juifs commença par l'intervention des Einsatzgruppen en Russie.

Pour conclure, nous pouvons examiner brièvement le procès de von Manstein qui est à maints égards un exemple typique des méthodes utilisées à Nuremberg. Principalement parce que l'Einsatzgruppe D fut rattaché au secteur du front commandé par von Manstein (bien qu'il ne dût rendre compte qu'à Himmler), cet homme malade, âgé de soixante-deux ans, considéré par la plupart des autorités en la matière comme le général allemand le plus brillant de la dernière guerre, fut traité d'une manière indigne et jugé pour "crimes de guerre". Sur 17 chefs d'accusation, 15 furent présentés par le gouvernement communiste d'Union Soviétique et 2 par le gouvernement communiste de Pologne. On ne fit comparaître qu'un témoin à charge à ce procès, et son témoignage fut si pénible que l'accusation retira cette preuve à charge. Par contre, l'accusation s'appuya sur 800 "dépositions sur la foi d'autrui" (non admissibles par des tribunaux civilisés normaux) que le tribunal accepta sans aucune preuve de leur authenticité ou d'identification de l'auteur. Le Ministère Public présenta des déclarations formelles par écrit tenant lieu de serment d'Ohlendorf et d'autres chefs SS, et puisque ces officiers n'avaient pas encore été exécutés, Reginald Paget, K.C. (K.C. = King's Counsel, titre conféré à des membres éminents du barreau de Londres), avocat de von Manstein, demanda leur comparution au banc des témoins, ce qui fut refusé par les autorités américaines. Paget déclara que ce refus était dû à la crainte que les condamnés ne révèlent quelles méthodes on leur avait appliquées pour leur faire signer leurs déclarations. En fin de compte, von Manstein fut acquitté de 8 chefs d'accusation, y compris les 2 chefs d'accusation polonais qui, comme l'écrit Paget, "étaient des faux si criants qu'on se demandait comment on avait osé les présenter."


Le procès d'Oswald Pohl

L'affaire des Einsatzgruppen donne un aperçu révélateur des méthodes des procès de Nuremberg et de l'invention du mythe des Six Millions. Un autre élément nous est fourni par le procès d'Oswald Pohl en 1948, très important parce qu'il concerne directement l'administration du système des camps de concentration. Jusqu'en 1934, date à laquelle Himmler demanda son transfert à la SS, Pohl avait été l'officier payeur principal de la Marine de Guerre Allemande. Il fut pendant onze ans le grand directeur de l'administration de toute la SS comme chef du Service Economique et Administratif de la SS qui dut s'occuper après 1941 de la productivité industrielle des camps de concentration. Le comble de l'hypocrisie fut atteint lors de ce procès quand le représentant du Ministère Public dit à Pohl que "si l'Allemagne s'était contentée de faire partir les Juifs hors de son territoire, de leur refuser la nationalité allemande, de les exclure des emplois publics ou de n'importe quelle autre réglementation intérieure semblable, aucune autre nation n'aurait protesté." Alors qu'en réalité, l'Allemagne fut abreuvée d'insultes et dut supporter des sanctions économiques précisément à cause de ces mesures intérieures contre les Juifs qui furent certainement aussi une cause principale de la guerre des démocraties contre l'Allemagne .

Oswald Pohl était une personne extrêmement sensible et intellectuelle qui fut réduit à l'état de loque humaine pendant l'instruction de son procès. Comme le fit remarquer le sénateur McCarthy, Pohl avait signé des pièces à conviction après avoir été durement torturé; il avait fait notamment de faux aveux qu'il avait vu une chambre à gaz à Auschwitz au cours de l'été de 1944. Pendant le procès, le Ministère Public s'acharna sur ce chef d'accusation, mais Pohl repoussa cette accusation avec succès. Le Ministère Public voulait présenter cet homme abattu comme un véritable monstre à face humaine, ce qui était exactement le contraire de ce que témoignaient ceux qui le connaissaient. Un témoignage de ce genre fut fait par Heinrich Hoepker, un antinazi, ami de la femme de Pohl, qui rencontra fréquemment ce dernier entre 1942 et 1945. Hoepker constata que Pohl était une personne d'un caractère extrêmement serein et aux manières douces. Au cours d'une visite chez Pohl au printemps de 1944, Hoepker put voir des détenus d'un camp de concentration qui travaillaient en dehors du camp. Il constata que ces prisonniers travaillaient sans se presser et dans une ambiance détendue sans être harcelés par leurs gardiens. Hoepker déclara que Pohl n'avait pas un état d'esprit émotif à l'égard des Juifs et qu'il ne trouvait rien à redire à ce que sa femme reçoive chez eux son amie juive Annemarie Jacques. Au début de 1945, Hoepker était parfaitement convaincu que l'administrateur des camps de concentration accomplissait sa tâche d'une manière humaine, consciencieuse et dévouée, et il fut étonné des accusations lancées plus tard en 1945 contre Pohl et ses collègues. Madame Pohl constata que son mari garda sa sérénité jusqu'en mars 1945, quand il visita le camp de Bergen-Belsen pendant une épidémie de typhus. Jusqu'alors, ce camp avait été un modèle d'ordre et de propreté, mais la chaos régnant en Allemagne vers la fin de la guerre avait des conséquences désastreuses pour les détenus de ce camp. Pohl, incapable de remédier à ces conditions étant donné les circonstances désespérées de cette phase finale de la guerre, fut profondément ému par cette visite, et selon le témoignage de sa femme, il ne retrouva plus le calme et le sang-froid qui le caractérisaient auparavant. Le Dr. Alfred Seidl, juriste respecté de tous, qui fut le principal avocat de la défense lors des procès de Nuremberg, se consacra à sa tâche avec passion pour obtenir l'acquittement de Pohl. Seidl avait été un ami personnel de l'accusé pendant plusieurs années et il était parfaitement convaincu de son innocence: on accusait Pohl d'avoir établi le plan du génocide des Juifs. La condamnation de Pohl par le Tribunal des Alliés ne modifia en rien l'opinion de Seidl. Il déclara que le Ministère Public n'avait pas réussi à présenter une seule preuve testimoniale valable contre Pohl. Un des témoignages à décharge les, plus éloquents pour Oswald Pohl fut présenté par le lieutenant-colonel SS Kurt Schmidt-Klevenow, officier de justice du Service Economique et Administratif de la SS, dans sa déclaration sur l'honneur du 8 août 1947. Cette déclaration fut omise à dessein dans les documents publiés sous le titre de Procès des Criminels de Guerre devant les Tribunaux Militaires de Nuremberg 1946-1949. Schmidt-Klevenow signalait que Pohl avait soutenu à fond le juge , Konrad Morgen de la Direction Générale de la Police, Judiciaire du Reich qui avait pour tâche de faire des enquêtes sur les irrégularités qui se commettaient dans les camps de concentration. Nous reviendrons plus loin sur un cas pour lequel Pohl approuvait la peine de mort, prononcée contre Koch, commandant d'un camp de concentration, accusé par un tribunal de la SS d'avoir mal administré son camp. Schmidt-Klevenow expliqua que Pohl avait contribué à ce que les chefs des polices locales participent à la juridiction des camps de concentration, et il intervint personnellement pour assurer une discipline sévère du personnel des camps. Bref, les témoignages présentés au procès de Pohl montrent que ce procès ne fut rien d'autre que la diffamation préméditée d'un homme intègre pour soutenir la légende -- créée dans un but de propagande -- du génocide des Juifs dans les camps de concentration qu'il administrait.


Témoignages falsifiés et déclarations sur l'honneur mensongères

Les témoignages falsifiés à Nuremberg, y compris les dépositions extravagantes à l'appui du mythe des Six Millions, furent faits invariablement sous la contrainte par d'anciens officiers allemands, par des tortures cruelles comme dans les cas cités plus haut, ou parce qu'on leur promis des peines réduites s'ils parlaient dans le sens voulu, comme le fit le général SS von dem Bach-Zelewski. On le menaça de la peine capitale, parce qu'il commandait une brigade de Russes Blancs de la SS qui réprimèrent la révolte des partisans polonais à Varsovie en août 1944. Il était donc disposé à être "coopératif". La déposition de Bach-Zelewski constitua la base des preuves testimoniales contre le Reichsführer SS Heinrich Himmler lors du grand procès de Nuremberg (Procès des Grands Criminels de Guerre, Vol. lV, pp.29, 36). En mars 1941 à la veille de l'invasion de l'Union Soviétique, Himmler organisa une conférence des principaux chefs SS dans son château de Wewelsburg. Bach-Zelewski, expert de la guerre des partisans, y assistait. Dans sa déposition à Nuremberg, il décrivit comment Himmler parla en termes pompeux de la liquidation des peuples d'Europe Orientale, mais Goering, au banc des accusés, ne mâcha pas ses mots pour l'accuser de faux témoignage. Une accusation particulièrement outrageuse de Bach-Zelewski était que Himmler avait déclaré qu'un des buts de la campagne de Russie était de "décimer 30 millions de Slaves". En réalité, comme le déclara son Chef d'Etat-Major, Himmler dit que la guerre de Russie causerait sûrement des millions de victimes (Manvell & Frankl, ibid, p.117). Autre mensonge impudent de Bach-Zelewski: il déclara que Himmler assista personnellement à l'exécution de 100 Juifs par un Einsatzkommando à Minsk et que ce spectacle l'impressionna tellement qu'il faillit s'évanouir. On sait pourtant que Himmler était ce jour-là à son quartier général de Shitomir en Ukraine, où il tenait une conférence (cf. K. Vowinckel, Die Wehrmacht im Kampf, Vol. 4, p.275).

Les auteurs se basent beaucoup sur le témoignage de Bach-Zelewski dans tous les livres sur Himmler, particulièrement Willi Frischauer dans son livre Himmler: Evil Genius of The Third Reich (Londres, 1953, p. 148 ff.). Pourtant Bach-Zelewski rétracta publiquement devant un Tribunal d'Allemagne Occidentale, en avril 1959 ses dépositions à Nuremberg. Il reconnut qu'elles ne correspondaient nullement à la réalité et qu'il les avait faites pour des raisons de convenance et pour ne pas être exécuté. Ce tribunal allemand accepta sa rétractation après en avoir délibéré attentivement. Inutile de dire que ce que Veale appelle le "Rideau de Fer du Silence Discret" fut descendu immédiatement pour camoufler ce désaveu qui n'a pas influencé le moins du monde les auteurs des livres propageant le mythe des Six Millions, et l'on continue à prendre pour argent comptant le témoignage de Bach-Zelewski sur Himmler. Ironie des choses, c'est un antinazi, Felix Kersten, médecin personnel et masseur de Himmler, qui nous dit la vérité sur le Reichsführer SS. Etant donné son opposition au régime nazi, Kersten est enclin à soutenir la légende que l'internement des Juifs signifiait leur extermination, mais comme il connut très bien Himmler personnellement, il ne peut pas s'empêcher de dire la vérité sur lui, et dans son livre Memoirs 1940-1945 (Londres, 1956, p.119 ff.), il affirme positivement que Heinrich Himmler ne préconisait pas la liquidation des Juifs, mais approuvait et favorisait leur émigration outre-mer. Il ne met pas non plus Hitler en cause. Cependant, la crédibilité de son histoire antinazie s'évanouit quand il déclare, recherchant un croquemitaine de rechange, que le Dr. Goebbels fut réellement celui qui préconisa l'"extermination". Allégation absurde puisque Goebbels s'intéressait encore au projet de Madagascar après qu'il eut été classé temporairement par le Ministère des Affaires Etrangères d'Allemagne, comme nous l'avons montré plus haut.

Nous avons parlé aussi des milliers de "déclarations sur l'honneur par écrit" mensongères acceptées par le Tribunal de Nuremberg sans vérifier l'authenticité de leur contenu et sans identifier les personnes qui les avaient signées. Ces dépositions sur la foi d'autrui, souvent très bizarres, furent acceptées comme "preuves testimoniales" dès qu'elles portaient la signature requise.

Une déclaration sur l'honneur typique servant de témoignage à charge, contestée par la défense au Procès des Camps de Concentration de 1947, fut celle de Alois Hoellriegel qui faisait partie du personnel du camp de Mauthausen en Autriche. La défense prouva que cette déclaration sur l'honneur avait été forgée pendant que Hoellriegel était soumis à la torture; elle avait déjà été utilisée pour assurer la condamnation du général SS Ernst Kaltenbrunner en 1946. Selon cette déclaration, une liquidation massive de détenus dans des chambres à gaz avait eu lieu à Mauthausen et Hoellriegel avait vu que Kaltenbrunner (le chef SS le plus élevé en grade après Himmler) y avait participé.

Au moment du Procès des Camps de Concentration (le procès de Pohl), un an après, il était devenu impossible d'admettre cette absurdité quand on la présenta de nouveau au tribunal. La défense démontra non seulement que cette déclaration sur l'honneur avait été falsifiée, mais aussi que tous les décès à Mauthausen étaient contrôlés systématiquement par la police locale. Ces décès étaient notés dans un registre du camp, et l'accusation fut très embarrassée quand ce registre fut présenté par la défense comme preuve à décharge. Ce registre était un des rares qui n'avaient pas été détruits. La défense obtint aussi de nombreuses déclarations d'anciens détenus de Mauthausen (camp destiné principalement aux criminels) affirmant qu'on y était traité humainement et conformément aux règlements .


Les accusés de Nuremberg ne croyaient pas aux accusations des Alliés

Il n'y a pas de témoignage plus éloquent de la tragédie et de la tyrannie du procès de Nuremberg que la réaction d'étonnement pathétique ou d'incrédulité outragée des accusés en entendant les inculpations grotesques dont ils devaient se justifier. C'est ce qui apparaît dans la déposition du général SS Heinz Fanslau qui visita la plupart des camps de concentration pendant la dernière phase de la guerre. Bien que faisant partie des unités combattantes de la Waffen-SS, Fanslau s'était préoccupé des conditions qui régnaient dans les camps de concentration et il fut pour les Alliés une proie de choix devant leur permettre de prouver qu'il y avait eu entente criminelle en vue d'exterminer les Juifs. On prétendit qu'il avait dû être impliqué à fond dans cette entreprise d'extermination étant donné ses nombreux contacts avec les commandants des camps de concentration. Quand on sut qu'il allait être jugé, des centaines d'anciens détenus des camps qu'il avait visités firent des dépositions en sa faveur. Après avoir lu l'acte d'accusation du personnel des camps de concentration au Procès de Nuremberg No 4 du 6 mai 1947, Fanslau manifesta son incrédulité en ces termes: "Cela ne peut pas être possible car j'aurais dû aussi en avoir eu connaissance". Il faut attirer l'attention du lecteur sur le fait que, pendant tous les procès de Nuremberg, les dirigeants allemands au banc des accusés ne crurent jamais un seul instant aux allégations du Ministère Public des Alliés. Hermann Goering, qui dut soutenir tout le choc de la propagande faite à Nuremberg sur les prétendues atrocités, ne fut pas convaincu par cette mise en scène. Hans Fritzsche, qui passait en jugement en sa qualité de fonctionnaire le plus haut en grade du ministère de Goebbels, rapporte que Goering, même après avoir entendu la déposition d'Ohlendorf sur les Einsatzgruppen, et celle de Hoess sur Auschwitz, resta convaincu que cette histoire de l'extermination des Juifs était une pure invention de la propagande (The Sword in the Scales, Londres, 1953, p.145). A un moment donné du procès, Goering déclara avec l'accent de la conviction que "c'était précisément ici, à Nuremberg" qu'il en avait entendu parler pour la première fois (Shirer, ibid, p.1147). Les écrivains juifs Poliakov, Reitlinger, Manvell et Frankl, essaient tous d'impliquer Goering dans cette prétendue extermination, mais dans son livre Hermann Goering (Göttingen, 1956), Charles Bewley montre que le Tribunal de Nuremberg ne trouva aucune preuve de cette accusation.

Hans Fritzsche réfléchit à toute cette question pendant les procès et il en conclut qu'il n'y avait pas eu certainement d'enquête approfondie pour étayer ces accusations monstrueuses. Fritzsche fut acquitté; il avait été l'adjoint de Goebbels et un spécialiste de la propagande. Il découvrit que le prétendu massacre des Juifs était le point central de l'accusation contre tous les accusés. Kaltenbrunner, successeur de Heydrich comme chef de l'Office Supérieur de Sécurité du Reich, qui fut le principal accusé pour la SS puisque Himmler s'était suicidé, n'était pas plus convaincu que Goering de la véracité de ces accusations de génocide. Il confia à Fritzsche que le Ministère Public enregistrait des succès apparents grâce à sa technique de coaction, de contrainte exercée sur les témoins et de suppression des preuves; c'est exactement ce que les juges américains Wenersturm et van Roden avaient reproché au Tribunal de Nuremberg.


Introduction

1.
La politique allemande envers les Juifs avant la guerre

2.
Politique allemande envers les Juifs après le déclenchement des hostilités

3.
Population et émigration

4.
Les Six Millions: documents "probants" (!?)

5.
Les Procès de Nuremberg

6.
Auschwitz et les Juifs de Pologne

7.
Quelques mémoires publiés sur les camps de concentration

8.
Nature des camps de concentration pendant la guerre et conditions de vie dans ces camps

9.
Les Juifs et les camps de concentration: une appréciation de la Croix Rouge basée sur les faits

10.
Enfin la vérité ! L'oeuvre de Paul Rassinier

11.
Conclusion



Did Six Million Really Die?
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Revisionismen
(Swedish)
Revisionism
(English)



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Ahmed Rami:
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