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LE DÉTAIL


Par le professeur

Robert FAURISSON


20 décembre 1997

 

Au sujet des chambres à gaz nazies, Jean-Marie Le Pen a déclaré :

"Si vous prenez un livre de mille pages sur la seconde guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes : ce qui s'appelle un détail."

Il aurait pu invoquer des arguments encore plus percutants et plus précis, et en appeler à Eisenhower, Churchill, de Gaulle, Elie Wiesel, René Rémond, Daniel Goldhagen et au texte même du jugement de Nuremberg.

Eisenhower, Churchill, de Gaulle

Trois des ouvrages les plus connus sur la seconde guerre mondiale sont Croisade en Europe du général Eisenhower (New York, Doubleday [Country Life Press], 1948), La Seconde Guerre mondiale (Mémoires) de Winston Churchill (Londres, Cassell, 6 vol., 1948-1954) et les Mémoires de guerre du général de Gaulle (Paris, Plon, 3 vol., 1954-1959). Dans ces trois ouvrages on ne  trouve pas la moindre mention des chambres à gaz nazies (1).

Elie Wiesel

Il en va de même pour le récit autobiographique où Elie Wiesel relate son expérience d'Auschwitz et de Buchenwald (La Nuit, éditions de Minuit, 1958). Dans le premier volume de ses mémoires, il écrit : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu'elles restent fermées au regard indiscret. Et à l'imagination » (Tous les fleuves vont à la mer, le Seuil, 1994, p. 97).

René Rémond

Dans le troisième volume de son Introduction à l'histoire de notre temps, René Rémond qui, à l'époque, présidait, au sein du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, la commission de l'histoire de la déportation, ne soufflait pas mot de ces chambres à gaz (Le XXe siècle de 1914 à nos jours, le Seuil, 1974). Quatorze ans plus tard, alors qu'il était devenu le président de l'Institut d'histoire du temps présent, il ne mentionnait pas non plus ces chambres à gaz dans un ouvrage long de 1 013 pages (Notre Siècle, de 1918 à 1988, Fayard, 1988).

Daniel Jonah Goldhagen

Depuis mars 1996, l'historien juif américain Daniel Jonah Goldhagen est progressivement devenu la coqueluche des médias à travers le monde grâce à un livre paru en français sous le titre : Les Bourreaux volontaires de Hitler / les Allemands ordinaires et l'Holocauste (le Seuil, 1997). S'il y mentionne les chambres à gaz nazies, ce n'est guère que pour dire que « leur efficacité [a été] largement surestimée » (p. 18) et qu'elles ont toujours été, à tort, « la préoccupation dominante de l'opinion et même des historiens » (p. 170). Il va jusqu'à estimer que le gazage était « un épiphénomène dans l'extermination des juifs » (p. 504) (2) et que « l'excès d'attention accordé aux chambres à gaz doit être contrebalancé » (p. 506).

Le jugement de Nuremberg

La loi Fabius-Gayssot interdit de contester, dans le jugement du tribunal de Nuremberg (30 septembre et 1er octobre 1946), ce qui est relatif aux seuls « crimes contre l'humanité ». Parmi ces crimes figure l'emploi de chambres à gaz homicides. Mais on constate que, sur les quelque 84 000 mots de la version française du jugement, seuls 520 mots, extrêmement vagues, sont consacrés à ces chambres à gaz. Ce qui constitue 1/160e du texte du jugement ou 0,62 %. Autrement dit 99,38 % du jugement ne portent pas sur ces chambres.

Pourquoi tant de discrétion ?

Sur les différents motifs pour lesquels Eisenhower, Churchill, de Gaulle, Elie Wiesel, René Rémond, Daniel Goldhagen et le texte même du jugement de Nuremberg sont si discrets au sujet des chambres à gaz nazies, les révisionnistes ont des explica tions que la loi Fabius-Gayssot leur interdit de formuler.

 

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Notes:

(1) Crusade in Europe (1948) d'Eisenhower compte 559 pages ; The Second World War (six volumes, 1948-1954) de Churchill compte 4 448 pages et les Mémoires de guerre de de Gaulle (trois volumes, 1954-1959), 2 054 pages.

Soit un total de 7 061 pages (sans compter les pages introductives) publiées de 1948 à 1959 ; on n'y trouve aucune mention ni des « chambres à gaz » nazies, ni du « génocide » des juifs, ni des « six millions » de victimes juives de la seconde guerre mondiale.

(2) Le texte original américain porte : « [S] contrary to both scholarly and popular treatments of the Holocaust, gassing was really epiphenomenal to the Germans' slaughter of Jews » (Hitler's Willing Executioners / Ordinary Germans and the Holocaust, Londres, Little, Brown and Co., « Abacus », 1997 [1996], p. 533, n. 81).


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L'essentiel de ce texte a été publié le 1er jan vier 1998 par National Hebdo (p. 15) sous le titre : « Précisions sur le détail » et par Rivarol (p. 2) sous le titre : « Avez-vous des textes ? ».


"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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