"Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux: Levons-nous!"


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Vient de paraitre: un nouveau livre de Roger Garaudy. Nous en publions ici le texte integral.

Le Procès de la Liberté

À Vous de juger...

...Le procès Garaudy


Ce nouveau livre de Roger Garaudy, pru le 27/2/98, est en vente (à 120 Fr l´exemplaire, port compris):

Première séance (le 7 janvier 1998)

Lettre de Herzl à Cecil Rhodes

Le lobby sioniste

Deuxième séance (le 8 janvier 1998)

Qu'est-ce que le sionisme ?

Les témoins

La plaidoirie de Me Vergès. La loi Fabius-Gayssot, loi raciste.


Le texte du nouveau livre de Roger Garaudy:

Préface

Par Roger Garaudy

 

L'Italie a sa "MAFFIA" ; la France a sa "LICRA"...

Me faire comparaître, comme "accusé", au procès d'un livre que je n'ai jamais écrit, dans lequel on contesterait ou minimiserait la barbarie hitlérienne et où l'on professerait l'antisémitisme et la discrimination raciale, fut le tour de prestidigitation politique de la LICRA et de ses comparses.

Le présent compte rendu de ce procès, contient ma démonstration sur le mécanisme du mensonge et la puissance des délateurs ne groupant qu'un dixième de la communauté juive de France, mais disposant de l'appui de puissances étrangères israélo-américaines leur permettant de s'infiltrer dans tous les rouages de l'Etat français et de l'information, plus encore qu'au temps où la dénonçait le Général de Gaulle.

C'est pourquoi mon livre : "Les mythes fondateurs de la politique israélienne", traduit en 23 pays, du Japon aux Etats Unis, de l'Italie à la Grèce à la Hongrie et à l'Angleterre pour l'Europe parce qu'il dénonçait le danger de guerre créé par le lobby mondial, ternit l'image de la France, le seul pays où l'auteur fut traduit en justice. Cette atteinte à la liberté d'expression et aux droits de l'homme suscita une réprobation mondiale. En Egypte par exemple une délégation d'écrivains et d'artistes, conduite par le Prix Nobel Neguib Marfouz, vint dire son indignation à l'Ambassade de France, tout comme le Pape des chrétiens coptes, Sa Sainteté Chehnuda signa la même protestation que le Grand Cheik d'El Azhar. Des manifestations populaires se produisirent en Palestine et au Liban, et, un milliard de musulmans, sans distinction, de régime politique, depuis les Emirats du Golfe jusqu'au Président Hatemi de l'Iran, exprimérent leur déception devant cette rupture de la France avec sa tradition de patrie des Droits de l'Homme.

La critique de la politique israélienne avait pourtant la caution de la chose jugée : lors de l'invasion du Liban par Israël, qui fit 20.000 morts, en 1982, un article signé du Père Lelong, du Pasteur Matthiot et de moi même fut publié dans "Le Monde", La LICRA nous traduisit en justice. Elle fut trois fois déboutée et condamnée aux dépens. La Cour de Cassation jugeant, en dernier ressort, « qu'il s'agit de la critique licite de la politique d'un Etat, et de l'idéologie qui l'inspire et non de provocation raciale. »

En 1996, la LICRA récidive.

Deux faits nouveaux s'étant produits :

Une loi "Fabius Gayssot", (contre elle voteront, lors de sa présentation à l'Assemblée Nationale, Mr Chirac, Mr Toubon, futur Ministre de la justice, Mme Simone Weil et 182 parlementaires).

Cette loi faisait du Tribunal de Nuremberg (dont le Président reconnaissait qu'elle était le dernier acte de l'effort de guerre allié, le critère définitif de la vérité historique, permettant, comme le souligne un député, d'être condamné pour avoir dit la vérité. Comme l'ont démontré mes avocats Maître Vergès et Maître Petillaud, elle établit, au mépris de la Constitution française et de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, une discrimination raciste au rofit d'une seule catégorie de victimes d'Hitler, et excluant même les victimes de toutes les autres formes de barbarie, coloniale, esclavagiste ou totalitaire.

Le fait nouveau (et qui m'amèna à écrire ce livre) ce fut le plan statégique américain conçu par le théoricien du Pentagone, Huntington : "Le choc des civilisations " définissant ce que serait une troisième guerre mondiale : un affrontement entre une "civilisation judéo-chrétenne" et une "collusion islamo confucéenne". Or, il y a cent ans déjà, le Père spirituel de ce qui devint l'Etat d'Israël, Théodore Herzl, assignait à ce futur Etat, situé précisément à la charnière des deux mondes, cette mission : « Nous constituerons un bastion avancé de la civilisation occidentale contre la barbrie de l'Orient. » L'on comprend dès lors le support financier et militaire gigantesque apporté par les Etats Unis à l'Etat d'Israël.

Le professeur israélien Leibowitz (l'un des dirigeant de "l'Encyclopédie judaïque" écrivait : « La force du poing juif vient du gant d'acier américain qui le recouvre, et des dollars qui le capitonnent. » ("Israël et judaïsme" p.253)

L'organisation sioniste officialisée par la loi de la Knesset du 2 novembre 1952, représente la politique israélienne à l'étranger, accomplissant ponctuellement la tâche que Ben Gourion imposait au 23 éme congrés sioniste, : « Toutes les organisations sionistes de diverses nations se doivent d'aider l'Etat juif (en toute circonstance et inconditionnellement), même si une telle attitude entre en contradiction avec les autorités de leurs nations respectives. » Cette exigence fut strictement observée par les sionistes. Elie Wiesel, écrivait en 1982, lors de l'invasion sanglante du Liban. « Je suis totalement solidaire de ce qui se passe en Israël et ce que fait Israël, il le fait en mon nom.»

Le grand Rabbin Sitruk déclarait, en 1990, à Itzaac Shamir (celui qui proposait sa collaboration militaire à Hitler contre les Anglais, en pleine guerre) : « Soyez assuré que chaque juif en France est un défenseur de ce que vous défendez.É chaque juif français est un représentant d'Israël »

Ma dénonciation, appuyée, pour chaque assertion, de ses preuves leur était insupportable. Ne disposant d'aucun argument pour réfuter le livre, ils appelérent à la rescousse la police et la justice. La "Loi Fabius-Gayssot" leur en fournissait le prétexte.

Mon argumentation et celle de mes avocats, Maître Vergès et Petillaud, rendront le lecteur juge de la bonne foi des uns et de la valeur de vérité des dires des autres.

Nos accusateurs, naturellement, ne nous ont pas fourni leurs plaidoiries, car elles se résumaient en ce seul procés d'intention : me faire dire "Juif" chaque fois que je disais "Sioniste".

Or le judaïsme est une religion que je respecte, le sionisme une pollitique que je combats comme nationaliste, colonialiste, et poursuivant depuis 50 ans (et plus évidemment aujourd'hui avec Natanyahou) une politique agressive à l'égard de tous ses voisins dont elle occupe les frontières.

Mon livre en dénonce les prétextes pseudo-théologiques et pseudo-historiques :

Une lecture intégriste de la Bible, donnant des grandioses paraboles des pouvoirs de l'homme habité par Dieu, d'Abraham, de Moïse, de Josué, une lecture littérale proposant par exemple d'imiter, au XX éme siècle, contre les Palestiniens, les massacres de Canaan par Josué, exprimés dans le langage symbolique et tribal d'il y a trois millénaires.

L'on procède de la même manière à une interprétation de l'histoire conformes aux terribles simplifications de la guerre qui faisaient accepter, à Nuremberg, sans la moindre critique tous les rapports des alliés en vertu d'un statut du Tribunal définissant les crimes contre l'humanité au lendemain d'Hiroshima, et deux jours avant Nagasaki !

C'est ainsi que furent acceptés aveuglement, par exemple les rapports soviétiques attribuant le meurtre de milliers d'officiers polonais à Katyn à l'armée allemande, alors que la preuve fut plus tard établie que la direction soviétique avait ordonné le massacre.

De même fut accepté le chiffre de 4 millions de morts inscrit sur les murs d'Auschwitz - et qui y demeura 50 ans alors que l'inscription commémorative, depuis 1995, dit aujourd'hui, aprés les successives réductions en baisse faites par la communauté scientifique : à peu près un million.

Ceci ne diminue pas les crimes, car y eût il, comme je l'écris dans mon livre, un seul innocent assassiné, juif ou non, c'eût été un crime contre l'humanité !

Ce que nous dénonçons dans le livre, c'est l'exploitation politique et financière de tous les mythes amplificateurs, qu'il s'agisse d'une donation signée Dieu, d'une terre à un seul peuple aux dépens de tous les autres, ou d'une manipulation arithmétique qui ne servit pas seulement à indemniser les victimes (ce qui était justice) mais, comme le reconnaissait Nahum Goldman, sous prétexte de réparations, à financer les infrastructures d'un État qui n'y avait aucun droit puisqu'il n'existait pas au temps où les crimes furent commis et en usa pour préparer les armements au service de nouveaux crimes.

Parmi les "accusations" portées contre moi figurait une "négation de l'existence des chambres à gaz", alors que je demandais seulement un débat scientifique, public, entre spécialistes, car je n'en suis pas un. Tant que ce débat n'aura pas lieu, comme l'écrivait Madame Simone Weil lors du vote de la loi "Fabius-Gayssot" « nous donnons l'impression que nous avons quelque chose à cacher!!»

Ce débat est d'autant plus nécessaire que cette fixation obssessionnelle sur l'affirmation ou la négation de leur exitence, minimise les crimes des nazis en occultant toute recherche sur les autres moyens de massacre industriel des opposants (tels que l'électrocution dans des piscines, où l'usage de la chaux vive), ou des autres formes d'assassinat par des travaux tels qu'ils menaient à la mort, ou des épidémies de typhus faisant des milliers de victimes, ou les supplices prolongés de la faim que nous avons connus dans tous les camps.

De ce moyen de tuerie, étrangement, on ne trouve aucune trace chez aucun des grands acteurs et vainqueurs d'Hitler dont ils dénonçaient les barbaries : pas un mot sur les chambres à gaz dans les Mémoires des plus célèbres acteurs de la guerre : ni dans les "Mémoires de guerre" de Churchill, ni dans celles du Général de Gaulle, ni dans la "Croisade en Europe" d'Eisenhower.

Les historiens les plus agressifs, comme Jonah Goldhagen dans les "Bourreaux volontaires d'Hitler", (faisant du peuple allemand dans sa totalité « une nation de tueurs »), traite les chambres à gaz « d'épiphénomène » (p.504) et déplore qu'elles soient « la préoccupation dominante de l'opinion et même des historiens ». (p. 170)

Quant à un historien non polémique, dont la volonté d'objectivité est indubitable, comme Mr René Rémond, qui fut Président du Comité d'histoire de la déportation, dans ses deux ouvrages fondamentaux : "Introduction à l'histoire de notre temps" (1960) et "Le XXéme siècle de 1914 à nos jours" (1974), (ce dernier comportant mille pages) ne contient pas un mot sur cette question. C'est en effet une vraie question à laquelle il s'agit de répondre par un examen critique et serein ne partant d'aucun à priori d'affirmation ou de négation, pour examiner toutes les méthodes de torture et de mort employées par Hitler contre tous ses opposants.

C'est l'une des infâmies de la loi "Fabius-Gayssot" d'interdire aux historiens toute recherche critique et d'enlever aux juges le droit de juger, puisqu'elle impose d'avance une intouchable réponse donnée pour l'éternité par un tribunal d'exception.

Il est vrai, que, depuis le vote de cette "loi scélérate", le plus haut dignitaire de l'Etat français, sous le patronage de la LICRA et la Présidence du grand Rabbin Sitruk, reniant de Gaulle et l'honneur de la France, a reconnu Vichy comme un Etat légitime et a considéré le peuple de France comme un complice en déclarant que « la folie criminelle de l'occupant a été secondée par les français et l'Etat français. »

Alors que le Général de Gaulle disait : « Il n'existe pas de gouvernement proprement français. Hitler a créé Vichy » et que la « trahison n'était qu'une écume ignoble à la surface d'un corps sain. » 

Dans la logique sioniste ainsi imposée au Chef de l'Etat, selon le langage de Vichy, de Gaulle était un "déserteur" comme le Maréchal Leclercq ou le Commandant Messmer, et des centaines d'officiers et de soldats français rejoignant de Gaulle à Londres contre les marionnettes vychissoises d'Hitler et nous tous, les résistants à l'occupation, selon le langage commun à Hitler et à Natanyahou, devenions des "terroristes".

C'est ainsi que le procès de Papon, fonctionnaire fidèle de gouvernement collabo de l'occupant, comme l'a écrit Mr Peyrefitte, (un résistant de la première heure et Ministre de De Gaulle) devenait « le procès de la France » confondue avec cette « écume ignoble » de notre peuple.

Applaudissant à cet abaissement de la France, la LICRA et ses valets d'armes exigèrent une autoflagellation de notre peuple : ils obtinrent que l'Episcopat français, toujours soumis au plus fort, et prétendant parler au nom de toute l'Eglise (comme la LICRA au nom de tous les juifs), se soumit une fois de plus à cette humiliation, comme au temps de Pétain, comme si les milliers de curés et les millions de français qui sauvèrent tant de victimes de Vichy et de ses maîtres hitlériens, n'étaient pas aussi l'Eglise, et comme si n'étaient pas la France, les chrétiens protestants ou les français sans Dieu qui entrèrent dans la résistance et sauvèrent tant de patriotes qu'ils fussent juifs ou non-juifs.

Cette haine de la France combattante et debout sous l'orage, éclate avec les imprécations de Bernard-Henri Lévy, fleuron littéraire du "lobby" pour salir notre peuple et sa culture. Il écrit dans son "Idéologie française", aprés avoir stigmatisé la tradition humaniste de Voltaire comme la tradition chrétienne de Peguy, et même égratigné au passage la loyauté juive de Bernard Lazare : «C'est toute la culture française ... ce sont nos plus chères traditions françaises qui, une à une, témoignent de notre ancienneté dans l'abjection.... » Il appelle à traquer « ce fond de purulence » dissimulé « au coeur de la pensée française » qui fait de la France « la patrie du national-socialisme. » (p. 61 ; 92 et 125, Ed. GRASSET 1981).

Le même lobby garde le silence devant les exactions du seul pays qu'il appelle "démocratie" en Orient ;

Ce pays, l'Etat d'Israël, qui est le dernier à pratiquer en Palestine, un colonialisme de peuplement voulant en expulser les Palestiniens autochtones comme Hitler voulait expulser d'Europe les juifs ;

Ce pays est le seul à maintenir l'apartheid depuis la défaite des Afrikaners ; ce que Finkelraut appelait justement une « catastrophe spirituelle. »

Le seul pays au monde où une "Cour suprême" légalise la torture ;

Le pays où « le fascisme rabbinique » (selon l'expression de Jacques Derogy (Jacob Weitzman) fabrique des meurtriers de droit divin, comme l'assassin du Président Rabin, ou celui de musulmans en prière dans le caveau des Patriarches, Baruch Goldstein, formé à Brooklyn et opératif à Hébron. Le mausolée érigé à sa mémoire comporte cette dédicace, sculptée dans le marbre : « Au héros Baruch Goldstein » et les fleurs des pélerins sionistes de la colonie de Kyriat-Arba, qui viennent lui rendre hommage, n'y flétrissent jamais, sans la moindre réprobation du gouvernement de l'Etat complice.

Le pays où la veuve du Général Peled (dont la fille fut tuée dans l'explosion des résistants kamikazes de Jérusalem), dit à Netanyahou : « Ta politique a tué ma fille » comme Madame Léa Rabin lui dit aussi : « Tes amis ont tué mon mari ! »

Sur tous ces crimes la LICRA observe le silence et n'élève la voix que lorsque mon livre dénonce ces crimes et leurs racines idéologiques.

Tel est le drame : l'Italie a sa "MAFFIA" ; la France a sa "LICRA"...

L'un et l'autre infiltrées jusqu'au plus haut niveau des pouvoirs politiques et médiatiques.

Des juges français ont osé affronter ce chancre sur le visage de la France en la condamnant en 1982 dans ce même prétoire et en 1987 à la Cour de Cassation.

Des juges italiens comme le Juge Di Pietro de Milan, on tenté de couper les tentacules de la pieuvre qui pénétraient aux plus hauts niveaux du pouvoir politique et médiatique.

La même opération commencera t elle aujourd'hui en France ?

Il s'agit de dire clairement qui est coupable : celui qui commet le crime ou celui qui le dénonce ? celui qui cherche la vérité ou celui qui cherche à le bâillonner?

 

L' enjeu est vital.

Pour des millions de juifs que le lobby ne représente pas plus qu'au moment où Hitler, dès 1933, commença à collaborer avec les 5 % de sionistes désireux comme lui de « vider l'Allemagne de ses juifs » pour les appeler en Palestine, et à s'acharner contre les 95 % de membres de l'"Association des Allemands de religion juive" qui voulait seulement que leur culture et leur religion soient respectées dans leur propre patrie, le danger sioniste est grand.

Parmi les actions néfastes du lobby sioniste qui peuvent aujourd'hui engendrer, dans le monde entier, une vague d'antisémitisme mettant en danger toute la diaspora, isoler l'Etat israélien et le conduire au désastre et menacer la paix du monde, on peut relever notamment :

- Les gesticulations des sionistes pour capter l'or des banques suisses (et non pas des banques israéliennes qui se livrèrent au même trafic infâme sur les comptes en déshérence, sans chercher davantage les victimes ou les héritiers, mais conservant les fonds ou les livrant au trésor d'Israël, comme l'a révélé l'historien israélien Yosi Katz.

- Leur saturation cinématographique appuyée par leur Hollywood, où ne sont jamais exaltés les juifs héroïques qui combattaient le fascisme, les armes à la main, dans les Brigades Internationales d'Espagne (50 % de juifs dans la Brigade américaine "Lincoln", et plus encore dans la Brigade polonaise "Dombrovski"). De ceux là on ne parle jamais parce que les sionistes leur reprochaient de combattre en Espagne au lieu de rejoindre la Palestine pour y créer un Etat fort. Pas plus qu'on ne parle des combattants juifs volontaires de la M.O.I. (main d'oeuvre immigrée) qui s'intégrèrent à la résistance armée de la France à Hitler.

L' on nous présente seulement, à longueur de semaine, les victimes "sacrificielles" du mouroir hitlérien comme si elles étaient les seules victimes du nazisme qui visaient à détruire 30 millions de slaves, et qui coûta au monde 50 millions de morts.

Il ne s'agit pas d'histoire ou de passé mais de notre avenir commun.

La propagande sioniste, par un effet de saturation, risque de créer une vague d'antisémitisme dans le monde entier et c'est pourquoi notre dénonciation du sionisme fait partie intégrante, comme disait le Père Lelong, de notre lutte contre l'antisémitisme.

La politique sioniste de l'intégrisme israélien de Netanyahou, isole Israël et conduit ce pays à la catastrophe dès que les Etats Unis, dont il dépend à 90%, cessera de lui fournir les dollars et les armes.

Le rôle assigné à Israël par la volonté américaine de domination mondiale, celui de Huntington s'ajustant si bien aux visées de Herzl, conduit le monde à la guerre et à l'abîme par le "Choc des civilisations" et le rôle de l'Etat sioniste comme « bastion avancé » de l'Occident en Asie.

Tel est l'enjeu de ce procès et du jugement sur ce livre : choisir entre le "Bréviaire de la haine" des "peuples élus" (de Herzl et de Huntington comme de son auteur Poliakov) et le "Dialogue des cultures", entre la guerre et la paix.

C'est pourquoi des multitudes d'hommes et de femmes dans le monde, regardent aujourd'hui la France, attendant le verdict des juges avec angoisse et avec espoir.

 

 

Première séance

(le 7 janvier 1998)

 

Je vous demande la permission, Monsieur le Président, de présenter quelques remarques sur l'acte d'accusation.

Je relève d'abord quelques absences : d'abord, un point de détail : une appellation inattendue qui m'est donnée : Roger Garaudy, "se disant écrivain".

Manifestement j'abuse du terme : n'ayant publié au cours de ma vie que 53 livres, et n'ayant été traduit qu'en 29 langues, ayant suscité dans le monde 26 thèses sur mon oeuvre et des gens "se disant" aussi "écrivains" comme Romain Rolland, Eluard, Saint John Perse, Senghor ou Mauriac s'étant intéressés à mes écrits ou les préfaçant comme Aragon pour la critique littéraire, Béjart pour la danse ou les principaux experts au Concile, comme le Père Rahner en Allemagne ou le Père Chenu en France, pour mes livres théologiques. Mais n'ayant pas reçu le label de la LICRA, me voilà, dans un texte officiel, devenu écrivain "auto proclamé".

Mais ceci n'est qu'un détail savoureux.

La plupart des critiques ne contestent pas mes thèses sur les prétextes théologiques de la politique israélienne (cette politique actuelle étant le sujet essentiel de mon livre). Je me réjouis de cette absence car comme je ne suis pas ici pour un débat théologique sur l'Alliance ou la Promesse, d'ailleurs éclairé depuis longtemps par les spécialistes de la Bible, qu'ils soient juifs comme les Rabbins Moshe Menuhin ou Elmer Berger, catholiques comme le Père De Vaux, protestants comme Mr Albert De Pury ou mon ancienne collègue bibliste de la Faculté de Théologie protestante de Paris, Mme Françoise Smyth, sur le thème du mythe (elle est l'auteur notamment d'un livre sur "Les mythes illégitimes") qui m'écrit « Tu es inattaquable. »

Rien non plus sur le chapitre concernant la collaboration des dirigeants sionistes avec Hitler, depuis les accords de la Ha'avarah, liés au sabotage, par eux, du blocus économique de l'Allemagne hitlérienne, jusqu'aux propositions de collaboration militaire avec les nazis de Mr Itzaac Shamir, ou aux monstrueuses propositions d'échanger 1 million de détenus juifs contre la livraison de 10.000 camions destinés au Front de l'Est, en 1944.

Je me réjouis d'ailleurs de ces lacunes car mon livre vise la politique d'Israël et n'évoque son histoire que lorsqu'elle prétend justifier cette politique.

Par contre la plupart des points mis en cause portent sur ce que l'on appelle la « minimisation des crimes d'Hitler et la discrimination raciale. »

En ce qui concerne les crimes d'Hitler et les horreurs des camps, ces accusations, qui peuvent concerner d'autres auteurs mais sûrement pas moi, je vous demande la permission, Monsieur le Président, de m'inscrire parmi les témoins à charge, car dans ce procès contre un livre que je n'ai pas écrit, je puis apporter un complément d'information à mes camarades anciens déportés, ayant été témoin, dans les camps du Sahara, où j'étais avec Bernard Lecache, fondateur de la LICA (devenue LICRA) sur les crimes spécifiques commis par nos bourreaux.

Enfin en ce qui concerne l'accusation de "discrimination raciale", je n'ai pas à m'en défendre, car il y a autorité de la chose jugée, la Cour de Cassation s'étant prononcée à mon égard sur ce point le 4 novembre 1987, disant : « La critique licite de la politique d'un État, et de l'idéologie qui l'inspire, n'a rien à voir avec la discrimination raciale », et condamnant la "Licra" aux dépens.

Par contre, et ce sera ma dernière remarque, la "LICRA" attaquant mon livre visant exclusivement, comme son titre l'indique, "la politique israélienne", et la logique de ses fondements idéologiques, pourra t elle me dire si mes avertissements concernant les dangers de guerre dont cette politique pourrait être le détonateur, (plus encore qu'au temps où j'ai écrit ce livre après lecture du "Choc des civilisations" de Samuel Huntington), sont infirmées ou dangereusement confirmées par la politique de colonisation de Mr Netanayou, sa violation des accords d'Oslo auxquels avait souscrit son État, toutes actions qui sont dans la logique de la doctrine du fondateur du sionisme Théodore Herzl et qui en font un précurseur de Huntington : «Notre État, disait Herzl, sera un bastion de la civilisation occidentale contre la barbarie de l'Orient. »

Je m'excuse de ces questions préalables, mais elles me paraissaient indispensables pour ne pas rabaisser le niveau du débat et pour ne pas esquiver l'enjeu historique : "Dialogue des cultures" ou "Bréviaire de la haine", c'est à dire, non pas examen critique du passé, qui est affaire d'historiens, mais préparation commune et fraternelle d'un avenir de paix.

Un tel procès, je le dis sans animosité pour ceux qui l'ont provoqué, ne peut faire abstraction de cet enjeu vital : la guerre ou la paix dans le monde.

Je défie quiconque de trouver dans mon livre une seule expression où le mot "juif" soit employé dans un sens péjoratif.

1° En aucun cas je ne nie les crimes du nazisme, ni la persécution raciste exercée par lui contre les juifs.

Ce qui est une atteinte à mon honneur c'est de m'attribuer une "négation des crimes contre l'humanité". Mon livre ne cesse de dénoncer "le dessein monstrueux d'Hitler" (p. 62 et 251, sa "sauvagerie" (p. 97) ; ses « crimes immenses n'ont besoin d'aucun mensonge pour révéler leur atrocité » (p.135). Ayant décrit « les conditions horribles qui firent des dizaines de milliers de victimes » je conclus :

« Tel fut le martyrologe des déportés juifs et slaves et la férocité des maîtres hitlériens les traitant en esclaves n'ayant même pas valeur humaine » (p. 233)

J'ajoute (p. 234) : « Ces crimes ne peuvent être sous estimés, ni les souffrances indicibles des victimes. »

« Sans aucun doute les juifs ont été l'une des cibles préférées d 'Hitler en raison de sa théorie raciste de la supériorité de la race aryenne. » (p. 152)

J'ajoute : « il ne s'agit pas d'établir une comptabilité macabre... (p. 159 et 223)

« L'assassinat d'un seul innocent, qu'il soit juif ou qu'il ne le soit pas, constitue déjà un crime contre l'humanité. »

(ce que je répète p. 223 et 251)

Dans le déluge de calomnies médiatiques, pas le moindre essai de réfutation où l'on m'ait pris en défaut. Sauf une fois : j'ai commis une faute en donnant une référence en allemand du "Journal" de Herzl sur le caractère non religieux mais colonial de son entreprise sioniste.

Je vous prie de m'en excuser et voici le texte anglais da sa lettre à l'Afrikaner Cecil Rhodes.

 

 

Lettre de Herzl à Cecil Rhodes

Vienne 11 janvier

« Mr Cecil Rhodes,

» .... Vous êtes actuellement le seul homme qui puisse m'aider .... car il s'agit d'une affaire coloniale .... Je ne vous demande pas de me donner ou de me prêter de l'argent, mais de donner la caution de votre autorité au projet sioniste ... Au cours de cinq congrès, il a été créé une organisation qui compte des milliers d'associations dans le monde entier. Les Sionistes obéissent à un même mot d'ordre (command) de la Mandchourie à l'Argentine, du Canada au Cap de Bonne Espérance et à la Nouvelle Zélande. La plus grande concentration de nos adhérents est en Europe de l'Est. Des cinq millions de Juifs de Russie, certainement quatre millions approuvent notre programme. Nous avons des organisations dans toutes les langues civilisées. Nos exigences sont formulées de telle manière qu'aucun gouvernement ne peut aller contre, même le gouvernement de Russie. En 1898 j'ai été reçu à Jérusalem avec quatre de mes collaborateurs comme représentant du sionisme ; j'ai transmis un mémorandum au Sultan..

En Angleterre nous avons de nombreux amis chrétiens, dans l'Église comme dans la presse et, à la Chambre des Communes 37 membres (?) ont promis de soutenir le sionisme. »

"Journal de Théodore Herzl ( p. 1193 de l'édition anglaise )"

Par contre l'on a pu dire sur ce livre, sans l'avoir lu, n'importe quoi et le contraire.

Pour n'en donner que deux exemples, "Le Monde" du 6 septembre 1997, dans un article intitulé : "la bibliothèque idéale du parfait militant du Front National ", l'auteur écrivait : « Le lecteur frontiste doit faire figurer en bonne place de l'ouvrage de Roger Garaudy sur "Les mythes fondateurs de la politique israélienne". »

Le même journal écrit le 30 septembre : « les organisateurs de la fête (Front National) avaient interdit : "Les mythes fondateurs de la politique israélienne".

Sur l'Abbé Pierre, le journal "La Croix" écrit le 23 juillet 1996 : « L'Abbé Pierre retire tous ses propos sur l'affaire Garaudy. »

En janvier 1997, il est obligé de reconnaître qu'il les maintient.

Le 15 juin 1996, dans un article que "Le Monde" lui avait demandé mais n'a pas publié (et dont l'Abbé Pierre m'a envoyé la copie que voici en m'autorisant à en faire état après le 5 août 1996, et que j'ai publié dans mon livre "Mes témoins"), écrit :

« Un tapage a tourné autour de deux mots piégés : l'un "révisionniste", défini par le dictionnaire : "partisan de la révision d'une doctrine politique figée, l'autre "négationniste". Or, sur ces deux points précis, Garaudy, dans son livre :

1 Consent aux révisions officielles des chiffres ;

2 ne nie nullement le massacre et ne se livre pas à une comptabilité macabre, disant même que si un seul juif avait été tué pour son appartenance, ce serait déjà un crime contre l'humanité....

La "LICRA" l'a attaqué en justice, je suis tenté de dire "tant mieux" ! Mais j'ai compassion pour les juges qui auront à décider en fonction d'une loi. ... dont les termes sont si absurdes qu'ils placent les juges dans une situation impossible... Pour moi, au monastère, j'ai pu au calme lire et annoter le livre incriminé.... Je n'y ai rien trouvé de blâmable.

Il l'a transmis à deux recteurs d'Université catholique d'Europe... « Leurs avis, dit il, m'importeront plus que ceux de la "LICRA"... » dont il note par ailleurs qu'elle jouit, depuis juillet 1992 « d'un privilège exorbitant donnant pouvoir de faire dire qui est raciste et qui ne l'est pas. » Il rappelle la condamnation de la "LICRA" par la Cour de Cassation.

A la fin de sa lettre l'Abbé Pierre précise :

« Le Mouvement sioniste, avec ses puissants chefs fixés aux États Unis.... en tous lieux stratégiques a ses agents secrets, en France comme ailleurs, et leur doctrine se montre de plus en plus raciste et impérialiste à l'égard des Palestiniens. Les méthodes aussi deviennent de plus en plus celles des tyrannies.... »

L'on peut à travers les quelques extraits de l'article destiné au "Monde" et, qu'avec la permission de l'Abbé je tiens à votre disposition, voir comment il a "retiré ses propos".

Pour terminer à son sujet sur une note gaie évoquant les procédés employés à son égard : après qu'un hebdomadaire boueux ait présenté un montage grotesque à son égard, il s'est trouvé un auteur, Mr Hubert Montallet, pour intégrer, sur plusieurs pages, dans son livre intitulé. "Le mythe de l'Abbé Pierre" cette perle ; « l'Abbé Pierre est l'amant de Caroline de Monaco » !

Ce qui demeure de sérieux et d'inquiétant, c'est que ce lynchage médiatique de l'Abbé Pierre et de moi même servait de diversion à une politique Israélienne de provocation et de guerre.

En voici un exemple particulièrement significatif : au lendemain du crime contre l'humanité commis à Cana qui souleva l'indignation du monde entier, le plus grand quotidien français du matin, le 21 avril 1996, publia en première page, sur 3 colonnes, la réprobation des peuples, et, en face, sur 4 colonnes, avec une grande photo, un article intitulé : "La faute de l'Abbé Pierre".

De même Yehudi Menuhin, m'écrit le 27 novembre 1997, dans un courrier de plus de 10 pages :

 

« Mon cher Garaudy,

» J'ai apprécié votre lettre excellente et compréhensive et je partage vos sentiments de frustration et votre déception pour le cours des événements qui nous conduisent, je le crains, à un futur conflit... (Il me joint à ce sujet un article qu'il a publié dans "Haaretz" sur Jérusalem, et, rappelant le beau livre de son père le Rabbin Moshe Menuhin sur "The Decadence Of Israel", qui condamne durement le sionisme et prévoit sa politique de guerre), il dit: « sans aucun doute mon Père avait un sûr instinct et prévoyait les développements auxquels nous assistons avec horreur et crainte », et il ajoute : « Puis je vous dire que vous êtes mon père réincarné (impersonated) dans une idéologie musulmane ? »

« Je ne connais pas la LICRA mais tenez moi informé et je suis prêt à dire exactement mes sentiments sur votre bon travail et mon expérience de votre intégrité. »

Ajouterais je à mon tour qu'une dépêche d"'Associated Press", du 10 septembre 1996, m'apprenait, dans sa rubrique nécrologique, que le Rabbin Elmer Berger, ancien Président de la "Ligue pour le judaïsme aux États Unis" et fondateur de la revue "Alternative au Sionisme", avait décidé d'écrire la Préface à l'édition américaine de mon livre sur "Les mythes fondateurs de la politique Israélienne".

 

***

 

Je suis accusé pour violation de la "loi" Fabius Gayssot, interdisant toute critique du Tribunal de Nuremberg. L'on a suffisamment étayé la démonstration sur le caractère anticonstitutionnel de la loi Gayssot, et sa violation des principes de respect des droits de l'homme tels qu'ils sont définis par la Cour Européenne, comme l'avait déjà signalé le Professeur Terré ("Le Figaro" du 15 mai 1996) pour que je n'ai pas à y revenir. Je m'en tiendrai donc à un seul point : cette loi fait du Tribunal de Nuremberg le critère de la vérité historique.

Quelle est la valeur historique de ses débats et de ses conclusions ? Je me fonderai essentiellement sur l'ouvrage du Professeur Donnedieu De Vabres ("Le procès de Nuremberg".). Il fut magistrat à ce procès. Madame Hannah Arendt dans son livre : "Eichmann à Jérusalem", reconnaît avec raison qu'il en fut l'un des « meilleurs analystes ».

Ce grand juriste, note qu'il ne s'agit pas d'un Tribunal international mais dit il « plus exactement d'un tribunal interallié » (p. 96), que ce procès est un « procès politique » (p. XIII) et son statut « une loi de circonstance » (p.90). Il n'en conteste pas la légitimité du fait de la situation dans laquelle il s'est déroulé. L'on ne saurait mieux dire, et son argumentation m'a convaincu, d'autant plus que le Procureur Général américain à ce procès, Robert Jackson, déclarait loyalement, à l'audience du 26 juillet 1946 : « En tant que tribunal militaire, ce tribunal représente une continuation des efforts de guerre des nations alliées. »

Dans ces conditions ce n'est pas le procès de Nuremberg, considéré comme un "tribunal d'exception" qui est en cause. C'est la prétention d'en faire un critère d'une vérité historique définitive et absolue alors que les circonstances même qui ont conduit à l'élaboration de ses Statuts (constituant des lois à effet rétroactif) et le déroulement de ses débats, excluent d'en tirer une jurisprudence. Monsieur Donnedieu de Vabres reconnaît qu'ils étaient menés selon des « règles de procédure » qui ne correspondent pas au droit français (p.X) mais anglo saxon. Par exemple, souligne t il (p. 154) « les plaidoiries précédent le réquisitoire.... l'inverse est suivi en France. »

Il convient de rappeler que le Statut du Procès, est daté du 8 août 1945, c'est à dire deux jours après Hiroshima (6 avril 1945) et la veille de Nagasaki (9 août) alors que, comme le souligne Mr Paul Marie de la Gorce dans son livre "39 45 une guerre inconnue" (p.532 533) aucune de ces actions n'avaient une utilité militaire puisque la décision de capitulation avait déjà été prise par l'Empereur du Japon et que le décodeur anglais "Magic" avait déjà déchiffré les intentions japonaises. (Voir mon livre p. 154 155)

L'on conçoit dès lors aisément pourquoi l'argument du "tu quoque" fut interdit, et que la définition du "crime contre l'humanité" fut définie de façon si floue qu'elle ne fut invoquée, dans le jugement final, que contre Julius Streicher dont les propos provocateurs anti juifs appelaient une incrimination spéciale..

Mr Donnedieu De Vabres souligne : « la charte avait fait entrer par la petite porte une nouvelle espèce de crime : le "crime contre l'humanité" ; et ce crime s'envola par la même porte lorsque le tribunal prononça le jugement.» (Cité par Hannah Arendt. ("Le procès d'Eichman" p. 416).

Il eut pourtant existé une définition claire (formulée par Simone Veill, la jeune philosophe qui rejoignit de Gaulle à Londres et qui y mourut : il y a crime contre l'humanité lorsque des êtres humains sont persécutés ou massacrés pour ce qu'ils sont (ex. des enfants) et non pour ce qu'ils font (ex. des résistants).

Mais cette formulation claire présente un inconvénient majeur pour les sionistes : la définition s'appliquait par exemple aux Indiens d'Amérique ou aux Noirs capturés pour la traite des esclaves, aux Arméniens ou aux Gitans, contredisant ainsi le caractère "unique" des massacres nazis contre les juifs, déclarés : "le plus grand génocide de l'histoire".

De même, dit encore Mr Donnadieu De Vabres, « toute discussion est interdite concernant la légitimité du traité de Versailles. » (p.191). Clause d'autant plus étrange que l'ascension au pouvoir d'Hitler par l'obtention d'une majorité électorale montre combien sa démagogie sanglante avait pénétré l'opinion. Elle était essentiellement due à la situation désespérée créée à l'Allemagne par ce Traité. Le célèbre économiste Lord Keynes écrivait dans son livre : "Les conséquences économiques de la paix" : « si nous cherchons délibérément à appauvrir l'Europe Centrale, j'ose prédire que la vengeance sera terrible : d'ici vingt ans nous aurons une guerre qui, quel que soit le vainqueur, détruira la civilisation.. ».

Keynes écrivait ceci en 1919. J'ai donné dans mon livre (p. 93) les statistiques de la montée parallèle du chômage en Allemagne et de celle du Parti nazi aux élections.

 

***

 

Des Statuts du procès établis par la Charte du 8 août 45, voici par exemple, deux articles particulièrement significatifs :

 

« Article 19.

Le tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves. Il adoptera et appliquera autant que possible une procédure rapide (le texte anglais dit "expeditive") et non formaliste et admettra tout moyen qu'il estimera avoir une valeur probante.

 

Article 21.

Le tribunal n'exigera pas que soit apportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des Gouvernements des Nations Unies, y compris ceux dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre ainsi que les procès verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l'une quelconque des Nations Unies. »

C'est en vertu de ces articles que furent accueillis par exemple le rapport soviétique (URSS 008) fixant le nombre des morts à Auschwitz à 4 millions, et le rapport déposé par le Procureur soviétique, le Général Rudenko, exonérant l'Union Soviétique du meurtre de 11.000 officiers polonais à Katyn (Doc. URSS 54. Vol. 39 du T.M.I. p. 290).

Rudenko disant, en vertu de l'article 21 : « Il ne saurait faire l'objet d'aucune contestation. ». Le 13 avril 1990, la preuve était faite que le crime de Katyn avait pour auteurs Beria et les autorités soviétiques.

En novembre 1990, la plaque commémorative de Auschwitz-Birkenau, portait encore le chiffre, (inscrit par les soviétiques lorsqu'ils libérèrent le camp), de 4 millions. Il fut remplacé par une autre portant le chiffre "d'environ 1 million".

Au Tribunal de Nuremberg (à trois reprises : le 16 février 1946 (T.M.I., 7. p. 597 601), le 27 juillet 1946, et, dans le jugement le 12 octobre 1946 (T.M.I., p. 530) était accepté, sur la foi du serment de plusieurs témoins, et avec présentation d'échantillons (qui ne furent soumis à aucune expertise chimique), que du savon avait été fait avec la graisse des victimes juives. Simon Wiesenthal orchestra cette "vérité historique" de Nuremberg, en disant qu'il en avait déterré dans un cimetière, puis on en a trouvé dans le cimetière de Sighet, patrie d'Elie Wiesel. C'est seulement en 1983 que le Directeur du "Centre de documentation juive" de Paris, M. Georges Wellers, reconnut qu'il s'agissait d'un "bobard" ("Le Monde juif", 31 août 1983).

Un bobard recyclé depuis la guerre de 1914 !

Autre exemple : le seul film projeté devant le Tribunal de Nuremberg sur les "chambres à gaz", était le montage américain fait à Dachau. Il fallut attendre le 19 août 1960 pour que M. Martin Broszat reconnaisse dans "Die Zeit" : « Ni à Dachau, ni à Bergen Belzen, ni à Buchenwald, des juifs ou d'autres détenus n'ont été gazés. » (Mr Broszat fut nommé, en 1972, Directeur de l'Institut d'Histoire contemporaine de Munich.)

« C'est également le Tribunal qui a accrédité le chiffre des 6 millions... depuis véhiculé par la mémoire collective ». ("Le procès de Nuremberg" par Jean Marc Varaut (p.259). Or les chiffres avancés à Nuremberg reposent sur deux sources (T.M.I. tome 1 p. 266), l'une soviétique donnant 4 millions pour le seul Auschwitz, deux autres allemandes celle de Wisliceny disant qu'Eichman avait dit... (Il s'agit du Wisliceny dont Yehuda Bauer (p. 142 de "Juifs à vendre") nous apprend que ce chasseur de pots de vin recevait des millions de dollars pour sauver des juifs qu'il envoyait à la mort. (En un mot un témoin de confiance !), Poliakov, reconnaît d'ailleurs : « le Tribunal s'est basé sur des témoignages de seconde main. » (R.C.p.383).

Léon Poliakov, dans son "Bréviaire de la haine" donne deux méthodes pour évaluer le nombre des victimes : celle des statistiques, qu'il emprunte à Korherr, chef de l'inspection statistique du IIIème Reich, dont les rapports à Hitler du 27 mars 1943, et du 7 juillet 1944, fixaient à 4 millions la décroissance de la population juive en Europe (p. 385).

L'autre méthode consiste à additionner les chiffres suivant les lieux d'extermination dont il énumère 5 (Auschwitz ; Belzen, Treblinka, Sobibor et Chelmno).

Il donne les chiffres suivants :

Belzec

600.000

 

Treblinka

700.000

 

Sobibor

300.000

 

Chelmno

250.000

 

1.850.000

 

« En ce qui concerne le gigantesque abattoir d'Auschwitz, son commandant Rudolf Hoess, déposant devant le Tribunal international de Nuremberg, avait indiqué le chiffre de 2 millions et demi de juifs exterminés, mais ce chiffre contenait aussi, apparemment, d'autres catégories de détenus, tels que Tziganes, Russes, ou polonais aryens.

Par prudence (souligné par nous R.G.) nous allons donc nous arrêter au chiffre de 2 millions. ». Le livre est écrit à un moment où l'auteur ne pouvait savoir que la "Communauté scientifique", comme dit Mr Bedarrida ("Le Monde" du 23 juillet 1990) descendrait à un million.)

M. Poliakov ajoute que ces éléments « pouvaient être sujets à caution » (p.388). « Parfois, dit il, certains chiffres font double emploi (p.391) en raison des transferts » (il est vrai qu'il traduit "transfert" par "extermination" sans toutefois en donner la moindre justification). Il suffira donc "d'évaluer" le nombre de morts en Union Soviétique à 1 million et demi (?) pour retrouver le nombre d'or : 6 millions.

Il s'agit bien d'un "Nombre d'or" invariable quel que soit la manière de l'atteindre. Il s'agit d'un dogme théologique avec ses hérétiques maudits, car tous les autres nombres peuvent être contestés, mais pas celui là.

Y eut il 17 millions de morts en Russie ou 20 millions comme le prétendent les soviétiques ? 70.000 communistes français fusillés comme l'affirme le Parti ou 35.000 comme le dit le Général de GAULLE dans ses "Mémoires" ? 60 millions de morts pendant la guerre ou 50 millions comme l'énonça le Pape ? Tout cela peut se discuter, mais pas les 6 millions consacrés par la presse, les manuels scolaires ou les Encyclopédies.

Il ne s'agit pas ici, comme je l'ai répété à plusieurs reprises dans mon livre, de se livrer à une "comptabilité macabre" (p. 159). J'ajoute même, à deux reprises (p. 159 et 247) « L'assassinat d'un seul innocent qu'il soit juif ou qu'il ne le soit pas, constitue déjà un crime contre l'humanité. »

Il s'agit uniquement (je dis bien : uniquement) de l'exploitation politique du mensonge.

Hitler, qui fut le maître de l'exploitation politique sanglante du mensonge, écrivait dans "Mein kampf" : « Un mensonge répété 10 fois reste un mensonge ; répété 10.000 fois il devient une vérité. »

 

Je voudrais dire comment j'ai pris conscience du Mythe des 6 millions après y avoir cru jusqu'en 1971.

Monsieur Nahum Goldman, Président du Congrès juif mondial, ami qui me reçut dans sa maison à Jérusalem, me racontait un jour, à Paris, comment il avait obtenu, pour les victimes juives, une forte indemnité du Président Adenauer. Goldman, au cours d'un déjeuner, en présence de Mr Armand Kaplan, me déclara : « Adenauer me concéda : je ne discute pas les chiffres des victimes ni le taux de l'indemnisation. »

Monsieur Nahum Goldman ajouta : « j'ai fixé le chiffre officiel : 6 millions ». Je lui répondis : « vous aviez raison. A votre place, j'eus fait la même chose puisqu'il s'agissait de réparer des torts immenses et que la vie humaine n'a pas de prix. »

Le 23 avril 1971 il m'envoya, avec une amicale dédicace, son "Autobiographie" (publiée chez Fayard) et j'y lus avec stupeur (p. 232 et 262) le mode de calcul des sommes réclamées : « Israël, écrit Goldman, avait accueilli 500.000 juifs environ, et la réintégration de l'un d'eux coûtait environ 3.000 dollars ». « Nos négociations, ajoute t il, n'avaient aucun fondement juridique... Puisque l'État d'Israël n'existait pas sous le régime nazi ».

Jusque là je suivais sa logique puisque la morale devait primer le juridique, s'agissant d'indemniser des victimes. Mais je lus à la page 286 de son livre : « Je ne sais quel aurait été le sort d'Israël... si l'Allemagne n'avait pas tenu ses engagements. Les voies ferrées, les installations portuaires, les système d'irrigation, des branches entières de l'industrie et de l'agriculture ne seraient pas dans leur état actuel sans les réparations allemandes. » Nahum Goldman reçut les félicitations de Ben Gourion qui lui dit : «Toi et moi avons eu le bonheur de vivre deux miracles : la création de l'État d'Israël et la signature de l'accord avec l'Allemagne. J'ai été responsable du premier et toi du second. » (p.284)

Ainsi donc, ces "réparations", obtenues pour les victimes, avaient servi, partiellement, à leur indemnisation, mais la plus grande partie (à en juger par l'énumération précédente), avait servi à d'autres fins : la puissance de l'État. Cela s'appelle un détournement de fonds. Je n'ai plus dès lors eu de contacts ni avec Nahum Goldman ni avec Mr Armand Kaplan.

J'eus encore une plus décisive occasion de réfléchir sur la politique israélienne lorsque je lus, en 1976, un autre de ses ouvrages : "Le paradoxe juif" (Ed. Stock), dans lequel il confirme les résultats de ses négociations avec Adenauer (p. 152 à 164). Il y ajoute un récit détaillé de ses moyens d'obtenir deux fois 30 millions de dollars supplémentaires du Chancelier autrichien Raab, en le menaçant, en cas de refus, de projeter, à Vienne, le film montrant l'accueil enthousiaste fait aux troupes hitlériennes lors de l'Anschluss. Outre le détournement de fonds, cela s'appelle du chantage.

Ce livre m'apprit aussi comment Ben Gourion proposait de truquer la démocratie israélienne par une apparence de "bipartisme" : « Pendant des années Ben Gourion me pressait... d'organiser l'opposition contre lui... Si tu mets sur pied une opposition réelle, je te combattrai et j'espère que je gagnerai, mais alors il y aura une véritable démocratie en Israël. » (p. 119).

A partir de là, je lus systématiquement les ouvrages des dirigeants sionistes colonialistes et je constatai très vite que leur préoccupation principale, sous le règne sanglant des nazis, n'avaient pas été de sauver les juifs persécutés ou massacrés, mais de créer un État d'Israël puissant qui pourrait jouer le rôle colonialiste qu'un demi siècle plus tôt lui avait assigné son père spirituel, Théodore Herzl : être le bastion avancé de l'Occident contre l'Orient.

L'objectif essentiel des sionistes n'était pas de sauver des vies juives mais de créer un État juif en Palestine. Le premier dirigeant de l'État d'Israël, Ben Gourion, proclame sans ambages, le 7 décembre 1938, devant les dirigeants sionistes du "Labour" : « Si je savais qu'il est possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié d'entre eux en les transportant en Eretz Israël, je choisirais la deuxième solution. Car nous devons tenir compte non seulement de la vie de ces enfants, mais aussi de l'histoire du peuple d'Israël. »

Source : Yvon Gelbner, "Zionist policy and the fate of European jewry", dans Yad Vashem studies. Jerusalem. vol. XII, p.199

« Le sauvetage des juifs en Europe ne figurait pas en tête de liste des priorités de la classe dirigeante. C'est la fondation de l'État qui était primordiale à leur yeux. »

Source : Tom Segev. Le septième million. Ed. Liana Levi, Paris, 1993, p. 539.

« [...] Devons nous aider tous ceux qui en ont besoin sans tenir compte des caractéristiques de chacun ? Ne devons nous pas donner à cette action un caractère national sioniste et tenter de sauver en priorité ceux qui peuvent être utiles à la Terre d'Israël et au judaïsme ? Je sais qu'il peut sembler cruel de poser la question de cette façon, mais nous devons malheureusement établir clairement que si nous sommes capables de sauver 10 000 personnes parmi les 50 000 personnes qui peuvent contribuer à la construction du pays et à la renaissance nationale, ou bien un million de juifs qui deviendront pour nous un fardeau ou au mieux un poids mort, nous devons nous restreindre et sauver les 10 000 qui peuvent être sauvées malgré les accusations et les appels du million de laissés pour compte. »

Source : Mémorandum du Comité de sauvetage de l'agence juive. 1943. Cité par Tom Segev. (op. cit)

Ce fanatisme inspire, par exemple, l'attitude de la délégation sioniste à la conférence d'Évian, en juillet 1938, où 31 nations s'étaient réunies pour discuter de l'absorption des réfugiés d'Allemagne nazie : la délégation sioniste exigea, comme seule solution possible, d'admettre deux cent mille juifs en Palestine.

("Les Mythes fondateurs de la politique israélienne" p. 67 68)

C'est à partir de là que j'ai compris clairement la différence (que nos adversaires cherchent inlassablement à occulter) entre le Judaïsme, qui est une religion que je respecte, et le Sionisme, qui est une politique que je combats comme nationaliste et colonialiste.

Hitler ne se trompait pas sur la distinction entre sionistes et juifs : lors de son arrivée au pouvoir, sur 100 juifs organisés, 95 l'étaient dans l'Alliance des allemands de religion juive, 5 % dans l'organisation sioniste. Les nazis s'acharnèrent sur les juifs qui voulaient rester allemands en faisant respecter leur religion, et ils s'entendirent fort bien avec les sionistes qui, jusqu'en 1938, purent agir librement et, en 1941 encore, proposer, à partir de la Palestine, leur alliance militaire avec Hitler. En 1944, avec l'accord de Ben Gourion, ils négocient la fourniture de camions à Hitler pour la frontière de l'Est en usant de leur influence pour une paix séparée avec l'Amérique et l'Angleterre.

Le choix d'Hitler était clair : les sionistes, préconisant le départ pour la Palestine allait dans le sens de sa politique : vider l'Allemagne de ses juifs. Une fois de plus Herzl avait vu juste : « Les antisémites deviendront nos amis les plus sûrs, les pays antisémites nos alliés. » ("Diaries" p. 19). Le but était en effet commun : rassembler les juifs dans un ghetto mondial.

Idée monstrueuse qui eut privé l'humanité de l'apport prestigieux d'hommes de religion juive dans toutes les cultures. Maïmonide, qui, en Andalousie, écrivait en arabe son "Guide des égarés", Spinoza, qui nous a donné de Hollande son "Éthique", de tant de poètes comme Heine, de savants comme Einstein qui furent l'honneur de l'Allemagne, de musiciens (là aussi, de tradition allemande) comme Yehudi Menuhin, d'origine russe et d'éducation américaine.

La politique sioniste israélienne a au contraire puisé en Occident ce qu'il y avait de pire : la nationalisme (allemand avec Herzl, ou français avec Maurice Barrès et le colonialisme.

La politique israélienne, après 4 guerres pour s'imposer au Moyen Orient au lieu de s'y intégrer pacifiquement, montre chaque jour davantage sa malfaisance :

Aujourd'hui encore toute la presse sioniste mène campagne contre les Banques suisses qui ont trafiqué avec l'or allemand en conservant les comptes en déshérence des juifs massacrés en Allemagne. "The Jerusalem Report", revue israélienne, nous apprend, en septembre 96, que les banques israéliennes ont fait de même : dans les années 20 et 30, avant la création de l'État d'Israël, révèle l'historien Israélien Yossi Katz, de l'Université Bar Ilan, à Tel Aviv, des juifs riches, en particulier allemands, investissent de fortes sommes dans nos banques « certains, dit il, voulaient seulement "placer" leur argent, d'autres pensaient à une éventuelle "montée" en Israël si un État y était créé. »

Lorsque les anglais, en 1939, interdisent "toute transaction avec l'ennemi", ces comptes furent bloqués. Ceux qui survécurent furent remboursés après la guerre, mais les comptes en déshérence, de ceux qui avaient disparu avec leurs familles corps et biens, restèrent dans les banques pendant cinquante ans, sauf un petit nombre transférés au Trésor de l'État. Maintenant, après le tapage fait autour de l'affaire des Banques suisses, le Bureau israélien de l'administration générale "est débordé de demandes".

Je comprends mieux ainsi l'allusion de Yehudi Menuhin dans sa lettre : ce n'est pas un personnage de Shakespeare qu'il évoquait lorsqu'il m'écrivait : « C'est une épouvantable entreprise que celle des juifs essayant aujourd'hui de monnayer leur livre de chair contre de l'or alors qu'il serait beaucoup plus sage d'éviter que, dans l'esprit des gens, ils soient associés à l'or. »

Cet avertissement de Yehudi Menuhin va dans le même sens que celui de son Père, le rabbin Moshe Menuhin, rappelant aux sionistes qui constituaient, selon le titre même de son livre : "La décadence d'Israël" :

P. 566 : « J'ai le coeur brisé par les preuves de décadence continue du judaïsme actuel : le judaïsme universel, moral et humain de nos Prophètes qui se mue en nationalisme prétendu juif, avide de "Lebensraum", d'espace vital... je voudrais dire aux Israéliens : revenez vers le DIEU de vos pères, au judaïsme prophétique, répudiez la religion du napalm. Retournez aux frontières qui vous ont été données en 1947 par les Nations Unis aux dépens d'Arabes indigents, et vivez d'une vie constructive et non destructive. »

Aujourd'hui les dirigeants de l'État d'Israël suivent la logique de guerre du nationalisme et du colonialisme sioniste. Multipliant les provocations ils peuvent être le détonateur d'une troisième guerre mondiale.

Immédiatement après le crime contre l'humanité commis à Cana, pour des raisons électorales, Benjamin Netanayou et son équipe, héritiers spirituels de Beghin (dont Ben Gourion lui même déclarait : « Cet homme appartient incontestablement au type hitlérien. » (E. Haber : Menahem Beghin. Ed. "Delle book". New York 1979 p. 385), reprit, comme figure de proue de son équipe gouvernementale, Ariel Sharon et Raphaël Eytan qui avaient fait leurs preuves en massacrant 20.000 civils au Liban en 1982, et supervisé les massacres de Sabra et Chatila.

Sous l'impulsion de ses alliés extrémistes des partis dits "religieux" qui, déjà avaient assassiné Rabin parce que sa politique n'était pas exactement celle du "grand Israël", et qui portent des fleurs sur la tombe de Baruch Goldstein, portant l'inscription : "au héros Baruch Goldstein" qui, lui, avait suivi à la lettre l'exemple de Josué (dans sa lecture sioniste) de massacre des autochtones, Natanayou organisa sa première provocation en faisant creuser un tunnel sous la Mosquée d'El Aqsa et y invitant, le 29 septembre 1996, des "touristes américains". Déjà cette provocation a fait 70 morts.

Ce n'était qu'un premier pas dans la rupture des tentatives de négociations engagées à Madrid, à Oslo et à Washington, dites "Processus de Paix".

Par contre, le "Plan de guerre" parfaitement défini lors de l'invasion du Liban en 1982, allait entrer dans une nouvelle phase de sa réalisation.

Ce plan, exposé en clair dans la revue "Kivounim" (Orientations) publiée à Jérusalem par l"'Organisation Sioniste Mondiale" sous le titre : "Plans Stratégiques d'Israël", exige la désintégration de tous les États voisins d'Israël, du Nil à l'Euphrate. En voici les passages essentiels :

« En tant que corps centralisé, l'Égypte est déjà un cadavre, surtout si l'on tient compte de l'affrontement de plus en plus dur entre musulmans et chrétiens. Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique pour les années 1990, sur le front occidental.

Une fois l'Égypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d'autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution. La formation d'un État copte en Haute Égypte, et celle de petites entités régionales de faible importance, est la clef d'un développement historique actuellement retardé par l'accord de paix , mais inéluctable à long terme.

En dépit des apparences, le front Ouest présente moins de problèmes que celui de l'Est. La partition du Liban en cinq provinces... préfigure ce qui se passera dans l'ensemble du monde arabe. L'éclatement de la Syrie et de l'Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux, doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces États.

Les structures ethniques de la Syrie l'exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d'un État chi'ite le long de la côte, d'un État sunnite dans la région d'Alep, d'un autre à Damas, et d'une entité druze qui pourrait souhaiter constituer son propre État peut être sur notre Golan en tout cas avec l'Houran et le nord de la Jordanie... Un tel État serait, à long terme, une garantie de paix et de sécurité pour la région. C'est un objectif qui est déjà à notre portée.

Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l'Irak est dans la ligne de mire Israélienne. Sa dissolution serait, pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c'est lui qui représente, à court terme, la plus sérieuse menace pour Israël. »

Source : Kivounim, Jérusalem, n°14, février 1982 pages 49 à 59

(Le texte intégral, dans son original hébreu, est reproduit dans mon livre : "Palestine, terre des messages divins" Ed. Albatros. Paris 1986, p. 377 à 387, et dans sa traduction française à partir de la page 315.)

Pour la réalisation de ce vaste programme, les dirigeants israéliens disposaient d'une aide américaine sans restriction. Sur les 507 avions dont ils disposaient à la veille de l'invasion du Liban, 457 venaient des États Unis (dons et prêts obtenus grâce au Lobby israélien à Washington).

Ce plan d'embrasement de tout le Moyen Orient (avec les implications mondiales qu'il est aisé de concevoir) n'a cessé, avant même d'être explicité avec tant de cynisme, d'orienter toute la politique de guerre d'Israël et de violer toutes les décisions de la Communauté internationale des Nations Unies, avec l'appui inconditionnel des États Unis.

Pour ne retenir que l'essentiel rappelons que, sous prétexte de "sécurité" l'État d'Israël occupe, depuis 1968, les frontières de tous ses voisins : le Liban et la Syrie notamment (malgré la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'ONU affirmant « l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la guerre » et exigeant « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés »). Il ne cesse d'émietter, par sa colonisation, le territoire palestinien dont il contrôle 96 %.

Là encore, Natanayou a franchi de nouvelles étapes : pour mieux tenir Jérusalem sous sa griffe (malgré la résolution unanime de l'ONU) il ouvre dans la partie arabe de Jérusalem, à Bar Homa, un chantier pour construire 2.000 appartements de plus réservés à des juifs alors que 3.000 appartements sont vides dans ces implantations de colons. L'un des plus grands écrivains israéliens, Izhar Smilansky, lauréat du prix d'Israël, écrit : «Bar Homa est un acte terroriste déguisé en loi. » ("Yediot Aharonot" du 6 avril 1977).

La réprobation est mondiale : le patriarche latin de Jérusalem, chef spirituel des catholiques de la région, le 20 décembre, déclare : « La paix ne peut se faire que dans le respect de la dignité réciproque... Les bouclages à répétition de villes palestiniennes autonomes, notamment Bethléem, où naquit le Sauveur, les transforment en vastes prisons... Les atteintes à la liberté de déplacement, les confiscations de terres palestiniennes pour construire des colonies juives, la destruction de maisons, voici l'atmosphère dans laquelle nous vivons. » Évoquant "l'exode des chrétiens" il rappelle qu'ils ne sont plus que 10.000 contre plus de 50.000 avant 1948.

Dix huit évêques français, en octobre 1997, réclament une partition équitable de Jérusalem : « Jérusalem est le symbole d'une paix durable en Terre Sainte et doit devenir le symbole de la coexistence des deux peuples Israéliens et palestiniens. » ("Le Monde" du 17 octobre 1997). En France, le CRIF, d'orientation sioniste, proteste contre cette déclaration des évêques, alors que Natanayou proclame : « Jérusalem ne sera jamais négociée. » ("Figaro" du 18 janvier 1997).

Une poignée de colons et de leurs rabbins, formés à Brocklyn et opérant à Hébron comme Baruch Goldstein, sont les éléments indispensables et moteurs de la coalition qui maintient Natanayou au pouvoir. Ils exigent la guerre à outrance et par tous les moyens, tel celui de l"'apartheid", qui a disparu même en Afrique du Sud : en septembre 1996, est inaugurée la "route 60", traversant les territoires palestiniens, mais réservée aux seuls israéliens, sur l'initiative d'Ariel Sharon.

Le 15 novembre 1996 la Cour Suprême israélienne légalise la torture.

En juin 1997, un manuscrit posthume de Moshe Dayan, authentifié par sa propre fille, députée à la Knesset, révèle que le Golan syrien a été envahi et annexé non pour des raisons de sécurité, par une série de provocations agressives, pour assouvir les exigences des colons israéliens qui convoitaient les terres syriennes.

L'opinion mondiale y compris de militants juifs proteste contre cette politique de barbarie. Pour ne citer que quelques exemples de militants juifs indignés : le juriste israélien Claude Klein : « La société Israélienne ne doit plus se construire autour de la guerre. » Il répond à une question de Nicolas Weill sur les Mythes fondateurs d'une telle politique : « Comme toute histoire, l'histoire du sionisme est une épopée : elle vit sur des mythes dont la remise en cause est naturellement justifiée. » ("Le Monde" du 14 juillet 1997).

Déjà le 18 décembre 1996, Alain Finkielraut écrivait dans le "Monde", sous le titre : "Israël, la catastrophe" : « Avec Natanayou... le langage de l'apartheid sort de la clandestinité ». Il ajoutait : « Pour le dire plus crûment, il y a des fascistes juifs en Israël, mais aussi en Amérique et en France... voilà pourquoi on est fondé à parler de "catastrophe spirituelle" ». Et il conclut : «La solidarité avec Israël changerait de nature si elle acceptait, sans coup férir, que le dernier mot revienne aux cow boys à mitraillette et à Kipa. »

Le grand journaliste juif Jacques Derogy (Jacob Weitzman), après avoir évoqué ses illusions de jeune sioniste, ajoute : « Tout a changé depuis bientôt trente ans d'occupation de la Cisjordanie, de Gaza et du Golan... transformé en une guerre de conquête et de libération d'un seul État juif d'essence théocratique... le culte quasi maraboutique scandaleusement autorisé devant la stèle du colon Baruch Goldstein, massacreur d'une trentaine de musulmans en prière »... et l'assassinat de Rabin par un «meurtrier de droit divin ».

Il conclut : « Plus un sou pour le "grand Israël", cette impossible chimère qui met en péril la paix et la démocratie. » ("Le Monde" : du 28 novembre 1996)

En mai 1997, Amnion Kapeliouk, faisant "le bilan de faillite pour M. Natanayou", écrit : « La politique de guerre menace le Proche Orient ». ("Le Monde diplomatique" mai 1997).

A propos des actes désespérés de Palestiniens organisant des attentats suicides dans Jérusalem, la fille du Général Peled (l'un des chefs de la "Guerre des Six jours") dont la fille a été tuée dans l'attentat, dans une déclaration retentissante, Mme Peled interpelle Natanayou : « Bibi, qu'as tu fait ? c'est ta politique qui a tué ma fille ». Sur le même sujet, Yehudi Menuhin commente ces actions "Kamikazes", dans la lettre qu'il m'adresse : « En ce qui concerne les explosions des "volontaires de la mort" à Jérusalem, le 30 juillet et le 4 septembre... peut on considérer comme raisonnable d'exiger du taureau dans l'arène, excité par les banderilles des toreros... qu'il attende paisiblement à l'ombre pour y renifler des pâquerettes ?... Les terroristes sont naturellement engendrés par deux générations d'appels d'Académies des martyrs... C'est le fort qui doit être incriminé lorsqu'il n'use pas sa force avec sagesse... Il est responsable et non le plus faible.

Il semble que nous avons atteint le point où une réponse, semble t il légitime, à l'agression, est considérée comme une provocation à la guerre.

Ce qu'il faut c'est une approche totalement nouvelle avec le sens de la générosité et du partage...

Sans quoi, il n'y a aucune justification historique ou religieuse. Quel exemple nous pourrions ainsi donner au reste du monde ! »

Tout comme Mme Léa Beghin, à l'émission de la télévision française (France 3) du 15 octobre 1997 avait montré comment les alliés de Monsieur Natanayou étaient responsables de l'assassinat de son mari.

Un groupe d'intellectuels juifs français, dès l'agression israélienne en 1982 contre le Liban, écrivait, s'ajoutant aux protestations de Mendès France : «Devant ce déni de justice, devant ce mépris des valeurs auxquelles ont adhéré des générations de juifs, nous refusons énergiquement toute solidarité avec la politique actuelle d'Israël. »

Parmi les signataires il y avait, entre autres, le philosophe Vladimir Jankelevitch, le professeur de médecine Alexandre Minkovski, et l'historien Pierre Vidal Naquet.

En Israël même, le professeur Zimmerman, de l'Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l'histoire de l'hitlérisme écrit : « Il y a un secteur entier de la population juive que je définis sans hésitation comme une copie des nazis allemands. Regardez les enfants des colons juifs d'Hébron, ils ressemblent exactement à la jeunesse hitlérienne.

» Depuis leur enfance on les imprègne de l'idée que tout Arabe est mauvais, et que tous les non-juifs sont contre nous. On en fait des paranoïaques : ils se considèrent comme une race supérieure, exactement comme les jeunesses hitlériennes. Rehevan Ze'evi (ministre de 1990 à 1992 dans le gouvernement Shamir) demande l'expulsion ("transfert") de tous les Palestiniens des territoires. C'était le programme officiel du Parti nazi : l'expulsion de tous les juifs d'Allemagne. » ("Yerushalaïm", 28 avril 1995).

 

Niveau de la vulgarisation à l'école

 

L'étude du livre de Josué figurant au programme des écoles israéliennes de la classe de 4ème à celle de 8ème, un professeur de Tel Aviv, Tamarin, distribua un formulaire à 1 000 écoliers, disant : « Tu connais les extraits suivants du livre de Josué (VI, 20) : "Le peuple monta vers la ville (Jéricho) et s'en empara. Il tua ceux qui s'y trouvaient, hommes, femmes, enfants, vieillards, sans distinction aucune.. »

Répondez aux deux questions suivantes

a) A votre avis, Josué et les israélites ont ils bien agi ou non ?

b) Supposons que l'armée Israélienne occupe un village arabe pendant la guerre ; devrait elle, oui ou non, faire subir à ses habitants le sort que Josué a réservé aux habitants de Jéricho ? ». En 1972, pour avoir publié les résultats terrifiants de son enquête sur ce conditionnement des enfants (70% répondent : oui), le Professeur G. Tamarin fut chassé de l'Université de Tel Aviv.

Cette intoxication se poursuit au niveau des médias et de l'imagerie populaire : en janvier 1983, l'État d'Israël, après les massacres du Liban, a émis une série de 3 timbres "pour commémorer Josué." Le premier est consacré au passage du Jourdain. L'auteur de l'article consacré, à Tel Aviv, à cette émission, Sigismond Goren, commente : « Voilà qui rappelle la "méthode d'action directe" appliquée par les forces Israéliennes contemporaines entre autres au Sinaï en 1956, et sur trois fronts en 1967, mais innovée il y a 3 300 ans déjà par leur ancêtre biblique, puisque les Hébreux contournèrent le pays de Canaan pour attaquer par l'Est... »

 

Sur le second, consacré à la "prise de Jéricho", M. Goren rappelle l'extermination sacrée des habitants, épargnant seulement « Rahab, la prostituée, parce qu'elle avait accueilli et abrité ses émissaires secrets. »

Sur le troisième : Josué arrêtant le soleil pour terminer la bataille de Gabaon contre cinq rois cananéens, « dont selon le livre, les rois de Jérusalem et d'Hébron » ; l'auteur rappelle : « Les cinq monarques furent capturés... puis Josué les fit mourir et leurs cadavres furent suspendus à cinq arbres ». M. Goren conclut : « Israël, aujourd'hui doit affronter un ennemi non moins dangereux que les rois cananéens du passé. »

C'est ainsi que se fabrique les Ygal Amir, assassin de Rabin et les Baruch Goldstein, massacreur d'Hébron.

 

***

 

Le lobby sioniste

 

L'enseignement du meurtre et du mépris de l'autre se poursuit à l'étranger par les soins du lobby sioniste.

Par exemple, un autre produit américain de la propagande sioniste, un certain Daniel Jonah Goldhagen, inspiré par les mêmes "Bréviaires de la haine", attribue au peuple allemand tout entier les crimes des nazis, présentant, selon sa conception raciste, le peuple allemand comme une "nation de tueurs" dans son livre "Les bourreaux volontaires d'Hitler" (Ed. Seuil. 1997)

Au même moment "Nazigold", attribue au peuple suisse tout entier l'infamie de ses banques. Le prototype de cette démarche a été donné, en France, par Bernard Henri Levy, dans son livre : "L'idéologie française" (Ed. Grasset. 1981).

Selon lui, de Voltaire et la Révolution française, à Peguy et la tradition chrétienne, en effleurant même l'analyste juif de l'antisémitisme, Bernard Lazare, le "fascisme à la française" de Vichy n'est pas un accident de l'histoire et, comme le disait De Gaulle, « une écume ignoble à la surface d'un corps sain ». ("Mémoires" III, p. 442) ; c'est, dit Bernard Henri Levy, en s'appuyant sur la prose pétainiste : « la culture française... qui témoigne de notre antiquité dans l'abjection. » (p. 61) et qui fait de la France « la patrie du national socialisme. » (p. 125).

« Aujourd'hui, dit il (p. 149) les fascistes du monde entier ont les yeux fixés sur la France »

Cette France, représentée par Pétain et Brasillach considérés comme héritiers légitimes de notre passé, « je sais son visage d'ordure, la ménagerie de monstres qui y habitent. » conclut il (p. 293).

Il est significatif qu'au Procès de Papon, qui appartient à la phalange des "collabos" « l'on a fait surtout le procès de la France » écrit Alain Peyrefitte ("Figaro" du 4 décembre 1997) comme si Papon en était le représentant typique, au lieu de rappeler que « Vichy, n'était qu'un masque du pouvoir nazi et que le peuple de France a pris une part efficace à sa libération. » (id.) «une crise de masochisme national nous a atteints » (id.) «Est ce un hasard, écrit il encore, si la proportion des juifs disparus en déportation fut de 40 % en Belgique, de 75 % au Pays Bas mais de 25 % en France où ils furent mieux cachés et aidés ? » Est ce un hasard s'il fallut si peu de temps aux troupes débarquées en Normandie et à celles de Provence pour faire leur jonction, parce qu'elles étaient aidées par la population et la résistance, alors qu'il fallut un an pour conquérir la moitié de la botte de l'Italie ?

C'est là le contraire exact de ce que le Président Chirac déclare le 16 juillet 1995, reniant De Gaulle, sous la Présidence du Grand bin Sitruk : «La folie criminelle de l'occupant a été secondée par les Français et par l'État français.» Reconnaissant par là la légitimité de Vichy et la complicité de tout notre peuple. Le lendemain le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives en France) salue avec enthousiasme cet abaissement de la France : il exprime « une intense satisfaction de voir reconnaître par la plus haute autorité française la continuité de l'État français entre 1940 et 1944. » Le but était en effet atteint : si Vichy était un État légitime, De Gaulle était (comme le nommait Vichy) un "déserteur" et nous tous, les "résistants" à l'hitlérisme, étions des "terroristes".

Comme corollaire de ce mépris de tous les peuples (à l'exception des États-Unis dont ils sont les maîtres, tenant par exemple, sous la Présidence de Clinton, toutes les clés du pouvoir : le Ministère de la Défense, le Ministère des Affaires Étrangères, et les trois dirigeants de la C.I.A., les sionistes marquent à la fois leur altérité et leur supériorité.

Le rabbin Cohen souligne la « barrière de feu » « distinguant et séparant le juif de tous les autres. » ("Le Talmud" Ed. Payot 1983).

Le rabbin Eisenberg, dirigeant de l'émission israélite à la télévision du dimanche matin, écrit dans "Une histoire des juifs" (CAL 1979) : « 0n est d'autant plus homme que l'on est plus juif. » Et Elie Wiesel « Le juif est plus proche de l'humanité que n'importe qui d'autre. » ("Célébration talmudique") (Ed. Seuil 1990)

De quel côté est la "discrimination raciale" ?

Je ne veux entrer en aucune polémique théologique sur les lectures intégristes et littéralistes de la Bible, car je m'en tiens aux problèmes exclusivement politiques et n'aborde la théologie ou l'histoire que du point de vue de leur exploitation pour justifier une politique.

Je constate que cet exclusivisme a, de tous temps, été au service des nationalismes et des colonialismes, occidentaux et, aujourd'hui, des prétentions sionistes, c'est à dire de ceux qui, ayant remplacé le Dieu d'Israël par l'État d'Israël, ne se définissent que par rapport à lui en prétendant parler au nom de tous les juifs.

Déjà, en 1954, Ben Gourion déclarait clairement : « quand un juif parle de "notre" gouvernement, il entend le gouvernement d'Israël" et il précisait, au 23ème Congrès de l'Organisation sioniste mondiale, que l'obligation collective de toutes les organisations sionistes de diverses nations d'aider l'État juif en toute circonstance est inconditionnelle, même si une telle attitude entre en contradiction avec les autorités de leurs nations respectives. » ("Jerusalem Post" 17 avril 1952).

Cette consigne a été respectée, non par les juifs en général mais par les sionistes se rangeant "inconditionnellement" aux côtés d'Israël : au moment de l'invasion du Liban, en 1982, Elie Wiesel déclarait : « Comme juif je suis totalement solidaire de ce qui se passe en Israël et ce que fait Israël il le fait en mon nom aussi. » ("Paroles d'étranger". 1982)

En 1990, le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, déclarait à Jérusalem au Premier Ministre israélien Itzhac Shamir : « chaque juif français est un représentant d'Israël... Soyez assuré que chaque Juif en France est un défenseur de ce que vous défendez ».

(Source : Radio israélienne du lundi 9 juillet 1990).

Ce propos fut repris par "Le Monde" du 12 et du 13 juillet 1990 et par le quotidien de la Communauté juive de France : "Jour J", du jeudi 12 juillet 1990 où il ajoutait : « Il n'y a pas dans mon esprit la moindre idée d'une double allégeance ». On eût pu en effet s'y tromper !

L'une des incriminations portées contre moi comme preuve de "discrimination raciale" est l'emploi de l'expression "lobby sioniste" ou "lobby israélien". Son existence est ancienne car, sans être encore baptisée, elle possédait son statut dans la loi de la Knesset du 24 novembre 1952 sur «L'Organisation sioniste mondiale » qui en fait une sorte d'organe extérieur de l'État d'Israël.

Article 5 : « L'État d'Israël compte sur la participation de tous les juifs et de toutes les organisations juives à l'édification de l'État » ("Israel government yearbook", Jerusalem 1953 54 p. 243).

Aux États Unis ce lobby puissant est officiellement accrédité au Capitole. C'est l'AIPAC (American Israeli Public Affairs Commitee).

Un exemple de cette puissance : lorsque le Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, le Sénateur Fullbright, fit une enquête sur le lobby et qu'il la résuma à la chaîne de télévision CBC du 7 octobre 1973, disant : « Les Israéliens contrôlent la politique du Congrès et du Sénat », aux élections suivantes il perdit son siège de Sénateur.

En novembre 1976, Nahum Goldman, Président du Congrès juif mondial, vint à Washington voir le Président, et ses conseillers, Vance et Brzezinski. Il donna à l'Administration Carter ce conseil inattendu : « briser le lobby sioniste aux États Unis. »

(Source : Stern. New York. 24 avril 1978.)

Goldman, qui a consacré sa vie au sionisme, considérait le lobby comme une « force destructive » et « un obstacle majeur à la paix au Moyen Orient ».

Six ans plus tard, Cyrus Vance, l'un des interlocuteurs de cette rencontre, confirme les propos de Goldman : « Goldman nous a suggéré de briser le lobby, mais le Président et le Secrétaire d'État répondirent qu'ils n'en avaient pas le pouvoir. »

(Source : Interview de Cyrus Vance à Edward Tivnan : "The Lobby" Ed. Simon And Schuster. 1987 p. 123)

En France, le Général de Gaulle a seul osé déclaré « il existe en France un puissant lobby pro Israélien exerçant notamment son influence dans les milieux d'information. Cette affirmation, à l'époque, fit scandale. Elle contient pourtant une part de vérité qui est toujours d'actualité. »

(Source : Philippe Alexandre "Le préjugé israélien" Le "Parisien Libéré" du 28 février 1988)

En 1990, un ancien Ministre du Général, aujourd'hui Académicien, Mr. Peyrefitte écrit, lors de la guerre contre l'Irak : « Deux puissants groupes de pression poussent les États Unis au déclenchement du conflit, »

1 Le "lobby Israélien"... Les Juifs américains jouent dans le système médiatique d'outre Atlantique un rôle essentiel. Le compromis permanent entre le Président et le Congrès amène la Maison Blanche à tenir le plus grand compte de leurs instances.

2 Le "lobby des affaires"... en est venu à penser que la guerre pouvait relancer l'économie. Bienheureuse guerre qui ramènerait la prospérité en Amérique... »

(Source : Alain Peyrefitte : "Le Figaro" du 5 novembre 1990)

« Il est difficile de surestimer l'influence politique de l'American Israeli Public Affairs Committee (A.I.P.A.C.)... disposant d'un budget qui a quadruplé de 1982 à 1988 (1.600.000 dollars en 1982 ; 6.900.000 dollars en 1988)»

(Source : "Wall Street Journal" du 24 juin 1987)

En France les pressions s'exercent de manières moins officielles, mais aussi ouvertes et efficaces.

Nous les avons vues déjà faire plier Chirac.

Puis ce fut le tour de l'Église de France.

D'abord contre l'Abbé Pierre. Le 24 avril 1996 le Président de la LICRA faisait une déclaration publique sur l'Abbé Pierre :

« Abbé Pierre vous êtes membre de notre Comité d'honneur depuis 20 ans... Nous vous demandons de retirer publiquement votre caution au livre de Roger Garaudy ».

Le 30 avril le Bureau de la LICRA exclut l'Abbé Pierre « parce qu'il maintient son soutien à Roger Garaudy ».

L'on apprenait en effet, par la presse du même 30 avril 1996 (même dans "L'Humanité"!) : « Le Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Henri Hadjenberg, a demandé hier que la hiérarchie de l'Église de France prenne position sur le livre négationniste de Roger Garaudy et le soutien de plus en plus net que lui apporte l'Abbé Pierre»

L'Épiscopat s'incline aussitôt : M. Hadjenberg a prononcé son dicktat le 29 avril. Aussitôt est publié le texte de l'épiscopat qui « déplore l'engagement de l'Abbé Pierre aux côtés de Roger Garaudy ».

Mr. Hadjenberg se dit satisfait de la position de l'Église de France qui a "marginalisé" l'Abbé Pierre. Le même jour le Bureau de la "LICRA" exclut l'Abbé Pierre par ce qu'il « maintient son soutien à Roger Garaudy ».

Mais cela ne suffisait pas à la "LICRA" : il fallait que l'Église de France demandât "pardon" aux sionistes pour son attitude envers les juifs sous le régime de Vichy.

Il eut été normal que, non pas l'Église, avec ses milliers de chrétiens qui participèrent à la Résistance et protégèrent tant de résistants et de juifs contre l'occupant hitlérien, mais que l'Épiscopat se reconnut coupable d'avoir poussé les catholiques à la "collaboration".

Les évêques français ont suivi l'exemple des évêques allemands qui dans leur Lettre pastorale du 24 décembre 1936, appelaient les catholiques au soutien d'Hitler, disant unanimement : « Adolf Hitler s'est rendu compte à temps de l'avalanche du bolchevisme... Les évêques allemands considèrent comme leur devoir de soutenir le chef du Reich dans cette lutte ».

Le Pape publia le 17 mars 1937 l'Encyclique "Mit Brennender Sorge", condamnant le racisme, mais ne rompit pas avec le Concordat signé avec Hitler, si bien qu'en 1940, à la conférence des évêques allemands, à Fulda, l'épiscopat allemand unanime exhorta de nouveau à soutenir le Führer dans ce "dur combat".

L'épiscopat français suivit : « Bénissons Dieu de nous avoir donné ce chef » (Pétain) disait le Primat des Gaules le 20 décembre 1940, et le 24 juillet 1941, les cardinaux et archevêques (à l'exception du Cardinal Salièges, de Toulouse) publiaient une déclaration plus explicite d'appel à la collaboration : « nous encourageons nos fidèles à... collaborer sans crainte. » Fort heureusement des millions de catholiques ne répondirent pas à ces appels. Dans le journal clandestin "Défense de la France" du 5 juillet 1943, un prêtre de France écrivait : « Dans l'ensemble le clergé des paroisses a eu, depuis trois ans, les mêmes réactions honnêtes que toute la partie saine de la population... Ce contact direct avec le peuple de France a malheureusement fait défaut aux dignitaires de l'Église. C'est même, dans notre pays, un drame chronique que le haut clergé vive, pense et agisse complètement séparé du peuple qu'il a mission de conduire. »

Ce n'est pas seulement un drame français : en novembre 1946, dans le "Cosmopolitain Magazine" le Cardinal américain Spellman écrivait : « le communisme est une provocation à l'adresse de tous ceux qui croient en l'Amérique et en DIEU. » C'est lui qui ira dire aux troupes américaines du Vietnam : «Vous êtes les soldats de Dieu ! »

Pour en revenir à la France les actuels évêques n'avaient aucun droit de "demander pardon" au nom de "l'Église" : les curés et les catholiques non collaborateurs sont aussi l'Église. D'ailleurs nul, sauf la "LICRA", ne leur demandait ce "pardon", car tous les responsables étaient morts.

Mais, comme la hiérarchie d'hier sous l'occupation, les mêmes "dignitaires" s'inclinent devant le pouvoir nouveau devenu paradoxalement la "LICRA" qui dispose, depuis la loi de 1972, comme l'écrivait l'Abbé Pierre, « du pouvoir exorbitant de dire qui est antisémite et qui ne l'est pas. »

Cette nouvelle inquisition n'épargne pas l'Université : en décembre 1996, avait lieu dans un lycée (celui de Saint Ouen l'Aumône), avec l'appui de la "LICRA" et de ses satellites, ce que le Directeur des Editions Fayard, Mr Claude Durand, appelait « un petit autodafé ordinaire » ("