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LOUIS-FERDINAND CELINE

 

 

BAGATELLES POUR UN MASSACRE

 

[33] (p. 341-350)

[341] quartier!... On ne fera jamais mieux!... Vous voyez un peu du dehors... Mais alors à l'intérieur!... Un très grand tzar Pierre Ier!... un très grand tzar, Monsieur Céline!...

L'auto ralentissait encore... au pas... Nous avons eu tout le temps de parcourir toutes les rues... de bien visiter en détail... en détours l'ancien "Houqué"... Comme ça toujours en plaisantant... à propos des appareils dont se servait le tzar... pour mettre de l'animation dans les confidences... pour faire venir la confiance... l'affection.

-- De la confiance, Monsieur Céline!... de la confiance!...

Pourtant il fallait en finir... revenir à l'hôtel... Nous allions encore au théâtre avec Nathalie.

Il connaissait, Borodine, encore bien d'autres histoires, excellentes! des vraiment splendides anecdotes sur Pierre Ier... Nous étions devant notre porte... Il ne m'en voulait plus du tout... Nous ne pouvions plus nous quitter...

-- Allons! Allons! Montez me voir... sans faute! Tenez demain!... à l'Astoria!... Nous dînerons tous les trois avec Nathalie... dans ma chambre... sans façon... en camarades!... N'est-ce pas?... en camarades?... Je vous raconterai des aventures extraordinaires! des "faits"!... Seulement des "faits"! Sur la Chine! Et puis venez donc à Moscou... Là-bas, nous avons des choses encore beaucoup plus curieuses à regarder!... à vous montrer! Que je vous montrerai moi-même! ... Pourquoi rester à Leningrad ? ... Venez donc! ... Confiance!

-- Pourrai-je visiter le Kremlin?...

-- Tout ce que vous voudrez, Céline...

-- Vrai de vrai?...

-- Je crache!...

-- Les caves aussi ?...

-- Toutes les caves!...

Encore un bon sujet pour rire!... On en gigotait sur le trottoir... de drôlerie!...

-- Je peux emmener mon interprète?...

-- Mais certainement!... Bien sûr!... bien sûr!...

-- A fond? le Kremlin?...

-- A fond!...

-- Promis?...

-- Promis!...

-- Juste un mot par le téléphone! et je vous fais prendre!


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Ah! que penserez-vous... tout exagérément... Ce garçon exagère!... Voyons! Ces bolchéviques, ces "bombes entre les dents"... ne sont pas si désastreux!... Ils n'ont pas tout écrabouillé quand même!... tout réduit en poudre infâme!... Ah! Vous me prenez sur le vif!... Ah! La remarque est pertinente!... Ainsi tenez, leurs théâtres!... admirablement préservés!... très exact! beaucoup mieux que leurs musées!... qui présentent je ne sais quel aspect de brocante, de "saisie-warrant"... Mais leurs théâtres! en pleine splendeur!... Incomparables!... éblouissants!... L'intérieur surtout!... Les bâtiments, l'édifice... toujours un peu casernes... colosses... un peu "boches"... Mais l'intérieur! les salles! ... Quelles prestigieuses parures! Quel transport!... Le plus beau théâtre du monde? Mais le "Marinski"! sans conteste!... Aucune rivalité possible!... Lui seul vaut tout le voyage!... Il doit bien compter dans les deux mille places... C'est le genre du Grand-Gaumont... du Roxy... pour l'ampleur... Mais quel style!... Quelle admirable, unique réussite!... quel ravissement! ... Dans le genre mammouth... la perfection... léger... on ne peut mieux... du mammouth léger... aérien de grâce... décoré tout de bleu ciel, pastel filé d'argent... Autant de balcons, autant de cernes.. franges d'azur... en corbeilles... Le lustre, une nébuleuse d'étoiles... une pluie suspendue... cristallin... toute scintillante... Tout le parterre, tous les rangs en citronnier... résilles de branchages aux tons passés... bois tournés, velours sur pastel... un éparpillement de palette... une poésie dans les sièges!... Le miracle [343] même! Opéras de Paris, Milan, New-York, Londres!... délires de bains turcs!... pâtisseries dégorgées d'un Grangousier mort!... Ce serait comparer vraiment le Mont Saint-Michel au Sacré-Coeur, notre grand oriental lavabo... Pour vous convaincre, vous irez peut-être vous-mêmes à Leningrad... vérifier... (Réclame absolument gracieuse). Je pourrais encore avec un peu d'espace... Ce serait très facile... jaboter descriptivement... mais le temps?... Vous dépeindre de mon mieux... tant d'autres prodigieuses perspectives... évoquer dans la mesure de mes dons futiles, toute la majesté de ces impériales demeures... leur "baroque" aussi... leur cocasse... et d'autres châteaux... toujours plus grandioses... devant la mer... bien d'autres élans magnifiques de sculptures et de grâce... Et puis l'esplanade du Palais d'Hiver... Ce vélodrome pour éléphants... où l'on pourrait perdre, sans le savoir, deux brigades!... entre deux revues!... deux charges!... Et puis tout autour, en pourtour, tout un gratte-ciel écrasé, fainéant, couché, tout en éventail... à cent mille petits trous, lucarnes et pertuis... les Bureaux du Tzar.


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Je vous parle du "Marinski" avec un tel enthousiasme... Je vous vois venir... toujours suspicieux... J'avoue!... Minute!... Avec Nathalie, nous fûmes de toutes les soirées... Nous avons tout admiré, tout le répertoire... et la "Dame de Pique"... six fois... "Dame de Pique" mélodique vieille garce... Lutine sorcière, trumeau faisandé... Impératrice des âmes... "Pique"! attend au fond du coeur russe "Dame"! l'heure des fêtes du charnier... "Dame de Pique", messe inavouée, inavouable... charme de tous les meurtres... flamme sourde de massacre, mutine, au fond d'un monde en cendres... Un jour, la flamme timide remontera... jaillira plus haut!... si haut!... bien plus haut que le plus haut clocher d'or! ... La flamme en attente... vacille... grelotte... berce... toute la musique haletante... plus tendre... berce... le hasard... "Tré cartas!"... Trois suicides!... au jeu de la Reine dans les griffes de la momie... Trois suicides doucement montent de l'orchestre chaque soir... Dans les rouleaux d'énormes vagues brûlantes... du fond... qu'aucune police ne sait voir... Trois petits oiseaux de suicide s'envolent... trois âmes menues... si menues... que les vagues emportent furieuses... je vous dis... grondantes... mugissantes... du fond du monde... que la police ne voit pas... La vieille carne, corbeau de tous les âges... douairière tout en meurtres... en bigoudis... en falbalas... vaporeuse de guipures, en crève chaque soir... chantante... au bord de l'abîme... Tant de pourriture cascade... d'un corps si menu!... si frêle!... tant de choses!... dans un torrent [345] d'arpèges... étouffent l'auditoire... tous ces Russes... étranglent... "Tré cartas"!... Foule maudite!... Russes blêmes!... fourbes!... conjurés!... Que personne ne sorte!... Votre destin va s'abattre! Un soir! dans une trombe d'accords... Le fou là-haut va sortir votre carte... "Tré cartas"! L'officier au jeu de la Reine... Qui bouge?... Du vieil enfer... tous les démons en queues d'étoupe, bondissent, jaillissent, gigotent... toutes les joies, regrets, remords, s'étreignent, cabrioles de toutes les haines... de tous les gouffres il en surgit... Sarabande!... De l'orchestre tout en feu... toutes les âmes et les supplices arrachent les violons... Le malheur hante... canaille... rugit!... ouvre son antre... La vieille s'écroule... Elle n'a rien dit... la Dame de Pique avait tout à dire! ... Pouvait tout dire!... Pourtant elle ne pesait rien... moins qu'un flocon de laine... moins qu'un oiseau qui chavire... moins qu'une âme en peine... moins qu'un soupir du Destin... Son corps dans cette chute ne fit le moindre bruit... sur la scène immense, petit monstre fripé, tout en papillottes... La musique est plus lourde... bien plus lourde que ce petit froissement d'étoffes... Une feuille morte et jaunie, soyeuse.. s'abat tremblante sur le monde. Un sort.


[346]



Les "Soviets" de Leningrad occupent la loge du Tzar... Ouvriers dans le fond, en tenue du dimanche. Au premier rang, les Juifs à lunettes... quelques hirsutes... de la "tradition Bakounine"... Prisonniers vétérans politiques. Tous les Brichanteaux du Martyrologe. O la parodie périlleuse! ... Ce défi! ... Aux autres balcons, les provinciaux, tassés, massés... Ingénieurs.. bureaucrates... enfin les stakhanovistes... les plus bruyants, hauts de verbe, hystériques du Régime... par rangs entiers, fébriles... dopés... exhibitionnistes... pas très bien blairés, semble-t-il par les autres... spectateurs de la moyenne... Tous les balcons, tous les pourtours, parterres, parquet, bondés, compacts... de-ci, de-là, quelques groupes de petits Juifs genre étudiants, casquettes blanches à bandeau rouge... des petits Juifs français... sans doute une école politique... Voici pour la "Dame de Pique"... Mais la Danse?... Les Ballets Russes?... Les authentiques?... Leur plus grande gloire?... Autres vertiges!... Quel déploiement de décors!... de parures!... Quelle richesse aussi de talents!... Il faut tout dire!... Et quel nombre!... Une armée de "sujets"!... Rectifions! richesse de talents "moyens"!... mais quelle fougue! Quel brio de scène! Quelle vie!... insensée!... Troupe certainement fort bien nourrie. Je ne fis grâce à Nathalie d'aucune soirée de ces féeries... Nathalie, préférait à tout, la "Dame de Pique"... Chacun ses faiblesses, ses sortilèges... les miens dansent... Vive la danse!... Les "Fontaines de Batchichara"!... Quelle bataille!... Une mêlée... de démons! [347] ailés, emportés, jaillissants... de tous les portants vers les cintres... Et quel massacre! traversé d'éclairs et de tonnerres à faire crouler le théâtre!... 400 diables, voltigeurs, massacreurs. Pas un artiste qui ne prenne feu dans ce terrible brasier de musique, qui ne se consume tout entier dans cette démence des flammes! Pour les "Cygnes" mêmes prestigieux propos d'enchantement... avec toutes les grâces...

Cependant déclinante... beaucoup moins heureuse... une fièvre qui mijote... insipide... le repli vers la Raison... des grimaces... les "illusions perdues"... à d'énormes frais!... Nous sommes au navet! bien perdues!... Dans l'ensemble des "Saisons", beaucoup de fours en somme! déjà!... Répertoire terriblement jonché d'exorebitantes épaves... Que de débandades!... leur bilan est accablant!... Combien de directeurs fusillés ?... pour de vrai ?... Combien de capitaines ne sont pas revenus!... La faute ?... A tous! à personne!... la mienne!... la vôtre!... Ballet veut dire féerie. Voici le genre le plus ardent, le plus généreux, le plus humain de tout!... Qui l'ose ?... L'âme décline et se lasse... La verve n'est plus soutenue par une folie d'ensemble. Plus aucun créateur au coeur de tous ces poèmes... Comment les accabler ?... Ils sont partis vers la Raison... La Raison leur rend bien... Ils ne parlent plus que Raison... raisonnablement... brelan de cloches si fêlées... Les voici tout croulants de raison... Tant pis! ... Les catastrophes les plus irrémédiables, les plus infamantes ne sont pas celles où s'écroulent nos maisons, ce sont celles qui déciment nos féeries... Ils semblent condamnés les Russes auprès de leur Musique... reniés par leur passé... "mourants de soif auprès de la fontaine"... Leurs "succès"?... Il en faut Mordieu! pour peupler ces nefs gigantesques! et les places ne sont pas données!... Il s'en faut!... Alors?... Les vieux dadas! tout bêtement! Leurs "Carmen"... leurs "Manon"... leurs "Onéguine"... l'inévitable "Dame"... "Ruslan et Ludmila"... Mazeppa!... pire encore!... J'assure le triomphe, toutes les couronnes de la Russie, à l'audacieux manager qui remontera "Michel Strogoff" avec choeurs, soldats, grand orchestre, sur les scènes de Leningrad... Le Palais d'Hiver est à lui!

Revenons aux artistes?... Parmi les danseurs: deux sujets admirables... Lyrisme, haute technique, tragédie, de véritables poètes... Les femmes? d'excellentes ouvrières, bien douées... sans plus... une ballerine exceptée--Oulianova... Mais leurs ensembles? La divinité!... Des orgues du mouvement humain. Essaims de coryphées [348] à remplir tout le ciel... Leurs "Pas de quatre"? comètes frémissantes... Les sources miroitantes du Rêve... les abords du Mirage!... Toutes les soirées du Marinski! Quelles voluptés! deux et trois fois tous les programmes!... A la fin, j'y tenais plus. L'idée me reprit... l'obsession... Il me semblait que moi-même, malgré tout.. Ah! que l'orgueil est fielleux conseiller!... Comme il décuple, centuple toute sottise. Tenter ma chance?... Qui ne risque rien... Mes poèmes?... s'ils allaient eux, ces Russes, s'en éprendre?... Sait-on jamais?... Echec à Paris... peut-être succès en Russie... L'un de mes "ours"?... Les deux peut-être? Je donnerais mon âme en prime... Qu'on se hâte!... elle commence à m'échapper...

-- Nathalie, ma chère enfant, voulez-vous de ma part, téléphoner au Directeur?... s'il veut me recevoir?... m'entendre quelques minutes... J'ai tout un complot dans ma poche!


[349]

C'est moi l'empressé, le galant Ferdinand, le tourbillon des dames!


Jour conclu... présentation de mon poème au directeur. Ils étaient bien une trentaine dans cet immense salon... si je compte, clairsemés autour d'une table ovale... de prodigieuse ampleur... Artistes... musiciens... administrateurs... secrétaires... à m'attendre... Quel cadre!... impérial!... à la mesure!... salon fort bien préservé dans son jus Epoque Alexandre... pour nous "Tilsit"... Meubles parfaits d'acajou sombre... tentures poudreuses... naphtalinées... tapis pelés... à la trame... semis d'abeilles sur fond jonquille... Le directeur un Juif chafouin, parfaitement aimable et hostile... Son secrétaire politique... un bouffi tout en silence... tout en petites notes... hérissé de crayons... Compositeurs variés... quelques vieux virtuoses à "moumoutes", figurants muets de l'entrevue... hauts de caractères... des masques de "plein effet" par Dullin... à ma droite la Vaganova... fluette épargnée du grand cataclysme... sur la défensive... distante... suprême tenante d'une tradition qui flanche. Etoile blêmie, plâtrée, crispée, guettée... aux aguets...

Dans cette réunion, tout le monde s'épie... souriant... Après de brèves présentations... la parole m'est donnée...

Je me lance dans le récit d'emblée... la "Naissance d'une Fée"... Ils me comprennent tous parfaitement... mais aucun d'eux ne sourcille... parfaitement inertes, atones. Je fournis toute l'animation... Je suis remonté!... tout le spectacle!... je me donne!... Je mime... je me dépense à fond... comme je m'ébroue! volubile!... évoque [350] tant et plus! cavalcade!... Je me surpasse!... Je suis théâtre, orchestre, danseuses! tous les "ensembles" à la fois... moi tout seul!... Je fais l'oeuf!... je sautille, je jaillis hors de ma chaise!... Je personnifie toute la "Naissance d'une Fée"... Toute la joie, la tristesse, la mélancolie... Je suis partout!... j'imite les violons... l'orchestre... les vagues entraînantes... et voici les "adages"... Personne ne me retient, ils demeurent ces pétris, soudés à leur table, "jurés d'assises". Je me fends... développe... d'autres entrées!... les quadrilles!... Je rejaillis à l'autre bout... rebondis... cabri!... multiplié, tout en arabesques, à l'entour de ces énigmes!... Je m'échappe possédé! innombrable... m'élance encore... Ah! et puis net! stop!... cambré... tourbillonne!... enchaînant, repars... débouline... dans les méandres de l'intrigue... souligne au passage mille grâces du thème... en demi-pointes... en relevés .. Très bien!... deux arabesques!... Dans le fredonnement aérien d'une valse... encore deux "fouettés"... très en dehors... je m'évade... intrigue... me dérobe... volte!... viens... En attitude! je pique!... Sarabande... J'atterris en grande "cinquième"! à la portée du directeur... Je plonge... à l'assistance éblouie... grande révérence!...

Enfin je les ai "décidés"!... la glace est rompue!... Ces bonzes se dégèlent... Murmures!... approbations!... clameurs!... et l'on me complimente!... L'on me cajole!... L'on me fête!... Vidi! Vici! Vici! C'est très évident! ... Quel don! ... quel essor! ... L'esprit! ... L'envol!... Taglione!... Ils sont aux anges!... C'est visible! Mais tout brusquement tout se tait, tous se ratatinent... Le directeur, leur chafouin tape dans ses mains, commande le silence, il va parler...

"Cher Monsieur, tout ceci est fort plaisant évidemment, fort bien venu certes... et je vous félicite... Mais veuillez me relire encore... je vous prie... très lentement, certains passages... et puis tout le livret voulez-vous?..."

Ah! Il ne désirait pas mieux, que de monter un tel spectacle d'un auteur étranger... d'une telle importance!... Très désireux... Mais cependant pas tout à fait sur ce thème... Si je voulais bien tenir compte... D'après une autre poésie... moins désuète... moins frivole... moins "archaique"... une formule moins rêvasseuse... quelque structure plus réaliste, plus impétueuse... qui se prêterait bien davantage aux accords de musique moderne... aux ressources harmoniques du contre-ton... un peu brutale, voire violente... Les Russes raffolent de la violence. L'ignorais-je ?... Il leur en faut!... Ils l'exigent!... Quelques batailles!... de l'émeute!... pourquoi pas?...


Ce texte comporte les pages 341-350 du pamphlet de Louis-Ferdinand Céline, intitulé Bagatelles pour un massacre. Le "massacre", dans la pensée de l'auteur, est évidemment celui qu'il prévoit, en 1937, comme ce qui arriverait s'il éclatait une deuxième guerre mondiale.

Contrairement à la rumeur, les pamphlets ne sont pas interdit par des lois, des règlements ou des tribunaux. Ils n'ont pas été réédités par des maisons d'édition ayant pignon sur rue parce que l'auteur, revenu en France, voulait pouvoir vendre les livres qu'il écrivait alors pour gagner sa pitance. Cette mesure d'opportunité n'a plus lieu d'être après la disparition de l'auteur, en 1961. Personne n'a la droit de soustraire à la légitime curiosité des générations suivantes ce qui a été le noyau incandescent de la littérature française vers le milieu du vingtième siècle.

Le texte ici reproduit est celui d'une édition probablement pirate. Les détenteurs d'une éditions réellement authentique voudront bien nous signaler les éventuelles différences.

D'autres groupes de 10 pages suivront.

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