Totus

Notes de Des courtisans aux partisans,
de S.Thion et J.C.Pomonti, 1971,
1ère partie, ch. 9 à 11

1. Op. cit., p. 215 .
2. Khieu Samphân, op. cit., p. 53.
3. Op. cit., p. 175.
4. Voir en annexe, p. 329.
5. Op.cit., p.244-246
6. Voir le récit de l'affaire par Ton That Thien dans la Far Eastern Economic Review du 7 mai 1970. Le pot aux roses aurait été découvert grâce à l'obligeance du général Nguyên Cao Ky.
7. "Une crise politique dénouée en cinq mois", Etudes cambodgiennes, avril-juin 1967, n· 10, p. 4.
8. Etudes cambodgiennes, 19681 n· 15, p, 40.
9. Daniel Roy, art. cit.
10. Pour une analyse de ce type de problème, voir Robert Jaulin, La paille blanche, introduction à l'ethnocide, Paris, Le Seuil, 1970, 424 p.

Ce n'est pas sans une ironie amère que l'on peut citer le texte suivant du général Lon Nol alors président du conseil par intérim, et plus tard grand responsable des massacres de Viêtnamiens: "Il est tragique de constater le peu d'intérêt que le monde accorde à ce problème de l'ethnocide auquel se livrent certains pays sur des minorités isolées trop faibles pour se défendre, sans voix pour clamer leur détresse. Nous ne devons pas oublier cette honte pour l'humanité entière qu'est l'élimination culturelle aussi bien que physique de millions d'hommes ayant, à des degrés divers, participé à son évolution et, en tout cas, pouvant concourir à son enrichissement... Il n'existe pas chez nous de citoyens de seconde zone auxquels sont imposées des mesures discriminatoires visant leurs croyances, leurs coutumes et leur existence même..." (Message à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, le 21 mars 1969, in Etudes cambodgiennes, n· 17,1969, p. 9.)
11. Il faut, sous la démagogie du geste, reconnaître aussi là une tradition ancienne et toujours forte en Asie, selon laquelle on ne vient pas en visite sans cadeau. La tradition s'impose avec plus de force encore aux grands personnages.
12. Réalités cambodgiennes, 2 mai 1969.
13. Voir, par exemple, l'article de Jacques Decornoy, daté de Phnom Penh, "Phnom Penh n'a pu totalement ramener le calme dans les provinces ni arrêter l'agitation urbaine, Le Monde du 2 février 1968, ou la dépêche de l'A. P. "La recrudescence de l'activité des "Khmers rouges" inquiète les autorités de Phnom Penh", Le Monde du 11 décembre 1968.
14. En dépit des campagnes de pacification successives l'activité des "Khmers rouges" est en progrès", Le Monde du 20 novembre 1969. (Correspondance datée de Phnom Penh.)
15. Ce sont les conséquences de cette différence que prévoyait déjà Philippe Preschez: "La corruption est un agent de démoralisation Elle diminue la conscience civique des fonctionnaires et les rend plus vulnérables aux tentations de l'étranger. D'autre part, elle peut conduire à la longue le petit peuple honnête et fidèle à prêter une oreille complaisante à ceux qui lui disent que dans une démocratie populaire, la prévarication n'existe pas. Au Nord Viêt-Nam, l'honnêteté de l'administration est obtenue par la propagande et par la terreur (peine de mort). Il n'en reste pas moins que le risque est de voir se former dans les esprits au Cambodge une sorte d'équation: communisme égale honnêteté." (La Démocratie cambodgienne, p. 110).
16. Le Monde du 6 mai 1970.
17. Voir, par exemple, Cochin China, Cambodian Territory, Représentation permanente du Cambodge auprès des Nations Unies, New York s.d. (vers 1958), où l'on parle des "droits inaliénables" que le Cambodge possède sur certaines parties du territoire viêtnamien.
18. Robert Shaplen, op. cit., p. 310.
19. Ces pressions allèrent du ralentissement de l'aide économique aux camouflets les plus soigneusement calculés. En février 1956, au cours d'une visite officielle à Manille, Sihanouk faillit tomber dans un véritable guets-apens diplomatique dont le but était de le faire adhérer au pacte occidental. Il réagit en attaquant vivement Foster Dulles. Tous ces événements sont passes en revue par Wilfred Burchett, En remontant le Mékong, chapitre 12, "O. T. A. S. E. ou neutralité".
20. Ces problèmes ont été franchement abordés par les révolutionnaires viêtnamiens ainsi qu'en témoigne ce communiqué du G. R. P., daté du 14 juillet 1969: "Le conseil des ministres du gouvernement révolutionnaire provisoire du Viêt-Nam du Sud invite instamment les autorités administratives à tous les échelons, ainsi que les forces armées et la population du Viêt-Nam du Sud, à mieux appliquer sa politique à l'égard du Cambodge et à exécuter correctement ses directives concernant les relations aux frontières." (Le Monde du 23 juillet 1969).
21. Voir la conférence de presse du prince Sihanouk au sujet de la reprise des relations diplomatiques avec Washington, en annexe p. 325.
22. Dépêche A. F. P., Le Monde du 8 août 1969.
23. Le 13 décembre 1968, le prince avait déjà exposé, lors d'une réunion de travail les graves difficultés économiques du pays: baisse de la production rizicole, échec de la politique de colonisation des "terres vierges, déséquilibre de la balance commerciale et "tarissement des aides étrangères". Réclamant une politique d'austérité plus stricte et une production plus dynamique, il avait évoqué l'éventualité d'une coopération avec les organismes financiers internationaux, afin de trouver, dit-il, "un sang nouveau". (Cf. Le Monde du 24 décembre 1968). Au Congrès national de la fin décembre, il fut plus explicite: "Le pays doit s'insérer dans le circuit de la coopération internationale", faute de quoi l'isolationnisme entraînera la stagnation L'aide du "monde socialiste" était critiquée pour son insuffisance, car "la résistance énergique du Sangkum à la subversion ct à la rébellion communistes rendait illusoire tout espoir d'un appui sérieux de ce camp à notre économie". (Voir Réalités cambodgiennes du 10 janvier 1969).
24. Norodom Sihanouk nous dit, 12 mars 1970.
25. Après le Viêt-Nam, que sera notre sort? (2· trimestre 1970). Voici la conclusion de l'article: "En principe, après la disparition de Mao-Tsé-Toung, ce sera Lin Piao qui assumera les destinées de la Chine. On le surnomme parfois, "le Napoléon chinois", à mon avis c'est une erreur. Ce vieux soldat n'a pas la vocation impériale, et si l'innocence de Chou-En-Lai demeure prépondérante, on peut raisonnablement penser que la Chine accomplira son rêve de communisation sans qu'il nous en coûte trop de sang et de larmes. Nous demeurerons des Etats nationaux, mais évidemment nous ne serons plus nous-mêmes. Des Tchécoslovaquie de l'Asie."
26. Le texte de cette déclaration est en annexe, p. 346.
27. Eloge du colonialisme, p. 28.
28. Le Monde du 20 mars 1970.


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