Totus

Notes de Des courtisans aux partisans,
de S.Thion et J.C.Pomonti, 1971
2e partie, ch. 6 à 8

1. Alors que Sihanouk avait coutume de se comparer aux grands rois bâtisseurs de la période angkorienne, ses détracteurs, après le coup d'Etat, l'assimilent aux rois décadents et fainéants de la période de Lovek qui ne purent s'opposer aux empiétements progressifs des Siamois et des Vietnamiens, ouvrant ainsi la voie au protectorat français. Voir un exemple avec le "manifeste des intellectuels", en annexe, p. 335.
2. "Ce soir, des unités américaines et sud-viêtnamiennes attaqueront le quartier général de toutes les opérations militaires communistes contre le Sud Viêt-Nam", dit Nixon dans son discours du 30 avril 1970.
3. Il avait déjà visité le maquis en 1965 comme journaliste pour Gamma visite qu'il a racontée dans Relatos de Viet Nam del Sur, La Havane, Ed. Politica, 1966 176 p.
4. 25 mai 1970, p. 11.
5. Quand ils étaient survolés par la chasse américaine, les militaires cambodgiens n'osaient pas tirer, ou visaient à côté, de peur des représailles. De 1964 à 1970, le gouvernement khmer a dénombré, et parfois dénoncé plus de sept mille violations de son territoire, qui ont fait plusieurs centaines de morts. Voir à ce sujet les témoignages du commandant Kouroudeth (chef du 2 e Bureau khmer) dans Tribunal Russell, Le jugement de Stockholm, p. 245-251 et Le jugement final, p. 242-248. (Paris, Gallimard, 1967 et 1968.)
6. Le Monde du 25 août 1970.
7. En annonçant, dans une deuxième conférence de presse, le 8 avril que des troupes américaines se sont déjà retirées et que l'enjeu de l'intervention américaine, limitée au 30 juin 1970, est le quartier général du commandement viêtcong, le président Nixon réduit les effets sur l'opinion publique américaine de l'intervention au Cambodge. Le public américain est surtout sensible aux développements les plus spectaculaires du conflit: il s'est, par exemple, bien moins indigné des bombardements de l'Indochine selon des méthodes pourtant des plus odieuses, que de la destruction d'une ville comme Hué. L'intervention au Cambodge a pris un peu l'allure, pour les radicaux américains, d'un pétard mouillé.
8. Elle réunissait l'Indonésie, le Japon, la Malaisie, La Nouvelle-Zélande, l'Australie, les Philippines, la Corée du Sud, le Viêt-Nam du Sud, la Thaïlande, le Laos et Singapour.
9. Article cité, Le Monde diplomatique.
10. Le Monde du 3 juin 1970.
11. Ces mercenaires sont environ une dizaine de milliers. On les appelle souvent les "frappeurs". Un bon nombre d'entre eux étaient des bandits frontaliers spécialisés dans la contrebande, passée depuis sous le contrôle du F. N. L. Dans le Delta ou sur les frontières, les atrocités commises par ces troupes irrégulières, que Saigon ne contrôle même pas, leur ont taillé lime sinistre réputation. L'un de ces mouvements de mercenaires tour à tour au service des Français, de la secte Hoa-hao contre Ngô Dini Diêm de la C. I. A. et, enfin, du régime de Phnom Penh après le coup du 18 mars est le groupe des Khmers du Kampuchéa Krom (K. K. K.) dont le chef Kim Keth, un bandit de grand chemin, a servi comme chauffeur à l'ambassade des Etats-Unis à Phnom Penh pendant plusieurs années .
12. Cambodia: May 1970, p. 812.
13. Secte syncrétiste, très vivace dans le Delta, dont le Saint-Siège se trouve à Tay-Ninh.
14. Dans un "livre blanc", publié en septembre 1970 par le gouvernement Lon Nol, il est dit qu'aucun accord écrit n'autorisait les troupes nord-viêtnamiennes ou viêtcong à disposer de bases militaires au Cambodge. Des textes sont cités à l'appui. Phnom Penh rappelle que le 12 mars 1970, la veille de l'ultimatum adressé au G. R. P. pour que ses troupes évacuent le pays, tous les accords de commerce et de crédit avaient été rompus par Phnom Penh. Cette thèse est discutée par la C. I. A. qui, dans un rapport, estime que le général Lon Nol a lui-même participé à ces négociations. D'un autre côté, l'absence d'un accord écrit ne signifie pas celle d'accords verbaux. Cf. "Reds were not allowed to use Khmer bases", par Arthur J. Dommen, The Bangkok Post, du 14 septembre 1970, ainsi que Le Monde du 3 juin 1970.


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