1. La proportion semble aujourd'hui augrnenter du fait de l'immigration, fortement anglophone. Mais le phénomène est très instable.
2. Ils peuvent prendre les wagons "blancs" dans les trains de banlieue, mais sur les longs parcours, un compartiment leur est toutefois réservé à l'extrémité d'un wagon "blanc", près des wagons "non blancs".
3. Un mémorandum du
Transvaal Indian congress (février 1963) estime que près
de 80% des Indiens du Transvaal sont menacés d'éviction. Le
S.A.I.R.R. estime à la même époque que, sur les 23.000
Indiens de Durban, 100.000 ont été touchés par les
décrets et que 60.000 autres sont dans l'expectative.
4. Les pertes de valeur des propriétés sont considérables; ainsi dans le cas suivant qui, sans être absolument général, n'en est pas moins significatif: une maison est mise en vente après décès à Cato Manor. Le Development board de la ville n'exercant pas son droit de préemption la mise en vente s'effectue à 5288 rands alors que la valeur réelle est estimée à 7.000 rands. La vente, réservée aux Européens, s'effectue à50 rands. Le Board doit payer 80% de la différence mais la perte réelle se monte à 2.760 rands par rapport à la valeur marchande.
5. En 1963, sur les 12000
membres des onzes principales organisations scientifiques, huit seulement
n'étaient pas blancs (Rand Daily Mail, 25 février 1963).
6. P. Van den Berghe (1965,
p.299) donne un tableau des dépenses publiques annuelles par élève
en rands:
- XX
- DEPENSES PUBLIQUES PAR ELEVE
7. C'est ce que Walker (1957, p.756)
appelle "être expédié à Backofbeyondfontein
dans le Neverneverland", c'est-à-dire notre "douar d'origine"
8. Les implications quotidiennes
du système des passes sont illustrées par Rubln; voir aussi
S.A.I.R.R., F.P. 7, passim. Sur l'histoire des trouble politiques
qu'il a suscités, voir Roux (1964).
9. Proclamations 276, 2753
(1952), 198 et 2017 (1953).
10.Le fouet est une punition
légale qui semble avoir une grande faveur auprès des ministres
nationalistes de la Justice, en particulier Charles Swart sous qui, de 1948
à 1956, le nombre de coups de fouet distribués pénalement
chaque année passe de 2.6000 à 78.000.
11. Proclamation n. 52
(1958), amendée
12. Lois n· 39 (1961),
76 et 93 (1962), 37 (1963).
13. Le ban,
ou "bannissement" est un ordre individuel qui détermine
soit un lieu et un horaire fixe de résidence, soit l'interdiction
de pénétrer dans certains lieux (immeuble, usine, région,
ville, hôpital, etc.) soit d'appartenir à certaines organisations,
soit encore de rencontrer certains types de personnes ("réputées",
journalistes, syndicalistes ou autres). La portee de ces ordres est en général
de cinq ans. Les écrits ou les paroles des personnes "bannies"ne
peuvent être reproduites d'aucune façon à l'intérieur
du pays. Le nombre de personnes actuellement bannies atteint peut-être
le millier. On remarquera que la souplesse de ce type de mesure est pratiquement
sans limites car nimporte quelle activité peut être partiellement
ou totalement interdite à un individu donné.
14. C'est au début
des années soixante que la torture a fait son apparition dans l'arsenal
de la répression policière, en particulier celle qui est due
à la Special Branch, la police politique. La torture
n'est pas légale mais de nombreux témoignages sur son utilisation
sont parvenus à l'étranger (Cf. Comité,
1963): baignoire, électricité, "statue", etc sont
devenus des pratiques couramment liées à la répression
politique. On connaît plusieurs cas de suicide dans les prisons. Quelques
policiers, convaincus de tortures, se sont vu infliger des peines légères,
mais les autorités rejettent en bloc l'imputation.
15. Dont plus d'une centaine
de chasseurs-bombardiers à réaction (Vampire, Salore, Buccaneer,
MirageIII), et un grand nombre d'hélicoptères français
pour une bonne part (Alouette).
16. Le professeur Le Roux,
vice-président du Conseil pour la Recherche scientifique et industrielle,
déclarait à la presse: "Ces gaz empoisonnenr dix fois
mieux que toute autre substance que vous pourriez nommer les plus dangereux
n'ont pas d'odeur et peuvent être répandus en aérosols
comme un insecticide." (The Times, 8 novembre 1963). On a parlé
de tabun et de soman.
17. Voir Press
Digest, n. 43 (1966). Comme pour confirmer notre analyse, le Tramvaler
écrivait: "Bien sûr, le communisme nest pas la seule idéologie
qui présente une menace pour la survivance de la République
des Blancs. Il y en a d'autres. On peut donc se poser sérieusement
la question de savoir si le ministre Bocha ne devrait pas élargir
encore l'éventail de l'entraînement spirituel des forces de
défense, pour que l'on puisse étudier aussi ces autres dangers.
Ceci aussi influencerait favorablement les forces de défense. Parmi
les menaces auxquelles on devrait accorder l'attention nécessaire
se trouve le libéralisme américain." (4 novembre 1966.)
18. Avec l'ouverture des
mines d'or de l'Etat dOrange, l'Anglo American avait fait un essai
de stabilisation de la main-d'oeuvre minière africaine: les mineurs,
payés au mois, pouvaient résider avec leur famille dans un
ensemble d'habitats prévus à cet effet. Le gouvernement nationaliste
mit rapidement un terme à cette expérience.
19. Le docteur Verwoerd,
dans sa présentation du Livre blanc devant le Parlement, en donne
un bel exemple: "Une certaine digue, sous ancien système, aurait
coûté au Fonds [d'investissement] entre 12.000 et 16.000 rands,
et si quelque chose casse, les Bantous en informent simplement l'Etat: "venez
et réparez votre digue." Sous le nouveau système, en
faisant construire la digue par les autorités bantoues, avec notre
assistance cela coûte entre 1.300 et 1.500 rands et la digue est acceptée
comme sienne par la tribu."(Sequel..., p.10-11.) L'efficacité
de ce genre de procédure n'a pas été démontrée
après l'introduction, souvent difficultueuse, des Autorites bantoues.
20. 41.000k m2, 150 sur 450 km,
1,6 million d'habitants parlant presque tous le xhosa.
21. La position économique
de l'Afrique du Sud lui permet de conserver sur le plan international des
relations précieuses avec les principaux pays occidentaux. Les condamnations
répétées dont elle est l'objet aux Nations Umes, son
exclusion de plusieurs collectivités internationales n'ont guère
eu d effets pratiques. L'hostilité que lui manifeste l'opinion
publique internationale est un élément qui, sans aucun doute,
entre en ligne de compte dans la formulation et l'évolution de la
politique intérieure, mais il reste sans commune mesure avec les
obstacles concrets qui sont situés, eux, dans la structure même
du système sud-africain.
22. C'est là le
premier signe important qui manifeste le remplacement de Verwoerd par Vorster.
Comme toujours depuis 1948, le successeur est désigné par
les extrémistes, mais la politique menée après l'accession
au pouvoir esr beaucoup plus souple er empirique que les positions doctrinaires
passées ne le laissaient prévoir, provoquant par là
la formation d'une nouvelle aile extrémiste. cest, somme toute, ce
qu exprimait un commenrateur du Rand Daily Mail, en qualifiant
-- sans rire -- la politique de J. Vorster de "granit flexible"
(24 février 1967).